NEWS FROM PALESTINE: THE MESSENGER REFUSES TO BE KILLED

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(Une version française suit en dessous)

The Israeli government has bombed the headquarters of Associated Press and Al Jazeera in Gaza, trying to limit messages from the Palestinian people to describe their suffering.

But the messenger refuses to be killed.  Here are some of the messages I have received from people in Palestine.

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It’s been two weeks since we have all been witness to what is happening in the Sheikh Jarrah neighborhood in East Jerusalem. News agencies have been covering the news and the violence of the Israeli settlers and army there. Tens of Palestinian activists were arrested, rubber bullets and tear gas was harshly used. Why all this? Because Palestinians are demonstrating in response to the eviction (ethnic cleansing) of 28 families from their homes in order to establish a new illegal settlement. The Nakbah, (the catastrophe that started in 1948) continues until this day.

This violence has not stopped since then and has intensified since the Israeli military occupation of East Jerusalem, the West Bank and Gaza in 1967. Palestinians have been severely oppressed by the direct Israeli military occupation, home demolition policy, land confiscation, administrative detention, restrictions of movement, abuse of natural resources and denial of freedom to worshiping for Palestinian Christians and Muslims in Jerusalem. Those acts have only been condemned by the International community which have never taken any steps to put Israel accountable for the oppression.

We at Holy Land Trust believe that as Palestinians we have to shape a future vision to see lasting and just peace in the Holy Land grounded by honoring the dignity and rights of all peoples through nonviolence, to resist the Israeli oppression and occupation in East Jerusalem, the West Bank and Gaza.

We truly believe that violence only brings violence and hatred, and we cannot stop the circle of violence without healing our inherited traumas and fears, as well as raising awareness within the Israeli community about the daily acts of the Israeli settlers and army in the occupied territories, and create advocacy and solidarity to push Israel to end its bitter occupation of people and lands.

Jerusalem is a sacred city to all the monotheistic religions that can symbolize peace, harmony, acceptance of the other, and a space where everyone must enjoy freedom to worship.

We at Holy Land Trust highly condemn all acts of violence towards Palestinian Christian and Muslim worshippers in Jerusalem, and all kinds of violence implemented by the settlers against the innocent people of Sheikh Jarrah.

We kindly ask all of our friends around the globe to put pressure on their governments to stop Israel and its Apartheid system in Palestine, and to work together towards building a safe future to the coming generations in this land that we all call HOLY!

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The last barbaric act of Israel is killing an entire family is Shati’ Refugee camp, one of the most overcrowded in Gaza and a home for 103,000 people living in an area 0.7 square kilometres. Children and  women killed as they’re sleeping. Paramedic told Al-Jazeera they are trying to save as many parts as possible from these bodies so they can be buried. In this picture, only a two-month baby Omar survived. This is a massacre of defenceless population. Please act, protest, share the message, write to your local elected parliamentarian demand to stop this unprecedented aggression on young community of refugee children and women in Gaza. #GazaUnderAttack

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In Gaza, it is challenging for parents to provide security and safety for their young children, because they themselves are feeling unsafe, unsecured and in a state of trauma. My sister, Alaa, a mother and caregiver for two little children said “As bombs continue to fall, my little one who is barely speaking cannot stop saying: Mama khaf Mama khaf (Mum I’m frightened, Mum I am frightened)

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Today I spoke with my family in Gaza. All of them are ready to be the target of death. They said to me that last night was a terrifying and horrible experience for them, unimaginable. My sisters said it was like the sky rained with showers of bombs. Tonight, my sisters and mom are wearing several layers of clothing so they are completely covered. They are holding their small hand bags. They told me, if we die we need to die with our bodies covered.

My heart beats fast. In that moment I was silent. I don’t know what to say to them. I hear their tone of voice is the true horror of what they feel. Now the bombing is being repeated in northern Gaza where my family and friends live. Pray for them

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NOUVELLES DE PALESTINE: LES MESSAGES PASSENT MALGRE TOUT

Le gouvernement israélien a bombardé le siège d’Associated Press et d’Al Jazeera à Gaza , essayant de limiter les messages du peuple palestinien pour décrire ses souffrances.

Mais les messages passent malgré tout. Voici quelques-uns des messages que j’ai reçus de quelques personnes en Palestine.

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“Cela fait deux semaines que nous sommes témoins de ce qui se passe dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est. Les agences de presse ont couvert les informations de la violence des colons israéliens et de l’armée là-bas. Des dizaines d’activistes palestiniens ont été arrêtés, des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes ont été durement utilisés. Pourquoi tout ça? Parce que le peuple Palestinien manifeste en réponse à l’expulsion (nettoyage ethnique) de 28 familles de leur maison afin d’établir une nouvelle colonie illégale. La Nakbah, (la catastrophe qui a commencé en 1948) se poursuit jusqu’à ce jour.

Cette violence n’a pas cessé depuis lors et s’est intensifiée depuis l’occupation militaire israélienne de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de Gaza en 1967. Les Palestiniens ont été sévèrement opprimés par l’occupation militaire israélienne directe, la politique de démolition de maisons, la confiscation des terres, la détention administrative, les restrictions de déplacement, l’abus des ressources naturelles et le déni de la liberté de culte pour les chrétiens et musulmans palestiniens à Jérusalem. Ces actes ont été condamnés par la communauté internationale, mais les mesures pour rendre Israël responsable de l’oppression n’ont jamais été prises.

À Holy Land Trust, nous pensons qu’en tant que Palestiniens, nous devons façonner une vision future pour voir une paix durable et juste en Terre Sainte fondée sur le respect de la dignité et des droits de tous les peuples par la non-violence, pour résister à l’oppression et à l’occupation israéliennes à Jérusalem-Est, en Cisjordanie et à Gaza.

Nous croyons sincèrement que la violence n’apporte que violence et haine, et nous ne pouvons pas arrêter le cercle de violence sans guérir nos traumatismes et nos peurs hérités, ainsi que sensibiliser la communauté israélienne aux actes quotidiens des colons et de l’armée israéliens dans les territoires occupés. Et créer ainsi un plaidoyer et une solidarité pour pousser Israël à mettre fin à son amère occupation des peuples et des terres.

Jérusalem est une ville sacrée pour toutes les religions monothéistes qui peuvent symboliser la paix, l’harmonie, l’acceptation de l’autre, et un espace où chacun doit jouir de la liberté de culte.

À Holy Land Trust, nous condamnons vivement tous les actes de violence envers les fidèles chrétiens et musulmans palestiniens à Jérusalem, ainsi que toutes les formes de violence mises en œuvre par les colons contre le peuple innocent de Sheikh Jarrah.

Nous demandons à tous nos amis du monde entier de faire pression sur leurs gouvernements pour qu’ils arrêtent Israël et son système d’apartheid en Palestine, et de travailler ensemble pour construire un avenir sûr pour les générations à venir dans cette terre que nous appelons tous SAINTE! ”

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“Le dernier acte barbare d’Israël tue une famille entière dans le camp de réfugiés de Shati’, l’un des plus surpeuplés de Gaza où 103 000 personnes vivent sur une superficie de 0,7 km2. Des enfants et des femmes ont été tués pendant leur sommeil. Les ambulanciers paramédicaux ont déclaré à Al-Jazeera qu’ils essayaient de sauver autant de morceaux” possible de ces corps afin qu’ils puissent être enterrés. Sur cette photo, seul un bébé de deux mois, Omar, a survécu. C’est un massacre de population sans défense. S’il vous plaît, agissez, protestez, partagez le message, écrivez à votre parlementaire élu local pour demander l’arrêt de cette agression sans précédent contre la jeune communauté d’enfants et de femmes réfugiés à Gaza. #GazaUnderAttack ”

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“À Gaza, il est difficile pour les parents d’assurer la sécurité et la sûreté de leurs jeunes enfants, car ils se sentent eux-mêmes en danger, sans sécurité et en état de traumatisme. Ma sœur, Alaa, mère et soignante de deux petits enfants a dit: “Alors que les bombes continuent de tomber, mon petit qui parle à peine ne peut pas s’arrêter de dire: Mama khaf Mama khaf (Maman j’ai peur, maman j’ai peur).”

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“Aujourd’hui, j’ai parlé avec ma famille à Gaza. Tous sont prêts à être la cible de la mort. Ils m’ont dit que la nuit dernière était pour eux une expérience terrifiante et horrible, inimaginable. Mes sœurs ont dit que c’était comme si le ciel pleuvait avec des averses de bombes. Ce soir, mes sœurs et ma mère portent plusieurs couches de vêtements, donc elles sont complètement couvertes. Ils tiennent leurs petits sacs à main. Ils m’ont dit que si nous mourons, nous devons mourir avec nos corps couverts.

Mon coeur bat rapidement. A cet instant, je me suis tu. Je ne sais pas quoi leur dire. J’entends que le ton de leur voix est la véritable horreur de ce qu’ils ressentent. Aujourd’hui, les bombardements se répètent dans le nord de Gaza, où vivent ma famille et mes amis. Priez pour eux.”

LISTEN TO THE WOMEN

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(Une version française suit en dessous)

It’s been difficult this year to find positive news for the blog. One thing is for certain: that we need radical change in the world.

This month, however, the women of the world give us reason to hope for the future, as we see from the CPNN bulletin. Around the world millions of women risked the covid pandemic and took to the streets to demand radical change.

Here were some of the demands and slogans on the signs they held.

ABORTO LEGAL
HUELGA FEMINISTA
REBEL WITH A CAUSE
She is not half-world. She is the whole world.
#NeverAgain to a fascist dictatorship
#ME TOO

The following interview tells us where the change will come from. It was recorded by Alcinda Honwana with Quitéria Guirengane, a Mozambican female activist and the President of the Mozambican Young Women Leaders’ Network.

“There are many youth groups and associations, formal and informal, fighting for what they believe is a better and fair society. For me, it was important to establish closer links with those other groups or individuals, especially at district level. This led me to create the Young Women Leaders’ Network, an informal network that brings together young women from different backgrounds from all over the country; we are currently building a database of young female leaders from different fields – activists, artists, community organizers, entrepreneurs, scholars, athletes and the like . . .

“I am a member of various Pan-African networks and organizations such as: the Pan-African Youth Forum for the Promotion of a Culture of Peace in Africa; the Southern Africa Platform for Young Women Leaders; the African Network for the Right to Protest; and the Solidarity Network for Political Prisoners in Africa; and the Global Network of Young Women Leaders. Through these various continental and international networks, I have learned that well-structured continental-wide action can be very effective, when it engages the right players, defends coherent messages, values community knowledge, and stands-up for fair causes. . . .

“We keep close links with our counterparts in other African countries, such as Angola, DRC, Tunisia, South Africa, and Zimbabwe. . . .

“Despite the lack of support, young Africans continue to fight. Bobi Wine continues to fight; the Angolan activists, even after spending months in prison, remain active, as do the Mozambican activists who are routinely intimidated and attacked by the authorities. I have a lot of hope in our Pan-African networks such as Afrikiki Mwinda and others.

“Change will come from within, from us. The revolution will have to be done by the African activists, by ourselves, without waiting for the support of the international community, and beyond our corrupt national institutions. All this time, we have been playing by the rules, constituting ourselves in formal organizations, getting all the permissions to protest peacefully, running for elections and putting across our ideas; but the rules of the game, as established, are fundamentally flawed and unjust.

“Every time we played by their rules, we have been duped, side-lined, maimed and sometimes killed. We are getting tired and we are saying enough! The world should not be surprised if one day young people resolve to take power by force, with violence.”

We’ve said it before and we say it again: Listen to the women !

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ÉCOUTER LES FEMMES

Il a été difficile cette année de trouver des nouvelles positives pour le blog. Une chose est sûre: nous avons besoin d’un changement radical dans le monde.

Ce mois-ci, cependant, les femmes du monde nous donnent des raisons d’espérer pour l’avenir, comme nous le voyons dans le bulletin de CPNN. Partout dans le monde, des millions de femmes ont risqué la pandémie de covid et sont descendues dans la rue pour exiger un changement radical.

Voici quelques-unes des demandes et des slogans sur les pancartes qu’elles tenaient.

ABORTO LEGAL
HUELGA FEMINISTA
REBEL WITH A CAUSE
She is not half-world. She is the whole world.
#NeverAgain to a fascist dictatorship
#ME TOO

L’interview suivante nous dit d’où viendra le changement. Il a été enregistré par Alcinda Honwana avec Quitéria Guirengane, une militante mozambicaine et présidente du Réseau des jeunes leaders mozambicaines.

“De nombreux groupes et associations de jeunes, formels et informels, se battent pour une société meilleure et juste. Pour moi, il était important d’établir des liens plus étroits avec ces autres groupes ou individus, en particulier au niveau du district. Cela m’a conduit à créer le Young Women Leaders ‘Network, un réseau informel qui rassemble des jeunes femmes d’horizons différents de partout dans le pays; nous construisons actuellement une base de données de jeunes femmes leaders dans différents domaines : activistes, artistes, organisatrices communautaires, entrepreneures, universitaires , athlètes et autres.

“Je suis membre de divers réseaux et organisations panafricains tels que: le Forum panafricain de la jeunesse pour la promotion d’une culture de la paix en Afrique; la Plateforme d’Afrique australe pour les jeunes femmes leaders; le Réseau africain pour le droit de manifester ; le Réseau de solidarité pour les prisonnières politiques en Afrique; et le Réseau mondial des jeunes femmes leaders.

“Grâce à ces différents réseaux continentaux et internationaux, j’ai appris qu’une action bien structurée à l’échelle du continent peut être très efficace, lorsqu’elle implique les bons acteurs, qu’elle défend des messages cohérents, qu’elle valorise le savoir communautaire et qu’elle défend des causes justes.

“Nous gardons des liens étroits avec nos homologues d’autres pays africains, tels que l’Angola, la RDC, la Tunisie, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe.

“Malgré le manque de soutien, les jeunes Africains continuent de se battre. Bobi Wine continue de se battre; les militants angolais, même après avoir passé des mois en prison, restent actifs, tout comme les militants mozambicains qui sont régulièrement intimidés et attaqués par les autorités. Il y a beaucoup d’espoir dans nos réseaux panafricains comme Afrikiki Mwinda et d’autres.

“Le changement viendra de l’intérieur, de nous. La révolution devra être faite par les militants africains, par nous-mêmes, sans attendre le soutien de la communauté internationale, et au-delà de nos institutions nationales corrompues.

“Pendant tout ce temps, nous avons respecté les règles, nous constituant en organisations formelles, obtenant toutes les autorisations pour manifester pacifiquement, nous présentant aux élections afin de faire passer nos idées. Mais les règles du jeu, comme elles sont établies actuellement, sont fondamentalement défectueuses et injustes. Chaque fois que nous avons joué selon leurs règles, nous avons été dupés, mis de côté, mutilés et parfois tués. Nous sommes fatigués et nous disons assez! Le monde ne devrait pas être surpris si un jour, les jeunes décident de prendre le pouvoir par la force, avec violence.”

Nous l’avons déjà dit et nous le répétons: écoutez les femmes!

APPEALS ARE NOT ENOUGH

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(Une version française suit en dessous)

At the end of this month’s CPNN bulletin concerning the Treaty on Prohibition of Nuclear Weapons, we say the following:

“Many of the organizations above make demands of the nuclear states to begin the process of nuclear disarmament. And people are invited to sign appeals to these governments such as the Appeal for a Nuclear-Weapon-Free World. But there is no indication that the nuclear powers are listening., We must do more than that.”

Here’s why appeals are not enough.

As documented in my History of the Culture of War, the governments of the nuclear powers all share in the culture of war. Nation-states have come to monopolize the culture of war over the course of many centuries and there is no indication that they will change of their own accord.

It is true that over 50 nation-states have now signed and ratified the Treaty, but none of them are among the nuclear powers. The only countries from Europe are Ireland, San Marino and Malta. Nor are there other developed countries such as Japan, Canada and South Korea. Instead, they are the countries from the Global South, Latin America, Africa and Asia-Pacific, along with Nepal, Myanmar, Thailand, Viet Nam and the State of Palestine. These countries that do not have the resources to develop nuclear weapons, even if they wanted to.

And it is true that one country has renounced nuclear weapons after having developed them. It was South Africa when President de Klerk was negotiating was Nelson Mandela. This is certainly a special case.

The problem with appeals to the nation-states, such as that mentined above, is that it gives a false sense of effective action to those who seek a nuclear-free world. Activists may be tempted to make their appeal and then sit back and say, “We’ve done all we can.”

Instead, activists in the nuclear states should mount serious campaigns in their country to force their government to undertake unilateral nuclear disarmament. Although such campaigns are not likely to be successful in the short term, in the long term they could set an important precedent.

Perhaps most important, such campaigns may force activists to recognize their government’s intransigent culture of war and they may come to the same conclusion as me, that the nation-states are hopeless with regard to nuclear disarmament.

Once having come to that point, activists should join me in working replace the nation-state in the direction of the United Nations, putting the UN in the hands of the mayors or parliaments of the world instead of the national governments.

Cities, unlike nation-states, have no vested interest in nuclear weapons.

The advantage of a United Nations run by mayors is that it could develop and implement an effective plan for multi-lateral nuclear disarmament instead of insisting on the unilateral nuclear disarmament of individual states.

To those who say that the nation-states will never give up their power at the United Nations, I say the following.

1. We may be on the verge of a global economic crash followed by a global political crash that may greatly weaken the hold of the governments of the world on the United Nations.

2. Already the great powers have to some extent abandoned the United Nations. The situation has not changed since I wrote the following in the blog back in June 2016: “1) The national governments of the world increasingly ignore the United Nations when faced with global problems. . . We first saw this trend with the global economic crisis of 2007-2008; the powerful states, meeting as the G-7, ignored the relevant financial institutions of the United Nations, the World Bank and the International Monetary Fund, and responded to the crisis with meetings of their finance ministers. Then in 2010, the powerful countries ignored the United Nations Non-proliferation conference  and met in Washington in a parallel conference  called by President Obama. Only Iran sent a head of state to the United Nations conference. Finally, even when the national governments attend a United Nations summit, the results are not adequate, as illustrated by the conferences to confront global warming in 2012 in Rio  and 2015 in Paris.”

I repeat the message at the end of last month’s blog that “a crash of the global system of governance will give us a window of opportunity for the radical change that is needed from the culture of war to a culture of peace. But such a change requires advance preparation. We need to work on this now, and I hope to address this question in my next blogs.”

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LES APPELS NE SUFFISENT PAS

Le bulletin de CPNN ce mois-ci concernant la Traité sur l’interdiction des Armes Nucléaires arrive à la conclusion suivante : “Les organisations ci-dessus demandent aux puissances nucléaires d’entamer le processus de désarmement nucléaire. Et les individus sont invités à signer des appels à ces gouvernements tels que l’Appel pour un monde sans armes nucléaires. Mais rien n’indique que les puissances nucléaires écoutent., Nous devons faire plus que cela.”

D’après mon Histoire de la culture de la guerre, les gouvernements des puissances nucléaires partagent tous la culture de la guerre. La culture de la guerre de l’État-nation s’est développée au cours de nombreux siècles et rien n’indique que cela puisse changer.

Il est vrai que plus de 50 États-nations ont maintenant signé et ratifié le Traité, mais aucun d’entre eux ne fait partie des puissances nucléaires. Les seuls pays d’Europe sont l’Irlande, Saint-Marin et Malte. Il n’y a pas non plus d’autres pays développés tels que le Japon, le Canada et la Corée du Sud. Au lieu de cela, il s’agit des pays du Sud, d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie-Pacifique, ainsi que du Népal, du Myanmar, de la Thaïlande, du Viet Nam et de l’État de Palestine. Ces pays qui n’ont pas les ressources pour développer des armes nucléaires, même s’ils le voulaient.

Et il est vrai qu’un pays a renoncé aux armes nucléaires après les avoir développées. C’était l’Afrique du Sud lorsque le président de Klerk était en train de négocier avec Nelson Mandela. Il s’agit certainement d’un cas particulier.

Le problème des appels aux États-nations, comme celui mentionné ci-dessus, est qu’ils donnent un faux sentiment d’action efficace à ceux qui recherchent un monde sans nucléaire. Les militants peuvent être tentés de faire leur appel, puis de s’asseoir et de dire: «Nous avons fait tout ce que nous pouvions».

Au lieu de cela, les militants des États nucléaires devraient lancer des campagnes sérieuses dans leur pays pour forcer le gouvernement vers un désarmement nucléaire unilatéral. Bien que de telles campagnes ne réussissent pas à court terme, elles pourraient créer un précédent important à long terme.

Peut-être plus important encore, de telles campagnes peuvent forcer les activistes à reconnaître l’intransigeance de la culture de guerre de leur gouvernement, et ils peuvent arriver à la même conclusion que moi, à savoir que les États-nations sont sans espoir en ce qui concerne le désarmement nucléaire.

Une fois arrivés à ce point, les militants devraient lutter comme je propose de remplacer l’État-nation dans la direction des Nations Unies, en mettant l’ONU entre les mains des maires ou des parlements du monde plutôt que des gouvernements nationaux.

Les villes, contrairement aux États-nations, n’ont aucun intérêt direct dans les armes nucléaires.

L’avantage d’une Organisation des Nations Unies dirigée par des maires est qu’elle pourrait développer et mettre en œuvre un plan efficace de désarmement nucléaire multilatéral au lieu d’insister sur le désarmement nucléaire unilatéral de chaque État.

À ceux qui disent que les États-nations ne renonceront jamais à leur pouvoir aux Nations Unies, je réponds ceci :

1. Nous sommes peut-être au bord d’un krach économique mondial suivi d’un krach politique mondial qui pourrait considérablement affaiblir l’emprise des gouvernements du monde sur les Nations Unies.

2. Les grandes puissances ont déjà, dans une certaine mesure, abandonné l’Organisation des Nations Unies. La situation n’a pas changé depuis que j’ai écrit ce qui suit dans le blog en juin 2016: “Les gouvernements nationaux du monde ignorent de plus en plus les Nations Unies lorsqu’ils sont confrontés à des problèmes mondiaux.. Nous avons vu cette tendance pour la première fois avec la crise économique mondiale. 2007-2008; les États puissants, réunis en tant que G-7, ont ignoré les institutions financières compétentes des Nations Unies, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, et ont réagi à la crise en rencontrant leurs ministres des finances. Puis en 2010 , les pays puissants ont ignoré la conférence des Nations Unies sur la non-prolifération et se sont réunis à Washington lors d’une conférence parallèle convoquée par le président Obama. Seul l’Iran a envoyé un chef d’État à la conférence des Nations Unies. Enfin, même lorsque les gouvernements nationaux participent à un sommet des Nations Unies, les résultats ne sont pas adéquats, comme l’illustrent les conférences de lutte contre le réchauffement climatique en 2012 à Rio et 2015 à Paris. ”

Je répète le message à la fin du blog du mois dernier selon lequel “un crash du système mondial de gouvernance nous donnera une fenêtre d’opportunité pour le changement radical qui est nécessaire pour la transition de la culture de guerre à une culture de paix. Mais un tel changement nécessite une préparation préalable. Nous devons travailler là-dessus maintenant, et je vais aborder cette question dans mes prochains blogs.”