APPEALS ARE NOT ENOUGH

(Une version française suit en dessous)

At the end of this month’s CPNN bulletin concerning the Treaty on Prohibition of Nuclear Weapons, we say the following:

“Many of the organizations above make demands of the nuclear states to begin the process of nuclear disarmament. And people are invited to sign appeals to these governments such as the Appeal for a Nuclear-Weapon-Free World. But there is no indication that the nuclear powers are listening., We must do more than that.”

Here’s why appeals are not enough.

As documented in my History of the Culture of War, the governments of the nuclear powers all share in the culture of war. Nation-states have come to monopolize the culture of war over the course of many centuries and there is no indication that they will change of their own accord.

It is true that over 50 nation-states have now signed and ratified the Treaty, but none of them are among the nuclear powers. The only countries from Europe are Ireland, San Marino and Malta. Nor are there other developed countries such as Japan, Canada and South Korea. Instead, they are the countries from the Global South, Latin America, Africa and Asia-Pacific, along with Nepal, Myanmar, Thailand, Viet Nam and the State of Palestine. These countries that do not have the resources to develop nuclear weapons, even if they wanted to.

And it is true that one country has renounced nuclear weapons after having developed them. It was South Africa when President de Klerk was negotiating was Nelson Mandela. This is certainly a special case.

The problem with appeals to the nation-states, such as that mentined above, is that it gives a false sense of effective action to those who seek a nuclear-free world. Activists may be tempted to make their appeal and then sit back and say, “We’ve done all we can.”

Instead, activists in the nuclear states should mount serious campaigns in their country to force their government to undertake unilateral nuclear disarmament. Although such campaigns are not likely to be successful in the short term, in the long term they could set an important precedent.

Perhaps most important, such campaigns may force activists to recognize their government’s intransigent culture of war and they may come to the same conclusion as me, that the nation-states are hopeless with regard to nuclear disarmament.

Once having come to that point, activists should join me in working replace the nation-state in the direction of the United Nations, putting the UN in the hands of the mayors or parliaments of the world instead of the national governments.

Cities, unlike nation-states, have no vested interest in nuclear weapons.

The advantage of a United Nations run by mayors is that it could develop and implement an effective plan for multi-lateral nuclear disarmament instead of insisting on the unilateral nuclear disarmament of individual states.

To those who say that the nation-states will never give up their power at the United Nations, I say the following.

1. We may be on the verge of a global economic crash followed by a global political crash that may greatly weaken the hold of the governments of the world on the United Nations.

2. Already the great powers have to some extent abandoned the United Nations. The situation has not changed since I wrote the following in the blog back in June 2016: “1) The national governments of the world increasingly ignore the United Nations when faced with global problems. . . We first saw this trend with the global economic crisis of 2007-2008; the powerful states, meeting as the G-7, ignored the relevant financial institutions of the United Nations, the World Bank and the International Monetary Fund, and responded to the crisis with meetings of their finance ministers. Then in 2010, the powerful countries ignored the United Nations Non-proliferation conference  and met in Washington in a parallel conference  called by President Obama. Only Iran sent a head of state to the United Nations conference. Finally, even when the national governments attend a United Nations summit, the results are not adequate, as illustrated by the conferences to confront global warming in 2012 in Rio  and 2015 in Paris.”

I repeat the message at the end of last month’s blog that “a crash of the global system of governance will give us a window of opportunity for the radical change that is needed from the culture of war to a culture of peace. But such a change requires advance preparation. We need to work on this now, and I hope to address this question in my next blogs.”

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LES APPELS NE SUFFISENT PAS

Le bulletin de CPNN ce mois-ci concernant la Traité sur l’interdiction des Armes Nucléaires arrive à la conclusion suivante : “Les organisations ci-dessus demandent aux puissances nucléaires d’entamer le processus de désarmement nucléaire. Et les individus sont invités à signer des appels à ces gouvernements tels que l’Appel pour un monde sans armes nucléaires. Mais rien n’indique que les puissances nucléaires écoutent., Nous devons faire plus que cela.”

D’après mon Histoire de la culture de la guerre, les gouvernements des puissances nucléaires partagent tous la culture de la guerre. La culture de la guerre de l’État-nation s’est développée au cours de nombreux siècles et rien n’indique que cela puisse changer.

Il est vrai que plus de 50 États-nations ont maintenant signé et ratifié le Traité, mais aucun d’entre eux ne fait partie des puissances nucléaires. Les seuls pays d’Europe sont l’Irlande, Saint-Marin et Malte. Il n’y a pas non plus d’autres pays développés tels que le Japon, le Canada et la Corée du Sud. Au lieu de cela, il s’agit des pays du Sud, d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie-Pacifique, ainsi que du Népal, du Myanmar, de la Thaïlande, du Viet Nam et de l’État de Palestine. Ces pays qui n’ont pas les ressources pour développer des armes nucléaires, même s’ils le voulaient.

Et il est vrai qu’un pays a renoncé aux armes nucléaires après les avoir développées. C’était l’Afrique du Sud lorsque le président de Klerk était en train de négocier avec Nelson Mandela. Il s’agit certainement d’un cas particulier.

Le problème des appels aux États-nations, comme celui mentionné ci-dessus, est qu’ils donnent un faux sentiment d’action efficace à ceux qui recherchent un monde sans nucléaire. Les militants peuvent être tentés de faire leur appel, puis de s’asseoir et de dire: «Nous avons fait tout ce que nous pouvions».

Au lieu de cela, les militants des États nucléaires devraient lancer des campagnes sérieuses dans leur pays pour forcer le gouvernement vers un désarmement nucléaire unilatéral. Bien que de telles campagnes ne réussissent pas à court terme, elles pourraient créer un précédent important à long terme.

Peut-être plus important encore, de telles campagnes peuvent forcer les activistes à reconnaître l’intransigeance de la culture de guerre de leur gouvernement, et ils peuvent arriver à la même conclusion que moi, à savoir que les États-nations sont sans espoir en ce qui concerne le désarmement nucléaire.

Une fois arrivés à ce point, les militants devraient lutter comme je propose de remplacer l’État-nation dans la direction des Nations Unies, en mettant l’ONU entre les mains des maires ou des parlements du monde plutôt que des gouvernements nationaux.

Les villes, contrairement aux États-nations, n’ont aucun intérêt direct dans les armes nucléaires.

L’avantage d’une Organisation des Nations Unies dirigée par des maires est qu’elle pourrait développer et mettre en œuvre un plan efficace de désarmement nucléaire multilatéral au lieu d’insister sur le désarmement nucléaire unilatéral de chaque État.

À ceux qui disent que les États-nations ne renonceront jamais à leur pouvoir aux Nations Unies, je réponds ceci :

1. Nous sommes peut-être au bord d’un krach économique mondial suivi d’un krach politique mondial qui pourrait considérablement affaiblir l’emprise des gouvernements du monde sur les Nations Unies.

2. Les grandes puissances ont déjà, dans une certaine mesure, abandonné l’Organisation des Nations Unies. La situation n’a pas changé depuis que j’ai écrit ce qui suit dans le blog en juin 2016: “Les gouvernements nationaux du monde ignorent de plus en plus les Nations Unies lorsqu’ils sont confrontés à des problèmes mondiaux.. Nous avons vu cette tendance pour la première fois avec la crise économique mondiale. 2007-2008; les États puissants, réunis en tant que G-7, ont ignoré les institutions financières compétentes des Nations Unies, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, et ont réagi à la crise en rencontrant leurs ministres des finances. Puis en 2010 , les pays puissants ont ignoré la conférence des Nations Unies sur la non-prolifération et se sont réunis à Washington lors d’une conférence parallèle convoquée par le président Obama. Seul l’Iran a envoyé un chef d’État à la conférence des Nations Unies. Enfin, même lorsque les gouvernements nationaux participent à un sommet des Nations Unies, les résultats ne sont pas adéquats, comme l’illustrent les conférences de lutte contre le réchauffement climatique en 2012 à Rio et 2015 à Paris. ”

Je répète le message à la fin du blog du mois dernier selon lequel “un crash du système mondial de gouvernance nous donnera une fenêtre d’opportunité pour le changement radical qui est nécessaire pour la transition de la culture de guerre à une culture de paix. Mais un tel changement nécessite une préparation préalable. Nous devons travailler là-dessus maintenant, et je vais aborder cette question dans mes prochains blogs.”