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THE BIENNALE OF LUANDA: PAST AND FUTURE OF THE CULTURE OF PEACE IN AFRICA

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(Une version française suit en dessous)

The Biennale of Luanda, as described in this month’s CPNN bulletin, is a process unique in the world.

Nowhere else on earth can you imagine a process that involves all of the countries of a continent in collaboration with the United Nations working together with a coordinating state to develop a culture of peace.

As for the past of this process, I was privileged to take part on December 20 in a video conference to celebrate its architect, Enzo Fazzino, as he took his retirement from UNESCO.

In one sense, it was the end of an era that began with the Culture of Peace Progamme of UNESCO. Taking part in the programme was Federico Mayor, who was Director-General of UNESCO from 1987 to 1999. Early in his mandate, he directed the Conference of 1989 in Yamoussoukro, Côte d’Ivoire that first called for a culture of peace at UNESCO. One can say that the culture of peace was born in Africa. Then in 1993, Mayor established the UNESCO Culture of Peace Programme.

Taking part in the video conference on December 20 was Firmin Edouard Matoko, now Assistant Director-General of UNESCO for Priority Africa and External Relations. Along with Leslie Atherley and myself, he was named to the first senior staff of the Culture of Peace Programme which developed national programmes from 1993 to 1999.

One of the first national programmes was in Africa.

Taking part in the December 20 programme was Ana Elisa Santana Afonso who was the UNESCO liaison officer with the African Union before her retirement. She was the director of the National Commision for UNESCO in Mozambique when I worked on the national culture of peace programme there from 1994 to 1996. Our boss at that time, the President of the National Commission of UNESCO, was none other than Graça Machel.
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Enzo and I began to work together when were named by Mayor to develop the United Nations International Year for the Culture of Peace for the year 2000. We mobilized 75 million people to sign the Manifesto 2000 for the culture of peace. The first country to collect one million signatures was in Africa, Algeria, where the Manifesto was sung from the Mosques while signatures were collected on the streets by the scout movement.

Enzo went on to work for UNESCO in Africa where he developed the Biennale process.

Chairing the videoconference was Salah Khaled the UNESCO regional director for Central Africa. It was he who worked most closely with Enzo to establish the Biennale process.

Speaking eloquently about Enzo’s leadership was Yvonne Matuturu, who was in charge of the development of the Biennale youth engagement.

The results of their work, the 2021 Luanda Biennale – Pan-African Forum for the Culture of Peace, is described in this month’s CPNN. It is a work in progress as the next Biennale is scheduled to take place in 2023.

Enzo and his colleagues had the foresight to organize this year’s Biennale as an inter-generational dialogue, including 118 young leaders from Africa and the Diaspora, as described in another CPNN article.

As for the future, there was a young woman who was present at the video conference on December 20, but who did not speak while I was listening. Her name is Irene Aragona. Along with another young woman named Mariana Serrano Silvério, she is working on the followup to the youth programme that was developed for the Biennale with the goal of promoting youth-led, multi-level pan-African movements for a culture of peace.

I had the privilege to speak with Irene and Mariana in another video conference on December 19, in which they explained the challenge they are facing. Yes, there are 118 young leaders who took part in the Biennale, but how can their involvement become youth-led, multi-level pan-African movements for a culture of peace?

UNESCO, the African Union, and Angola have agreed to continue the Biennale process (see their speeches at the Biennale as reprinted in CPNN). They should support the youth to give substance to this process.

The movement for a Pan-African Culture of Peace has a rich history going back to 1897 and the work of W.E.B. Dubois in the Pan-African Congresses of the 1920’s and 1945, as well as the establishment by Dubois under Kwame Nkrumah in Ghana of the Africana Encyclopedia in 1962.

Now the future of the Pan-African Culture of Peace is where it should be, in the hands of the youth of Africa and the Diaspora. A new day is dawning. It needs our support.

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LA BIENNALE DE LUANDA : PASSÉ ET AVENIR DE LA CULTURE DE LA PAIX EN AFRIQUE

La Biennale de Luanda, telle que décrite dans le bulletin CPNN de ce mois-ci, est un processus unique au monde.

Nulle part ailleurs sur terre, vous ne pouvez imaginer un processus impliquant tous les pays du continent en collaboration avec les Nations Unies et un seul État parrain travaillant ensemble pour une culture de la paix.

Quant à son passé, j’ai eu le privilège de participer le 20 décembre à une visioconférence pour célébrer l’architecte de ce processus, Enzo Fazzino, alors qu’il prenait sa retraite de l’UNESCO.

Dans un sens, c’était la fin d’une ère qui a commencé avec le programme Culture de la paix de l’UNESCO. Au visioconférence figurait Federico Mayor, directeur général de l’UNESCO de 1987 à 1999. Au début de son mandat, il a dirigé la Conférence de Yamoussoukro de 1989 qui a d’abord appelé à une culture de la paix à l’UNESCO. On peut dire que la culture de la paix a été née en Afrique. Puis, en 1993, Mayor a créé le programme Culture de la paix de l’UNESCO.

Le 20 décembre, Firmin Edouard Matoko, aujourd’hui Sous-Directeur général de l’UNESCO pour la Priorité Afrique et Relations extérieures, a participé à la visioconférence. Avec Leslie Atherley et moi-même, il a été nommé parmi les premiers cadres supérieurs du programme Culture de la paix qui a développé des programmes nationaux de 1993 à 1999.

L’un des premiers programmes nationaux a eu lieu en Afrique.

Ana Elisa Santana Afonso, ancien liaison de l’UNESCO avec l’Union africaine, a participé au programme du 20 décembre. Elle était directrice de la Commission nationale pour l’UNESCO au Mozambique lorsque j’y ai travaillé sur le programme national de culture de la paix de 1994 à 1996. Notre patron à l’époque, la présidente de la Commission nationale de l’UNESCO, n’était autre que Graça Machel.
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Enzo et moi avons commencé à travailler ensemble lorsque nous avons été nommés par Mayor pour développer l’Année internationale des Nations Unies pour la culture de la paix pour l’an 2000. Nous avons mobilisé 75 millions de personnes pour signer le Manifeste 2000 pour la culture de la paix. Le premier pays à recueillir un million de signatures a été en Afrique, l’Algérie, où le Manifeste a été chanté depuis les mosquées tandis que les signatures ont été recueillies dans les rues par le mouvement scout.

Enzo a ensuite travaillé pour l’UNESCO en Afrique où il a développé le processus de la Biennale.

La visioconférence était présidée par Salah Khaled, directeur régional de l’UNESCO pour l’Afrique centrale. C’est lui qui a le plus collaboré avec Enzo pour mettre en place le processus de la Biennale.

Yvonne Matuturu, qui était en charge du développement de l’engagement des jeunes, a parlé avec éloquence du leadership d’Enzo.

Les résultats de leur travail, la Biennale de Luanda 2021 – Forum panafricain pour la culture de la paix, sont décrits dans le CPNN de ce mois-ci. C’est un travail en cours puisque la prochaine Biennale est prévue en 2023.

Enzo et ses collègues ont eu la prévoyance d’organiser la Biennale de cette année comme un dialogue intergénérationnel, comprenant 118 jeunes leaders d’Afrique et de la diaspora, comme décrit dans un autre article de CPNN.

Quant à l’avenir, il y avait une jeune femme qui était présente à la visioconférence le 20 décembre, mais qui n’a pas pris la parole pendant que j’écoutais. Elle s’appelle Irène Aragona. Avec une autre jeune femme nommée Mariana Serrano Silvério, elle travaille dans le suivi du programme jeunesse développé pour la Biennale à promouvoir des mouvements panafricains à plusieurs niveaux dirigés par des jeunes pour une culture de la paix.

J’ai eu le privilège de parler avec Irene et Mariana lors d’une autre vidéoconférence le 19 décembre, au cours de laquelle elles ont expliqué le défi auquel elles sont confrontées. Oui, il y a 118 jeunes leaders qui ont participé à la Biennale, mais comment leur implication peut-elle devenir des mouvements panafricains multi-niveaux dirigés par des jeunes pour une culture de la paix?

L’UNESCO, l’Union africaine et l’Angola ont convenu de poursuivre le processus de la Biennale (voir leurs discours à la Biennale tels que réimprimés dans CPNN). Ils doivent accompagner les jeunes pour donner corps à ce processus.

Le mouvement pour une culture panafricaine de la paix a une riche histoire remontant à 1897 et les travaux de W.E.B. Dubois dans les congrès panafricains des années 1920 et 1945, ainsi que la création par Dubois sous Kwame Nkrumah au Ghana de l’Africana Encyclopedia en 1962.

Maintenant, l’avenir de la culture panafricaine de la paix est là où il devrait être, entre les mains de la jeunesse africaine et de la diaspora. Un nouveau jour se lève. Il a besoin de notre soutien.

UPDATING DIRE WARNINGS

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A little over a year ago, I wrote in this blog that we are at a turning point in human history, that the American Empire is crashing and that there is a serious risk of a new American Civil War. The blog was illustrated by automatic weapons being accumulated by millions of American citizens and by the following map of the United States showing the states in red expected to vote for Trump and those in blue to vote against him. The results turned out to be more or less as predicted.


I pointed out in a later blog that the map corresponds, for the most part to the division between urban and rural.


Trump supporters feel, with good reason that rural areas are impoverished by rich capitalists. As I stated in the blog, in the United States, as in the rest of the capitalist world, “the modern capitalist state also serves the interests of industrial agriculture instead of the small farmer, despite the fact that small farms still produce the majority of the food on the planet. For almost a century now, the small farmer continues to be driven out of business by industrial agriculture. The people in rural areas that should gain a good living from agriculture continue to work hard for ever-decreasing income, while those who profit from industrial agriculture sit behind the desks in banks and bribe the legislatures to pass laws in their favor.”

Factors continue to develop that may lead to the crash of the American Empire. In particular, the US government, now led by Democrats, continues to pour its resources down the rat-hole of military spending (see January blog this year) and raise tensions that could lead to wars with China, Russia, Iran, etc. And the impoverishment of rural areas continues.

Civil war did not break out on January 6 of this year when Trump supporters stormed the US Capitol and the Empire has not yet crashed. But the tensions between the different regions of the United States that I described at that time continue to develop, as shown by the following new maps.

First is a map of states, showing in red those that are likely to ban abortion if the US Supreme Court decides next summer, as expected, to allow the states to do so. Those needing an abortion in those states, if they have enough money, will have to move to another state in order to get an abortion. Note the resemblance to the maps above.


Second is a map of states showing the blue and purple those with many weapons possessed by citizens. Again, those who voted for Trump are more likely to have accumulated weapons that could be used in a civil war.


In another blog, written one months later than the one mentioned above, I wrote that “in the face of pessimistic predictions for the United States, to the point of civil war, there are many progressive initiatives advancing.” I mentioned progressive initiatives by trade unions, universities, civil rights organizations, climate activists, peace activists, city governments and progressive members of congress. These also continue to develop.

It’s the dialectics of history in action, raising hopes that the crash of the empire will have a soft landing.

Where is all this leading? Only time will tell.

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MISE À JOUR DES AVERTISSEMENTS

Il y a un peu plus d’un an, j’écrivais dans ce blog que nous étions à un tournant de l’Histoire de l’humanité, que l’empire américain s’effonderait et qu’il existe un risque sérieux d’une nouvelle guerre civile aux USA. Le blog était illustré par les armes automatiques accumulées par des millions de citoyens américains et par la carte suivante des États-Unis montrant les États (en rouge) censés voter pour Trump et ceux( en bleu) pour voter contre lui.


J’ai fait remarquer dans un blog ultérieur que la carte correspondait, pour l’essentiel, à la division entre l’espaces urbains et la ruralité.


Les partisans de Trump estiment, à juste titre, que les zones rurales sont appauvries par les riches capitalistes. Aux États-Unis, comme dans le reste du monde capitaliste, « l’État capitaliste moderne sert les intérêts de l’agriculture industrielle au lieu de celles du petit agriculteur, malgré le fait que les petites fermes produisent toujours la majorité de la nourriture sur la planète. Depuis près d’un siècle maintenant, le petit agriculteur continue d’être chassé des affaires par l’agriculture industrielle. Les habitants des zones rurales, qui devraient bien vivre de l’agriculture, continuent à travailler dur pour obtenir des revenus en baisse constante, tandis que ceux qui profitent de l’agriculture industrielle s’assoient derrière les bureaux des banques et soudoient les législateurs pour qu’ils adoptent des lois en leur faveur..”

Ces facteurs continuent à se développer et pourraient conduire à l’effondrement de l’empire américain. En particulier, le gouvernement américain, désormais dirigé par les démocrates, continue de déverser ses ressources dans le gouffre des dépenses militaires (voir le blog de janvier cet année) et de faire monter des tensions qui pourraient conduire à des guerres avec la Chine, la Russie, l’Iran, etc. Et pendant ce temps, l’appauvrissement des zones rurales se poursuit.

La guerre civile n’a pas éclaté le 6 janvier de cette année lorsque les partisans de Trump ont pris d’assaut le Capitole américain. Et l’Empire ne s’est pas encore écrasé. Mais les tensions entre les différentes régions des États-Unis que j’ai décrites à l’époque continuent de se développer, comme le montrent les nouvelles cartes suivantes.

La première est une carte des États, montrant en rouge ceux qui sont susceptibles d’interdire l’avortement si la Cour suprême des États-Unis décide l’été prochain, comme prévu, d’autoriser les États à le faire. Celles qui ont besoin d’un avortement dans ces États, si elles ont assez d’argent, devront se rendre dans un autre État pour se faire avorter. Notez la ressemblance avec les cartes ci-dessus.


Deuxièmement, une carte des États montrent en bleu et en violet, ceux ou les citoyens. possèdent de nombreuses armes. Les États qui ont voté pour Trump sont plus susceptibles d’avoir accumulé des armes qui pourraient être utilisées dans une guerre civile.


Dans un autre blog, écrit un mois plus tard que celui mentionné ci-dessus, j’ai écrit que “face aux prédictions pessimistes pour les États-Unis, pouvant arriver à la guerre civile, de nombreuses initiatives progressistes avancent”. J’ai mentionné les initiatives progressistes des syndicats, des universités, des organisations de défense des droits civiques, des militants pour le climat, des militants pour la paix, des gouvernements municipaux et des membres progressistes du congrès. Ceux-ci continuent également à se développer.

C’est la dialectique de l’Histoire en action, faisant naître l’espoir que le krach de l’empire aura un atterrissage en douceur.

Où tout cela mènera-t-il ? Seul le temps nous le dira.

Speech to Mayors for Peace

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Here is the text that I provided to first national forum of the AFCDRP (Association of Mayors for Peace, France) that took place October 13 in Montpelier.

First of all, I would like to thank Loréna Schlicht who invited me here and who has done a tremendous work to organize this conference.

Back in the year 2000, I was responsible, with Enzo Fazzino, who has just spoken, for the organization of the United Nations International Year for the Culture of Peace. We mobilized seventy-five million people to sign the Manifesto 2000 with the commitment to work for a culture of peace in family, work, community and country. So we were responsible for writing the Declaration and Program of Action on a Culture of Peace which was adopted by the United Nations General Assembly.

`The Declaration provided a definition of the culture of peace which lays a basis for everything we do in this regard.

1) strengthening a culture of peace through education;
2) promote sustainable economic and social development;
3) promote respect for all human rights;
4) advance understanding, tolerance and solidarity;
5) ensure equality between women and men;
6) promote democratic participation;
7) support participatory communication and the free flow of information and knowledge;
8) promote international peace and security.

But the 1999 declaration is not enough. It has taken for granted the current structure of world governance, that is, power in the hands of the Great Powers, the countries that run the United Nations Security Council. At that time we could not expect that a declaration by the United Nations could call into question its own structure.

Today, the Great Powers continue to cling to the nuclear weapons that threaten the existence of mankind and their decisions in the Security Council continue to support the culture of war, continuing to profit from the sale of armaments.

Now it is clear that we cannot make the transition to a culture of peace with this system of global governance. We need another structure.

The ideal would be a new democratically elected structure. This is our project: The United Nations and its Security Council made up of representatives of mayors from all regions of the world. Mayors and their cities do not have a culture of war. No interest in nuclear weapons. They have no enemies, no army, no military-industrial complex, no borders to defend. They are elected to promote education, health, respect for human rights, and the security of all citizens on an equal basis, that is, a culture of peace !

With this perspective, we have proposed a new Declaration, the Declaration for the Transition to a Culture of Peace in the 21st Century.

According to the Declaration, the role of cities is key. They can and should:

Promote and support peace education projects in public institutions and in non-formal contexts. Share with communities and neighborhoods, the history of world cultures and their actions in favor of peace, recognizing our unity with other peoples; knowing their symbols; and creating new shared symbols that promote the acceptance of others, solidarity, respect and cooperation.

Promote transparency and the free flow of information: avoiding the secrecy of the State; promoting, supporting and giving freedom to the imagination and the creation of new vocabularies, languages and narratives about peace; and transforming the negative and violent portrayal of conflict in the mass media.

Publicize the knowledge and actions of organized civil society: enabling participatory democracy; training citizens, teachers, journalists, activists, social and religious leaders, policemen, students, professionals, politicians and scientists to participate in the exercise of their human rights, monitoring guarantees of all human rights including housing, health, sanitation, education and public safety.

Establish spaces for reflection, listening and dialogue between people of different ages, different physical, affective, cognitive and socioeconomic needs, and different ethnic, linguistic and gender identities, and welcome with generosity and fraternity the refugees and immigrants who have fled wars and injustices for which we are all responsible.

Promote democratic participation through equitable representation mechanisms for ethnic and gender diversities, free from the influence of military industry, financial monopoly corporations, and institutions that influence national politics.

Prioritize agriculture, manufacturing, consumption, local and sustainable development that depend less on oil and corporate monopolies, that respect the diversity of regional species to help combat climate change and environmental problems, and that promote the creation of cooperatives that work for a social and solidarity economy focused on fair trade and the well-being of the families and groups that comprise them.

Ensure equality between women and men through the integration of a gender perspective in the application of all economic, social and political decision-making; through measures for the elimination of all forms of discrimination and violence against women; and through support and assistance to women who are victims of all forms of violence.

Guarantee the peace and security of citizens by the control of firearms, by public institutions for conflict resolution and restorative justice and by local police forces trained in these procedures.

The city can become a vector of the culture of peace by institutionalizing and disseminating these actions. It can and should establish a city culture of peace commission that measures and reports on progress in each of these areas. It can and should share this process with other cities through networks such as Mayors for Peace, through twinning with cities from other continents and through advocacy for the role of cities at the United Nations.

The invitation to become partners with the Biennale of Luanda – “Pan-African Forum for the Culture of Peace” is a golden opportunity to implement this approach. Yes ! it would be a big step forward for Africa. But at the same time it would be a big step forward for France and the rest of the world who are in dire need of hope and vision in this time of turmoil.

As the Declaration for the Transition to a Culture of Peace in the 21st Century concludes:

We hold that history is in our hands and that another world is possible.

A global culture of peace is possible.

Let’s not mourn, but organize!

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DISCOURS POUR L’ASSOCIATION “MAIRES POUR LA PAIX”

Tout d’abord, je veux remercier Loréna Schlicht qui m’a invitée ici et qui a fait un travail formidable pour organiser cette conférence.

Il y a longtemps, en l’an 2000, j’étais responsable, avec Enzo Fazzino, qui vient de parler, de l’organisation de l’Année internationale des Nations Unies pour la culture de la paix. Nous avons mobilisé soixante-quinze millions de personne pour signer le Manifeste 2000 avec l’engagement de travailler pour une culture de la paix dans la famille, le travail, la communauté et le pays. Aussi nous étions résponsable d’écrire la Déclaration et Programme d’action sur une culture de la paix qui a été adoptée par l’Assemblee générale des Nations Unies.

`La Declaration a donné une definition de la culture de la paix qui pose une base pour tout que nous faisons à cet égard.

1) renforcer une culture de la paix par l’éducation;
2) promouvoir le développement économique et social durable;
3) promouvoir le respect de tous les droits de l’Homme;
4) faire progresser la compréhension, la tolérance et la solidarité;
5) assurer l’égalité entre les femmes et les hommes;
6) favoriser la participation démocratique;
7) soutenir la communication participative et la libre circulation de l’information et des connaissances;
8) promouvoir la paix et la sécurité internationales.

Mais la declaration de 1999 ne suffit pas. Elle a pris pour acquis la structure actuelle de la gouvernance mondiale, c’est à dire, le pouvoir dans les mains des pays de grande puissance, les pays qui dirige la Conseil de Securité des Nations Unis. À cette époque nous n’avons pas pu éviter qu’une déclaration par les Nations Unis ne remette pas en question sa propre structure.

Aujourd’hui, les Grandes Puissances continuent de s’accrocher aux armes nucléaires qui menacent l’existence de l’humanité et leur décisions au Conseil de Sécurité continuent d’appuyer la culture de la guerre, en continuant les ventes d’armes.

Maintenant il est clair que nous ne pouvons pas faire la transition vers une culture de la paix avec ce systeme de gouvernance globale. Nous avons besoin d’une autre structure.

L’ideal serait une nouvelle structure elue democratiquement. Voilà notre projet : Des Nations Unis et son Conseil de Securité composée des representants des maires des toutes les regions de monde. Les maires et leurs villes n’ont pas de culture de la guerre. Pas interêt dans les armes nucléaires. Ils n’ont pas d’enemies, pas d’armeé, pas de complex militairo-industriel, pas de frontières à défendre. Ils sont élus pour promouvoir l’éducation, la santé, le respect des droits de l’Homme, et la sécurité de tous les citoyens et ciyoyennes en égalité, c’est à dire une culture de la paix !

Avec cette perspective, nous avons proposé une nouvelle Déclaration, la Déclaration pour la Transition vers une Culture de la Paix au XXI Siècle.

Selon la Déclaration, le rôle des villes est clé. Elles peuvent et doivent :
Promouvoir et soutenir des projets d’éducation à la paix dans les institutions publiques et dans des contextes non formels. Partager avec les communautés et les quartiers, l’histoire des cultures du monde et de leurs actions en faveur de la paix, pour se reconnaître dans les actions des autres, pour connaître leurs symboles et pour créer de nouveaux symboles communs qui favorisent l’acceptation des autres, la solidarité, le respect et la coopération.

Promouvoir la transparence et la libre circulation de l’information pour éviter le secret de l’État et pour favoriser, soutenir et donner la liberté à l’imagination et à la création de nouveaux vocabulaires, langues et récits faisant référence à la paix et changer la manière morbide dont sont relatés les conflits dans les médias de masse.

Prendre en compte les connaissances et les actions de la société civile organisée, pour permettre à tout le monde de participer à l’exercice de leur droits de l’Homme, dans l’évaluation des progrès de la culture de la paix dans leur communauté et dans le suivi des garanties, telles que le logement, la santé, l’assainissement, l’éducation et la sécurité publique.

Créer des espaces de réflexion, d’écoute et de dialogue pour la tolerance et la solidarité entre des personnes d’âges différents, de besoins physiques, émotionnels, cognitifs et socio-économiques différents et d’identités ethniques, linguistiques et de genre différents et acceuillir avec generosité et fraternité les réfugiés et immigrés qui ont fuit des guerres et des injustices dont nous sommes tous responsables.

Promouvoir la participation démocratique grâce à des mécanismes de représentation équitable pour les diversités ethniques et de genre, loin de l’influence de l’industrie militaire, des sociétés de monopole financier et des institutions qui influencent la politique nationale.

Donner la priorité à une agriculture, une fabrication, un consommation, un developpement local et durable qui dépendent de moins en moins du pétrole et des monopoles d’entreprises, qui respectent la diversité des espèces régionales pour aider à lutter contre le changement climatique et les problèmes environnementaux, et qui favorisent la création de coopératives travaillant pour un économie sociale et solidaire axée sur le commerce équitable et le bien-être des familles et des groupes qui les composent.

Assurer l’égalité entre les femmes et les hommes par l’intégration d’une perspective sexospécifique dans l’application de toutes les prises de décisions économiques, sociales et politiques; par les mesures pour l’élimination de toutes les formes de discrimination et de violence contre les femmes; et par un appui et une aide aux femmes qui sont victimes de toutes les formes de violence.

Garantir la paix et la sécurité des citoyens et des citoyennes par le contrôle des armes à feu, par des institutions publiques de résolution des conflits et de justice réparatrice et par des polices de proximité formées à ces procédures.

La ville peut devenir un vecteur de la culture de la paix en institutionnalisant et en diffusant ces actions. Elle peut et doit établir une commission de la culture de la paix de la ville qui mesure et publie les progrès dans chacun de ces domaines. Elle peut et doit partager ce processus avec d’autres villes par le moyen des réseaux tels que Maires pour la paix, par des jumelages avec des villes d’autres continents et par le plaidoyer pour le rôle des villes aux Nations Unies.

L’invitation de devenir partenaires avec le Biennale of Luanda – “Pan-African Forum for the Culture of Peace” est est une occasion en or de mettre en œuvre cette approche. Oui ! cela serait un grand pas en avant pour l’Afrique. Mais en même temps ce serait un grand pas en avant pour la France et le reste du monde qui ont grand besoin d’espoir et de vision en cette période de troubles.

Comme conclut la Déclaration pour la Transition vers une Culture de la Paix au XXI Siècle :

Nous sommes convaincus que l’histoire est entre nos mains et qu’un autre monde est possible.

Une culture mondiale de la paix est possible.

Pas de lamentation, organisons-nous!

THE NOBEL PEACE PRIZE SHOULD HAVE GONE TO JULIAN ASSANGE

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To some extent one must applaud the choice of this year’s Nobel Peace Prize to two journalists that have dared to defy government pressure.  It is correct that the free flow of information is essential for peace, as we have maintained in this blog.  In fact, it has become the highest priority because, as we have stressed here, the culture of war now uses the manipulation of information as its primary means of defense.

And the journalists who were chosen, Maria Ressa and Dmitry Muratov, certainly merit the distinction.

But there is another journalist who is even more deserving. And his recognition would have contributed far more to the cause of world peace. That is Julian Assange.

As Nobel Peace Laureate Mairead Maguire said in 2019 when she nominated Assange for the Prize, “Julian Assange meets all criteria for the Nobel Peace Prize.  Through his release of hidden information to the public we are no longer naïve to the atrocities of war, neither oblivious to the connections between big business and the acquisition of resources and spoils of war. As his human rights and freedom are in jeopardy, the Nobel Peace Prize would afford Julian much greater protection from governments’ forces.”

His recognition would have contributed far more to the cause of world peace because Assange revealed the secrets of the American Empire, which is the primary force in the culture of war. Those who received the prize this year attacked countries that are secondary: the Philippines and Russia. To be sure these countries are also part of the culture of war, but they are not responsible for the wars in Iraq, Afghanistan, Syria, and Libya, for military bases throughout the world, for the systematic overthrow of anyone who is elected to head a country that does not support the American Empire, and for the support of the worst dictatorships and warmongers responsible for wars like that in Yemen.

Assange revealed the American atrocities in Iraq and Afghanistan and the involvement of the CIA in covert warfare around the world.

And because of his courageous journalism he continues to be under attack by the American Empire, to the point that it was recently revealed that the CIA asked permission from President Trump to assassinate him.

Ironically, the Nobel Peace Prize was awarded to President Obama at a time when he was initiating the prosecution of Assange and when his administration was beginning the secret warfare of drones, perhaps the most dangerous advance of the culture of war. And Assange was revealing the secrets of the Obama administration.

In fact, as long as we are suggesting who should have won the prize, why not add Edward Snowden who is also being sought by the United States for revealing its culture of war secrets? And Daniel Ellsberg who was the first whistle-blower, revealing the secrets of the Vietnam War, and who continues to speak out in favor of Snowden and Assange? And why not add Mordecai Vanunu, imprisoned for 18 years after revealing the secret of Israel’s nuclear arms, and who continues to be harassed by the Israeli government? And Daniel Hale, recently imprisoned for revealing the secrets of America’s drone warfare?

By revealing the secrets of America’s culture of war, all of these whistle-blowers are making a great contribution to the world’s anti-war consciousness which is a key component of the developments that can eventually produce a transition to the culture of peace.

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LE PRIX NOBEL DE LA PAIX AURAIT DU ÊTRE ATTRIBUÉ À JULIAN ASSANGE

Dans une certaine mesure, il faut applaudir le choix du prix Nobel de la paix de cette année à deux journalistes qui ont osé défier la pression gouvernementale. Il est exact que la libre circulation de l’information est essentielle pour la paix, comme nous l’avons soutenu dans ce blog. En fait, c’est devenu la plus haute priorité parce que la culture de la guerre utilise désormais la manipulation de l’information comme principal moyen de défense.

Et les journalistes choisis, Maria Ressa et Dmitry Muratov, méritaient certainement la distinction.

Mais il y a un autre journaliste qui le mérite encore plus. Et sa reconnaissance aurait contribué beaucoup plus à la cause de la paix mondiale. C’est Julian Assange.

Comme l’a déclaré la lauréate du prix Nobel de la paix Mairead Maguire en 2019 lorsqu’elle a nominé Assange pour le prix, “Julian Assange remplit tous les critères pour le prix Nobel de la paix.   Grâce à sa divulgation d’informations cachées au public, nous ne sommes plus naïfs face aux atrocités de la guerre, ni inconscients des liens entre les grandes entreprises et l’acquisition de ressources et de butin de guerre. Comme ses droits humains et sa liberté sont en danger, le prix Nobel de la paix offrirait à Julian une protection beaucoup plus grande contre les forces gouvernementales.”

Sa reconnaissance aurait beaucoup plus contribué à la cause de la paix mondiale car Assange a révélé les secrets de l’Empire américain, qui est la force principale de la culture de la guerre. Ceux qui ont reçu le prix cette année ont attaqué des pays secondaires : les Philippines et la Russie. Certes, ces pays font aussi partie de la culture de la guerre, mais ils ne sont pas responsables des guerres en Irak, en Afghanistan, en Syrie et en Libye, des bases militaires à travers le monde, du renversement systématique de quiconque est élu à la tête un pays qui ne soutient pas l’Empire américain, et pour le soutien des pires dictatures et bellicistes responsables de guerres comme celle du Yémen.

Assange a révélé les atrocités américaines en Irak et en Afghanistan et l’implication de la CIA dans des guerres secrètes à travers le monde.

Et à cause de son journalisme courageux, il continue d’être attaqué par l’Empire américain, au point qu’il a été récemment révélé que la CIA avait demandé la permission au président Trump de l’assassiner.

Ironiquement, le prix Nobel de la paix a été décerné au président Obama à un moment où il engageait les poursuites contre Assange et où son administration commençait la guerre secrète des drones, peut-être l’avancée la plus dangereuse de la culture de la guerre. Et Assange révélait les secrets de l’administration Obama.

En fait, tant que nous suggérons qui aurait dû remporter le prix, pourquoi ne pas ajouter Edward Snowden qui est également recherché par les États-Unis pour avoir révélé leur culture des secrets de guerre ? Et Daniel Ellsberg qui fut le premier lanceur d’alerte, révélant les secrets de la guerre du Vietnam, et qui continue de se prononcer en faveur de Snowden et Assange? Et pourquoi ne pas ajouter Mordecai Vanunu, emprisonné pendant 18 ans après avoir révélé le secret des armes nucléaires d’Israël, et qui continue d’être harcelé par le gouvernement israélien? Et Daniel Hale, récemment emprisonné pour avoir révélé les secrets de la guerre des drones américains?

Tous ces dénonciateurs qui ont révélé les secrets de la culture de guerre américaine et de ses alliés, apportent une grande contribution à la conscience anti-guerre du monde qui est un élément clé des développements qui peuvent éventuellement produire une transition vers la culture de la paix.

AFGHANISTAN IS NOT THE END

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(Une version française suit en dessous)

The loss of the war of the war launched by the Americans in Afghanistan is the latest in a long list beginning with the loss of Germany and Japan in World War II and extending through the failure of the American wars in Korea and Vietnam. It is no longer profitable to launch a war.

Times have changed since the middle of the 20th Century. Before then, with the exception of World War I, war was a profitable business. It provided the colonies that enriched the European countries and ensured the neo-colonial domination of the United States over Latin America. The violence by which the colonial powers subjugated their colonies was so one-sided that they were not even recognized as wars.

In my previous blog, entiled Update on the Culture of War, I pointed out that the culture of war is now on the defensive. The progress of democracy and the rejection of war by the citizenry has forced countries, especially the American Empire, to avoid open warfare and to attack other countries by secret means or after invented and false provocations.

But Afghanistan is not the end. the culture of war continues to dominate human history. The great powers continue to increase their military spending, establish foreign military bases and prepare for nuclear war that risks the total destruction of the planet.

Can this be sustained?

It certainly cannot be sustained if there is a nuclear war: As Albert Einstein warned us in 1946, The unleashed power of the atom has changed everything save our modes of thinking and we thus drift toward unparalleled catastrophe.

But even if there is not a nuclear war, it cannot be sustained forever. As Karl Marx put it, spending money on the military is like throwing money into the sea. It produces nothing of value. And eventually an economy that produces nothing of value will crash from its own internal contradiction. This is the contradiction that produced the crash of the Soviet Empire in 1989. And this is one of the contradictions that led Johan Galtung to predict the end of the American Empire in the year 2020.

The crash of the global system in World War I set the stage for the first attempt at a new system of governance in the League of Nations.`

The crash of World War II set the stage for another attempt in the United Nations.

A crash of nuclear war would produced “unparalleled catastrophe.”

But a global economic crash would prepare a window of opportunity to produce a new system of global governance capable of promoting a culture of peace.

The window of opportunity may be very brief, so we must prepare now to take advantage of it.

The Declaration for the Transition to a Culture of Peace in the XXI Century is a first step in the preparation that is needed. It is being disseminated widely in Latin America and we need to extend this to the rest of the world.

Go here for more information and to add your signature.

* * * * *

L’AFGHANISTAN N’EST PAS LA FIN

La perte de la guerre lancées par les Américains en Afghanistan est la dernière d’une longue à commençer par celles à l’initiative de l’Allemagne et du Japon, lors de la Seconde Guerre mondiale et se prolongeant par l’échec américain en Corée et au Vietnam. Il n’est plus rentable de financer une guerre !

Les temps ont changé depuis le milieu du 20e siècle. Avant cela, à l’exception de la Première Guerre mondiale, la guerre était une entreprise rentable. Elle a fourni les colonies qui ont enrichi les pays européens et assuré la domination néo-coloniale des États-Unis sur l’Amérique latine. La violence par laquelle les puissances coloniales ont soumis leurs colonies était si unilatérale qu’elles n’étaient même pas reconnues comme des guerres !

Dans mon précédent blog, intitulé Mise à jour sur la culture de la guerre, j’ai souligné que la culture de la guerre est désormais sur la défensive. Les progrès de la démocratie et le rejet de la guerre par les citoyens ont contraint des pays, en particulier l’Empire américain, à éviter la guerre ouverte et à attaquer d’autres pays par des moyens secrets ou après de fausses provocations inventées.

Mais l’Afghanistan n’est pas la fin. la culture de la guerre continue de dominer l’histoire humaine. Les grandes puissances continuent d’augmenter leurs dépenses militaires, d’établir des bases militaires étrangères et à se préparer à une guerre nucléaire qui risque la destruction totale de la planète.

Cela peut-il continuer ?

Certainement pas s’il y a une guerre nucléaire !! Comme nous l’avait prévenu Albert Einstein en 1946, la puissance déchaînée de l’atome a tout changé, sauf nos modes de pensée et nous dérivons ainsi vers une catastrophe sans précédent.

Mais même s’il n’y a pas de guerre nucléaire, elle ne peut pas continuer indéfiniment. Comme l’a dit Karl Marx, dépenser de l’argent pour l’armée, c’est comme jeter de l’argent à la mer. Il ne produit pas de valeur. Et finalement, une économie qui ne produit pas de valeur s’effondrera à cause de sa propre contradiction interne. C’est la contradiction qui a produit le krach de l’empire soviétique en 1989. Et c’est l’une des contradictions qui ont conduit Johan Galtung à prédire la fin de l’empire américain en 2020.

L’effondrement du système mondial pendant la Première Guerre mondiale a ouvert la voie à la première tentative d’un nouveau système de gouvernance au sein de la Société des Nations.

Le crash de la Seconde Guerre mondiale a ouvert la voie à une autre tentative aux Nations Unies.

Un effondrement de la guerre nucléaire produirait une “catastrophe sans précédent”.

Mais un krach économique mondial préparerait une fenêtre d’opportunité pour produire un nouveau système de gouvernance mondiale capable de promouvoir une culture de la paix.

La fenêtre d’opportunité peut être très brève, nous devons donc nous préparer dès maintenant à en profiter.

La Déclaration pour la transition vers une culture de la paix au XXIe siècle est un premier pas dans la préparation qui s’impose. Il est largement diffusé en Amérique latine et nous devons l’étendre au reste du monde.

Allez ici pour plus d’informations et pour ajouter votre signature.

CULTURE OF WAR UPDATE

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(Une version française suit en dessous)

Two years ago in this blog, I wrote the following:

“There has been so much advance in both democracy and anti-war consciousness over the past few centuries that the state has found it increasingly difficult to get popular support for its wars, overt and covert, and its threats of war. People no longer will vote for this. To get around this problem and to continue its culture of war, the state has increasingly resorted to secret war, secret threats, and outright lies in order to justify its overt warfare. The war against Vietnam was justified by an invented attack in the Gulf of Tonkin. The war against Iraq was justified by the invented “weapons of mass destruction.” The control of information has become a crucial means for the culture of war – without this control it cannot be sustained.”

Recent events confirm this analysis. Their presentation in the commercial mass media has been controlled to mask the covert warfare of the American empire.

Cuba. As described on the website of FAIR: “A wave of protests in Cuba became the somewhat unlikely focus of global attention earlier this week, the events becoming the worldwide No. 1 trend on Twitter for over 24 hours, as celebrities, politicians and even the president of the United States weighed in on the action. . . . However, while giving the protests a great deal of coverage, the corporate press across the political spectrum consistently downplayed one of the primary causes of unrest: the increasingly punitive US blockade.” In other words, the US carries out an economic war against Cuba and then uses the press to justify it.

Nicaragua. A similar covert war has been carried out against Nicaragua. Here is the description reported in Prensa Latina: “The Cuban ambassador to Nicaragua, Juan Carlos Hernández), said today that Sunday’s events in his country follow the same script as what happened in Nicaragua with the failed coup attempt in 2018. We are in the presence of a preconceived script that Nicaragua is not strange to, such as the use of vandalism by the ‘Protesters’, the diplomat stated in his appearance in Live magazine of Channel Four on Nicaraguan television. He explained the use of social networks from abroad to encourage violence and take advantage of the difficult conditions imposed by the Covid-19 pandemic in order to provoke protests.”

Venezuela: Two years ago we reprinted an article in CPNN concerning the US economic war against Venezuela and the control of media reports in order to justify the aggression. The author,  Eric Zuesse, writing in Transcend Media Service compared this to many other similar interventions by the US: “Over the past sixty years, non-conventional economic wars have been waged against Cuba, Chile, Nicaragua, the Syrian Arab Republic and the Bolivarian Republic of Venezuela in order to make their economies fail, facilitate regime change and impose a neo-liberal socioeconomic model. In order to discredit selected governments, failures in the field of human rights are maximized so as to make violent overthrow more palatable. . . . . Other than readers of that single newspaper, where has the public been able to find these facts? If the public can have these facts hidden from them, then how much trust should the public reasonably have in the government, and in the news-media?”

Bolivia: More recently in another article by Eric Zuesse reprinted in CPNN , he states that “Without a doubt, the coup d’état in Bolivia is part of the tradition of the old military coups sponsored by the United States since the end of World War II. However, this practice dates back even further, as the history books show us. That means that the soft coup that was applied against Manuel Zelaya in Honduras, Lugo in Paraguay and Dilma Rousseff in Brazil, has been abandoned and the old formulas have returned. In Bolivia, the old formulas were applied, because in reality there was no possible propagandistic basis for the coup.”

A recent revelation supports the American role in the coup in Bolivia. It is reported by the website TV Mundus: “The coup general who demanded the resignation of President Evo Morales went to live in the United States. Just 72 hours after the coup, Williams Kaliman went to live in the United States without knowing exactly in which state he will hide after having collected a million dollars. The Charge d’Affaires of the US Embassy in La Paz was in charge of giving one million dollars to each military chief and five hundred thousand of the same currency to each police chief. Between the mutiny of the policemen that allowed the vindictive chaos against the socialists and indigenous people and the inaction of the Army, the coup was implemented. . . . . Kaliman was immediately replaced by the self-proclaimed President Janine Añez and in this way, together with the other military chiefs, they left for the United States, safe from any immediate investigation by the local and international community.” This information, like other analyses of the Bolivian coup, has never been reprinted by the mainstream media.

Brazil: The arrest and jailing of former Brazilian President Lula da Silva in April 2018 opened the door to far-right candidate Jair Bolsonaro, who came to power with the support of the United States and powerful corporate interests. New information indicates that the US was involved as in the countries listed above. According to an article in the Brazil Wire Newsletter, in 2019 the US Department of Justice attempted to pay the Lava Jato task force a $682 million dollar kickback. This was the task force that produced the false evidence used to convict Lula. As they remark, “Over the past 4 years, as most Anglo media completely ignored the issue, Brasil Wire has extensively covered US government involvement in the Lava Jato corruption investigation.”

Syria. American secret wars and media control is not confined to Latin America. In Syria, the United States and its allies funded the White Helmets organization which provided false propaganda to justify US military intervention against the Syrian government. This was exposed by Swedish Doctors for Human Rights, but the mainstream media continued to carry the White Helmets propaganda.

Xinjiang, China. The most recent example of secret intervention and media control comes in the context of Biden’s renewal of a Cold War with China. As described on the website Yilan, “Recently, there has been a flood of posts on various other social media platforms, decrying outrage over alleged abuse of Uyghur Muslims in Xinjiang. These posts claim that Uyghur Muslims are being skinned alive, tortured, starved, and raped in Nazi Germany style concentration camps. According to these posts, the camps seek to indoctrinate Uyghur Muslims into abandoning their Uyghur and Muslim culture. Essentially, these posts are stating that China is engaging in a genocide of Uyghur Muslims.”

Indeed, Uyghur Muslims have been relocated to camps in Xinjiang. But why? Here is where the media fails to give full information. For a long time, the Central Intelligence Agency has financed an organization called ETIM to promote Uyghur independence from China. This is important in the context of the new Cold War because Xinjiang is a key transportation region for the Chinese economic venture, the belt and road initiative, for trade with the Middle East and Europe. The Uyghur camps have been established in response to the CIA-funded terrorist operations.

As described in Yilan, “The ETIM is designated a terrorist organization by many countries for good reason. To quote from a report by the United Nations Security Council, ‘In recent years, ETIM has set up bases outside China to train terrorists and has dispatched its members to China to plot and execute terrorist acts including bombing buses, cinemas, department stores, markets and hotels.” There have been fewer attacks since the camps were established by the Chinese government as a response to these interventions.

As for the media coverage, according to Yilan, “The two main sources that are pushing the narrative of these centers being torture sites include Radio Free Asia, which is unsurprisingly also funded by the CIA, and a man named Adrien Zenz.” (See this analysis of Zenz).

None of this is to defend violations of human rights in the context of the culture of war by the opponents of the United States, but at the present time, it is the American empire that is dominating the culture of war.

That is the bad news, but there is good news as well. Returning to our point of departure, it is “the advance in both democracy and anti-war consciousness over the past few centuries that [explains why] the state has found it increasingly difficult to get popular support for its wars.”

In fact, by disseminating the above information, we contribute to further democracy and further increase in anti-war consciousness.

It does not seem likely that the advance in democracy and anti-war consciousness can overthrow the American Empire and its culture of war, but this empire, like its predecessor, the Soviet Empire, will eventually collapse from its own contradictions. At that point, there will be a window of opportunity. And at that point, the development of democracy and anti-war consciousness will be essential if we are to make a radical change in global governance, a United Nations based directly on the people and promoting a culture of peace.

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MISE À JOUR SUR LA CULTURE DE LA GUERRE

Il y a deux ans dans ce blog, j’ai écrit ce qui suit :

“Il y a eu tellement de progrès dans la démocratie et la conscience anti-guerre au cours des derniers siècles que l’État a de plus en plus de mal à obtenir le soutien populaire pour ses guerres, ouvertes et secrètes, et ses menaces de guerre. Les gens ne le feront plus votez pour cela. Pour contourner ce problème et pour continuer sa culture de guerre, l’État a de plus en plus recours à la guerre secrète, aux menaces secrètes et au mensonge pur et simple afin de justifier sa guerre ouverte. La guerre contre le Vietnam a été justifiée par une attaque inventée dans le golfe du Tonkin. La guerre contre l’Irak a été justifiée par les “armes de destruction massive” inventées. Le contrôle de l’information est devenu un moyen crucial pour la culture de la guerre – sans ce contrôle, il ne peut pas être maintenu”.

Les événements récents confirment cette analyse. Leur présentation dans les médias commerciaux a été contrôlée pour masquer la guerre secrète de l’empire américain.

Cuba. Comme décrit sur le site Web de FAIR : « Une vague de manifestations à Cuba est devenue le centre d’attention mondial cette semaine, les événements devenant la tendance n ° 1 sur Twitter pendant plus de 24 heures; célébrités, politiciens et même le président des États-Unis ont pesé sur l’action. . . Cependant, tout en donnant une large couverture aux manifestations, la presse commerciale à travers l’éventail politique ,a constamment minimisé l’une des principales causes de troubles : le blocus américain de plus en plus punitif. » En d’autres termes, les États-Unis mènent une guerre économique contre Cuba et utilisent ensuite la presse pour la justifier.

Nicaragua. Une guerre secrète similaire a été menée contre le Nicaragua. Voici la description rapportée dans Prensa Latina : « L’ambassadeur de Cuba au Nicaragua, Juan Carlos Hernández, a déclaré aujourd’hui que les événements de dimanche dans son pays suivent le même scénario que ce qui s’est passé au Nicaragua avec la tentative de coup d’État ratée en 2018. Nous sommes dans le présence d’un scénario préconçu auquel le Nicaragua n’est pas étranger, comme l’utilisation du vandalisme par les « manifestants », a déclaré le diplomate lors de son apparition dans le magazine Live de Channel Four à la télévision nicaraguayenne. Il a expliqué l’utilisation des réseaux sociaux de l’étranger pour encourager la violence et profiter des conditions difficiles imposées par la pandémie de Covid-19 pour provoquer des protestations. »

Venezuela : Il y a deux ans, nous avons réimprimé un article dans CPNN concernant la guerre économique des États-Unis contre le Venezuela et le contrôle des reportages des médias afin de justifier l’agression. L’auteur, Eric Zuesse, écrivant dans Transcend Media Service, a comparé cela à de nombreuses autres interventions similaires des États-Unis : « Au cours des soixante dernières années, des guerres économiques non conventionnelles ont été menées contre Cuba, le Chili, le Nicaragua, la République arabe syrienne et le République bolivarienne du Venezuela afin de faire échouer leur économie, de faciliter le changement de régime et d’imposer un modèle socio-économique néolibéral. Afin de discréditer certains gouvernements, les échecs dans le domaine des droits de l’Homme sont maximisés afin de rendre les renversements violents plus acceptables. . (…) À part les lecteurs de ce seul journal, où le public a-t-il pu trouver ces faits ? Si les faits peuvent être cachés du public, alors quelle confiance le public devrait-il raisonnablement avoir dans le gouvernement et dans les médias?”

Bolivie : Plus récemment, dans un autre article d’Eric Zuesse réimprimé dans CPNN, il déclare que « Sans aucun doute, le coup d’État en Bolivie fait partie de la tradition des vieux coups d’État militaires parrainés par les États-Unis depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cependant, cette pratique remonte encore plus loin, comme nous le montrent les livres d’histoire. Cela signifie que le coup d’État en douceur qui a été appliqué contre Manuel Zelaya au Honduras, Lugo au Paraguay et Dilma Rousseff au Brésil, a été abandonné et les anciennes formules sont revenues. En Bolivie, les anciennes formules ont été appliquées, car en réalité il n’y avait aucune base propagandiste possible pour un coup d’État. »

Une révélation récente soutient le rôle américain dans le coup d’État en Bolivie. Il est rapporté par le site TV Mundus : « Le leader du coup d’État qui a demandé la démission du président Evo Morales est parti aux États-Unis. 72 heures seulement après. Williams Kaliman, c’est son nom, est allé vivre aux États-Unis sans savoir exactement dans quel état il allait pouvoir se cacher après avoir collecté un million de dollars! Le chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis à La Paz était chargé de remettre un million de dollars à chaque chef militaire et cinq cent mille de la même monnaie à chaque chef de police. Entre le mutinerie des policiers qui a permis le chaos vindicatif contre les socialistes et les indigènes et l’inaction de l’armée, le coup d’État a pu être mis en œuvre. . . . . Kaliman a été immédiatement remplacé par la présidente autoproclamée Janine Añez et ainsi, avec les autres chefs militaires, ils sont partis pour les États-Unis, à l’abri de toute enquête immédiate de la communauté locale et internationale.” Cette information, comme d’autres analyses du coup d’État bolivien, n’a jamais été réimprimée par les médias grand public.

Brésil : L’arrestation et l’emprisonnement de l’ancien président brésilien Lula da Silva en avril 2018 ont ouvert la porte au candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, arrivé au pouvoir avec le soutien des États-Unis et de puissants intérêts commerciaux. De nouvelles informations indiquent que les États-Unis étaient impliqués comme dans les pays énumérés ci-dessus. Selon un article du Brazil Wire Newsletter en 2019, le ministère américain de la Justice a tenté de payer au groupe de travail Lava Jato un pot-de-vin de 682 millions de dollars. C’est le groupe de travail qui a produit les fausses preuves utilisées pour condamner Lula. Comme ils le font remarquer, “Au cours des 4 dernières années, comme la plupart des médias anglophones qui ont complètement ignoré le problème, Brasil Wire a largement couvert l’implication du gouvernement américain dans l’enquête sur la corruption de Lava Jato.”

Syrie. Les guerres secrètes américaines et le contrôle des médias ne se limitent pas à l’Amérique latine. En Syrie, les États-Unis et leurs alliés ont financé l’organisation des Casques blancs qui a fourni une fausse propagande pour justifier l’intervention militaire américaine contre le gouvernement syrien. Cela a été révélé par Médecins suédois pour les droits de l’Homme, mais les médias grand public ont continué à diffuser la propagande des Casques blancs.

Xinjiang, Chine. L’exemple le plus récent d’intervention secrète et de contrôle des médias survient dans le contexte du renouvellement par Biden d’une guerre froide avec la Chine. Comme décrit sur le site Web Yilan, « Récemment, il y a eu un flot de messages sur diverses autres plateformes de médias sociaux, décriant l’indignation face aux allégations d’abus de musulmans ouïghours au Xinjiang. et violées dans des camps de concentration de style allemand nazi. Selon ces messages, les camps cherchent à endoctriner les musulmans ouïghours pour qu’ils abandonnent leur culture ouïghoure et musulmane. Essentiellement, ces messages déclarent que la Chine se livre à un génocide des musulmans ouïghours. ”

En effet, les musulmans ouïghours ont été relogés dans des camps au Xinjiang. Mais pourquoi? C’est ici que les médias ne parviennent pas à donner des informations complètes. Pendant longtemps, la Central Intelligence Agency a financé une organisation appelée ETIM pour promouvoir l’indépendance des Ouïghours vis-à-vis de la Chine. Ceci est important dans le contexte de la nouvelle guerre froide, car le Xinjiang est une région de transport clé pour l’entreprise économique Chinoise, l’initiative  « Une ceinture, une route », pour le commerce Chinois avec le Moyen-Orient et l’Europe. Les camps ouïghours ont été créés en réponse aux opérations terroristes financées par la CIA.

Comme décrit dans Yilan, « L’ETIM est désignée organisation terroriste par de nombreux pays pour une bonne raison. Pour citer un rapport du Conseil de sécurité des Nations Unies, « Ces dernières années, l’ETIM a établi des bases en dehors de la Chine pour former des terroristes et a envoyé ses membres en Chine pour comploter et exécuter des actes terroristes, notamment des attentats à la bombe dans des bus, des cinémas, des grands magasins, des marchés et des hôtels. » Il y a eu moins d’attaques depuis que les camps ont été créés par le gouvernement Chinois en réponse à ces interventions.

Quant à la couverture médiatique, selon Yilan, “Les deux principales sources qui poussent le récit de ces centres comme des sites de torture sont Radio Free Asia, qui est sans surprise également financée par la CIA, et un homme nommé Adrien Zenz.” (Voir cette analyse de Zenz).

Rien de tout cela n’est pour défendre les violations des droits de l’Homme dans le cadre de la culture de la guerre par les opposants aux États-Unis, mais à l’heure actuelle, c’est l’empire américain qui domine la culture de la guerre.

C’est une mauvaise nouvelle, mais il y a aussi une bonne nouvelle. Pour en revenir à notre point de départ, c’est « l’avancée de la démocratie et de la conscience anti-guerre au cours des derniers siècles qui [explique pourquoi] l’État a de plus en plus de mal à obtenir le soutien populaire pour ses guerres ».

En fait, en diffusant les informations ci-dessus, nous contribuons à faire avancer la démocratie et à accroître encore la conscience anti-guerre.

Il ne semble pas probable que l’avancée de la démocratie et de la conscience anti-guerre puisse renverser l’empire américain et sa culture de guerre, mais cet empire, comme son prédécesseur, l’empire soviétique, finira par s’effondrer à cause de ses propres contradictions. Il y aura une fenêtre d’opportunité. Et à ce point lá, le développement de la démocratie et de la conscience anti-guerre sera essentiel si on peut faire un changement radical dans la gouvernance mondiale, une Organisation des Nations Unies basée directement sur le peuple et promouvant une culture de paix.

UN SECURITY COUNCIL: KEY REFORM FOR A CULTURE OF PEACE

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(Une version française suit en dessous)

In last month’s blog, we presented a utopian vision for Jerusalam as a turning point in the transition to a culture of peace. It was taken from my novella, “I have seen the promised land.”

Looking further into the novella, we find a second turning point in the transition, the achievement of universal nuclear disarmament.

And the key to both of these turning points is the reform of the United Nations Security Council, which, at the present time, is controlled by the nuclear powers and unable to act in the Middle East because of alliances with the State of Israel.

Here is how the novella imagines the reform of the Security Council, as of the year 2026:

“When we all got started on the Transition a few years ago . . . the United Nations was still a disaster. It is hard to overestimate the extent to which the UN was paralyzed following the Crash of ’20 and the Davos Coup. Its stock, like that of Wall Street, had fallen to the point that it was essentially worthless. Many said that its day was over, like that of its predecessor, the League of Nations. The old order, established after World War II, that the “Allies” should run the Security Council, had been disintegrating for many years since the turn of the Century, but all attempts at reform were unsuccessful. . . .

The first breakthrough here in New York came when the permanent members of the Security Council, Britain, France, US, China and Russia, agreed to stand down and to suspend, at least temporarily, the functions of the Council. This enabled negotiations to go forward for a new representational system in the Council. We will probably never know all the details of the negotiations that went on between the Nobel Group and the five great powers. . . . .

It was the Nobel Peace Laureates who cut the Gordian Knot, and they did it through a year of mediation, not by a single stroke of the sword. To me this symbolizes in a single image the transition to a culture of peace! It cannot be achieved overnight. There is no single decisive battle, but only the long patient process of dialogue, listening, and negotiation. As my African friends have always said, “A culture of peace is not built. It is cultivated.”

In the end, the agreement was reached. Those regional organizations previously based on state power, that could reorganize themselves on the basis of local and provincial representation were granted a seat in the new Security Council. . . .

In a few weeks, we will mark the first anniversary of the Transition Security Council, and what a year it has been! In only one year, the Transition Council has revitalized the disarmament process. Already, the International Atomic Energy Commission has announced a schedule of nuclear disarmament that should be completed within the year. And, most dramatic of all, they have succeeded where a Century of efforts by the nation-states failed; they have brought a viable peace plan to the Middle East. It was one thing when the Wall came down in 2021, but that was only a beginning. In a few months we will have the reunification of Jerusalem, and it will be cause for great celebration. The culture of peace has come of age!”

The preceding vision of a reformed Security Council has led me in recent years to call for the establishment of a new initiative, an alternative Security Council, independent of the nation-states.

At the present time, the Security Council of the United Nations does not not represent the interests of ordinary people, but rather the influence of lobbies, such as arms manufacturing companies, that determine the policies of the nation-states. On the other hand, a new institution should represent the people more directly. It should be democratically elected and should be close to the interests of the people.

For this reason, a good option is to establish a Mayors Security Council, composed of a rotating group of democratically-elected mayors from all the regions of the world. They tend to be close to the interests of ordinary citizens, concerned with the day-to-day problems of education, with citizen safety, and quality of life in general. Cities have no enemies, no need to prepare for war !

Mayors have no use for nuclear weapons and a Mayors Security Council would quickly decide to take serious steps towards their abolition.

Mayors have no reason to intervene in the Middle East, unlike the interventions by the United States and its allies in Iraq, Syria, Afghanistan, Libya, etc. And probably they would agree on effective steps towards peace between Israel and Palestine.

At first, such a Council would not have any power of action, but it would publish regular press-releases about what they would do if they were faced with the questions before the actual UN Security Council. The press releases would help develop the consciousness that “another world is possible”.

And, if some of us are correct that the world is on the verge of radical transformations, the time may come when a Mayors Security Council can become the real United Nations Security Council.

In any case, what we have now is not promoting a culture of peace. What we need is radical change, and the UN Security Council is a key point to be changed.

* * * * *

CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L’ONU : UNE RÉFORME CLÉ POUR UNE CULTURE DE LA PAIX

Dans le blog du mois dernier, nous avons présenté une vision utopique de Jérusalem comme un point tournant dans la transition vers une culture de paix. Il a été tiré de ma nouvelle, “J’ai vu la terre promise.”

En lisant la nouvelle, nous trouvons un deuxième tournant dans la transition, la réalisation du désarmement nucléaire universel.

Et la clé de ces deux points tournants est la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, qui, à l’heure actuelle, est contrôlé par les puissances nucléaires et incapable d’agir au Moyen-Orient en raison d’alliances avec l’État d’Israël.

Voici comment la nouvelle imagine la réforme du Conseil de sécurité, à partir de l’année 2026 :

Quand on s’est lancé sur la Transition il y a quelques années . . . “les Nations Unies restaient un désastre. Il est difficile d’estimer la mesure dans laquelle elles ont été paralysées après la crise de 2020 et le coup d’État de Davos. Leur stock, comme celui de Wall Street, avait tellement baissé qu’il n’avait pratiquement aucune valeur. Beaucoup ont dit que ses jours étaient révolus, comme ceux de son prédécesseur, la Ligue des Nations . Le vieil ordre, établi après la Seconde Guerre mondiale et dans lequel les “alliés” devaient diriger le Conseil de sécurité, avait été désintégré bien des années auparavant, au début du siècle, mais toutes les tentatives de réforme ont échoué.. . . .

La première percée est survenue à New York lorsque les membres permanents du Conseil de sécurité, la Grande-Bretagne, la France, les États-Unis, la Chine et la Russie, ont convenu de réduire et de suspendre, au moins temporairement, les fonctions du Conseil. Cela a permis aux négociations d’avancer vers un nouveau système de représentation. Nous ne connaîtrons probablement jamais tous les détails des négociations entre le groupe Nobel et les cinq grandes puissances.. . . . .

Ce sont les lauréats du prix Nobel de la paix qui ont coupé le nœud gordien, et s’ils l’ont fait pendant une année de médiation ce ne fut pas d’un seul coup d’épée. Pour moi, cela symbolise une image de la transition vers une Culture de la Paix! Cela ne peut pas se faire du jour au lendemain. Il n’y a pas de bataille décisive, mais seulement le long et patient processus de dialogue, d’écoute et de négociation. Comme mes amis africains me l’ont toujours dit, “une culture de paix ne se construit pas, elle se cultive.”

En fin de compte, un accord a été conclu: les organisations régionales, auparavant basées sur un pouvoir d’État qui pouvait se réorganiser sur la base d’une représentation locale et provinciale, ont obtenu un siège au nouveau Conseil de sécurité. . . . .

Dans quelques semaines, nous marquerons le premier anniversaire du Conseil de sécurité de la transition, et quelle année cela a été ! Un an seulement, depuis que le Conseil de transition a relancé le processus de désarmement. Déjà, la Commission internationale de l’énergie atomique a annoncé un calendrier de désarmement nucléaire qui devrait être achevé dans l’année. Et, le plus remarquable, c’est d’avoir réussi là où un siècle d’efforts des états-nations a échoué; ils ont apporté un plan de paix viable au Moyen-Orient. La chute du mur en 2021 était un événement, mais ce n’était que le début. Dans quelques mois, nous verrons la réunification de Jérusalem et ce sera une grande fête. L’ère de la culture de la paix est arrivée!”

La vision précédente d’un Conseil de sécurité réformé m’a conduit ces dernières années à appeler à la mise en place d’une nouvelle initiative, un Conseil de sécurité alternatif, indépendant des États-nations.

Actuellement le Conseil de sécurité des Nations Unies ne représente pas les intérêts des citoyens et citoyennes du monde, mais plutôt l’influence de lobbies, tels que les entreprises de fabrication d’armes, qui déterminent les politiques des États-nation. Par contre, une nouvelle institution devrait représenter les intérêts des des peuples. Il doit être élu démocratiquement et doit être proche du peuple.

Pour cette raison, une bonne option consisterait à établir un Conseil de sécurité des maires, composé d’un groupe tournant de maires élus démocratiquement, de toutes les régions du monde. Ces maires seraient plus proches des intérêts des citoyens, soucieux des problèmes quotidiens liés à l’éducation, à la sécurité, et à la qualité de vie en général. Les villes n’ont pas d’ennemis, donc pas besoin de se préparer à la guerre !

En effet, ils n’ont aucun interêt pour les armes nucléaires et un Conseil de sécurité des maires déciderait rapidement de prendre des mesures sérieuses en vue de leur abolition.

Ils n’ont donc aucune raison à intervenir au Moyen-Orient, contrairement aux interventions des états, les États-Unis et leurs alliés en Irak, en Syrie, en Afghanistan, en Libye, etc. Et ils seraient probablement d’accord sur des mesures efficaces vers la paix entre Israël et la Palestine.

Dans un premier temps, un tel Conseil n’aurait aucun pouvoir d’action, mais publierait des communiqués de presse réguliers sur ce qu’ils feraient s’ils étaient confrontés aux questions soumises au Conseil de sécurité de l’ONU. Les communiqués de presse aideraient à développer la conscience qu’un “autre monde est possible”.

Si certains d’entre nous ont raison de dire que le monde est au bord de transformations radicales, peut-être qu’un Conseil de sécurité des maires pourrait, dans un second temps, pourrait devenir le véritable Conseil de sécurité des Nations Unies.

En tout cas, ce que nous avons maintenant, ce n’est pas la promotion d’une culture de la paix. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un changement radical, et le Conseil de sécurité de l’ONU est un point clé à changer.

A UTOPIAN VISION FOR JERUSALEM

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(Une version française suit en dessous)

We have over five years remaining before the events I imagined as follows in my novella, “I have seen the promised land.” More than ever, I think that this is an essential turning point in the road we need to follow to achieve the transition from the culture of war to a culture of peace.

January 1, 2027

I can’t remember the last time that I stayed up all night for something. But that’s what we did last night at the assembly hall of the University for Peace. And there were millions of others like us who did the same in their churches and their meeting halls and in their homes. The broadcast was live from Jerusalem where the hour is 7 hours ahead of us.

Jerusalem is now a City of Peace. The ceremony was incredible!

Everyone was there. The Pope, the highest rabbis of the Jewish faith, the leaders from all Islamic orders, the Copts, the Russian Orthodox, the Greek Orthodox, dozens of different Protestant leaders, the Baha’i, even the Georgian Christians, all in their colorful robes and gowns. Even Buddhists and other Eastern religions and indigenous shamans got their turn to speak. Never before in history has there been such a gathering of all religions. I did not even see a single policeman or soldier in evidence, at least not on the Internet projection screen.

For me the most amazing moment was the appearance of Desmond Tutu, now 96 years old! It was he who first declared that the Palestinians were victims of Apartheid and that like the South Africans, they would eventually gain their freedom. Over the years he has come to symbolize, perhaps more than anyone else, the nonviolent struggle for a solution in the Middle East, and now the new Jerusalem is its shining symbol! He spoke for only a moment, but the old sparkle was still in his eye as he gave up a prayer of thanks. Around the world, our eyes were filled with tears.

Then came the dancing and singing. As if they had been dammed up over the years and now burst forth in an explosion of rhythm and color! I was proud of the role of the Culture of Peace Tourism Board, which has worked for decades now behind the scenes to produce the agreement, understanding that Jerusalem is part of our common human heritage, regardless of religion, and that it will be the greatest of all tourist attractions now that it is shared in peace. And I am proud of the new United Nations, without which this would never have been possible!

Last night was the first time that the mass media has given priority to the culture of peace. I had thought that all the internet publicity over the past few years would have forced the media to talk about it sooner. But it took the Jerusalem accords and the ceremonies last night to finally get their full attention.

* * * * *

Is this vision realistic? It is utopian, but it is possible, as indicated by the title of my books translated into Spanish, “Cultura de paz: una utopía posible“. For one thing, within the next five years, we can expect to see the crash of the American empire, of which Israel has been one of its most important outposts, sustained annually by billions of American dollars, American weapons and American vetoes in the UN Security Council.

But most important, the recent Israeli war against the Palestinians has united the Palestinian people and increased support for them around the world, as indicated in this month’s CPNN bulletin. Just as South African apartheid was defeated by a combination of struggle within the country and support from the international community, so, too, the Israeli apartheid can be overcome. Let us hope that the Palestinians will have their equivalent of Nelson Mandela to lead the way to peace.

* * * * *

UNE VISION UTOPIQUE POUR JÉRUSALEM

Il nous reste cinq ans avant les événements que j’imaginais dans ma nouvelle, “j’ai vu la terre promise.” Plus que jamais, je pense qu’il s’agit d’un tournant essentiel dans la voie que nous devons suivre pour passer de la culture de la guerre à une culture de la paix.

1 janvier 2027

Je ne me souviens pas de la dernière fois où je suis resté debout toute la nuit pour quelque chose. Mais c’est ce que nous avons fait hier soir dans la salle de réunion de l’Université pour la paix. Et il y avait des millions d’autres comme nous qui ont fait de même dans leur église et leur salle de réunion et dans leur maison. L’émission était en direct de Jérusalem où le décalage horaire est de 7 heures.
 
Jérusalem est maintenant une ville de paix ! La cérémonie a été incroyable !

Tout le monde était là. Le pape, les plus hauts rabbins de la foi juive, les chefs de tous les ordres islamiques, les coptes, les orthodoxes russes, les grecs orthodoxes, des dizaines de chefs protestants différents, les baha’is, même les chrétiens géorgiens, tous dans leurs robes et costumes colorés. Même les bouddhistes et autres religions orientales et les chamans indigènes ont eu leur temps de parole. Jamais auparavant dans l’Histoire il n’y a eu un tel rassemblement de toutes les religions. Je n’ai même pas vu un seul policier ou soldat, au moins pas sur l’écran de projection Internet.

Pour moi, le moment le plus étonnant a été l’apparition de Desmond Tutu, maintenant âgé de 96 ans! C’est lui qui a déclaré pour la première fois que les Palestiniens étaient victimes de l’apartheid et que, comme les Sud-Africains, ils finiraient par gagner leur liberté. Au fil des ans, il est venu pour symboliser, peut-être plus que quiconque, la lutte non violente pour une solution au Moyen-Orient, et maintenant la nouvelle Jérusalem est son symbole brillant ! Il parla brièvement, mais l’étincelle était toujours dans son œil lorsqu’il offrit une prière de remerciement. Nos yeux se sont remplis de larmes à travers le monde

Sont venus ensuite les danses et les chants. Comme s’ils se retenaient depuis des années et explosaient maintenant dans des éclats de rythmes et de couleurs!

J’étais fier du rôle du Conseil du tourisme de la culture de la paix, qui travaille depuis des décennies dans les coulisses pour élaborer l’accord, sachant que Jérusalem fait partie de notre patrimoine commun de l’humanité. Quelle que soit la religion, ce sera la plus grande de toutes les attractions touristiques, maintenant que la ville est partagée en toute tranquillité. Et je suis fier des nouvelles Nations Unies, sans lesquelles cela n’aurait jamais été possible!

Hier soir, c’était la première fois que les médias commerciales accordaient la priorité à la culture de la paix. J’avais pensé que toute la publicité sur Internet au cours des dernières années les aurait forcé à en parler plus tôt. Mais il a fallu les accords de Jérusalem et les cérémonies de la nuit dernière pour enfin obtenir toute leur attention.

* * * *

Cette vision est-elle réaliste? C’est utopique, mais c’est possible, comme l’indique le titre de mes livres traduits en espagnol, “Cultura de paz: una utopía posible“. D’une part, dans les cinq prochaines années, nous pouvons attendre le crash de l’empire américain, dont Israël a été l’un des avant-postes les plus importants, soutenu chaque année par des milliards de dollars américains, des armes américaines et des veto américains au Conseil de sécurité de l’ONU.

Mais le plus important, la récente guerre israélienne contre les Palestiniens a uni le peuple palestinien et accru son soutien dans le monde entier, comme indiqué dans le bulletin de CPNN de ce mois-ci. Tout comme l’apartheid sud-africain a été vaincu par une combinaison de luttes à l’intérieur du pays et de soutien de la communauté internationale, l’apartheid israélien peut également être vaincu. Espérons que les Palestiniens auront leur équivalent de Nelson Mandela pour ouvrir la voie à la paix !

NEWS FROM PALESTINE: THE MESSENGER REFUSES TO BE KILLED

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(Une version française suit en dessous)

The Israeli government has bombed the headquarters of Associated Press and Al Jazeera in Gaza, trying to limit messages from the Palestinian people to describe their suffering.

But the messenger refuses to be killed.  Here are some of the messages I have received from people in Palestine.

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It’s been two weeks since we have all been witness to what is happening in the Sheikh Jarrah neighborhood in East Jerusalem. News agencies have been covering the news and the violence of the Israeli settlers and army there. Tens of Palestinian activists were arrested, rubber bullets and tear gas was harshly used. Why all this? Because Palestinians are demonstrating in response to the eviction (ethnic cleansing) of 28 families from their homes in order to establish a new illegal settlement. The Nakbah, (the catastrophe that started in 1948) continues until this day.

This violence has not stopped since then and has intensified since the Israeli military occupation of East Jerusalem, the West Bank and Gaza in 1967. Palestinians have been severely oppressed by the direct Israeli military occupation, home demolition policy, land confiscation, administrative detention, restrictions of movement, abuse of natural resources and denial of freedom to worshiping for Palestinian Christians and Muslims in Jerusalem. Those acts have only been condemned by the International community which have never taken any steps to put Israel accountable for the oppression.

We at Holy Land Trust believe that as Palestinians we have to shape a future vision to see lasting and just peace in the Holy Land grounded by honoring the dignity and rights of all peoples through nonviolence, to resist the Israeli oppression and occupation in East Jerusalem, the West Bank and Gaza.

We truly believe that violence only brings violence and hatred, and we cannot stop the circle of violence without healing our inherited traumas and fears, as well as raising awareness within the Israeli community about the daily acts of the Israeli settlers and army in the occupied territories, and create advocacy and solidarity to push Israel to end its bitter occupation of people and lands.

Jerusalem is a sacred city to all the monotheistic religions that can symbolize peace, harmony, acceptance of the other, and a space where everyone must enjoy freedom to worship.

We at Holy Land Trust highly condemn all acts of violence towards Palestinian Christian and Muslim worshippers in Jerusalem, and all kinds of violence implemented by the settlers against the innocent people of Sheikh Jarrah.

We kindly ask all of our friends around the globe to put pressure on their governments to stop Israel and its Apartheid system in Palestine, and to work together towards building a safe future to the coming generations in this land that we all call HOLY!

  • *  *  *  *

The last barbaric act of Israel is killing an entire family is Shati’ Refugee camp, one of the most overcrowded in Gaza and a home for 103,000 people living in an area 0.7 square kilometres. Children and  women killed as they’re sleeping. Paramedic told Al-Jazeera they are trying to save as many parts as possible from these bodies so they can be buried. In this picture, only a two-month baby Omar survived. This is a massacre of defenceless population. Please act, protest, share the message, write to your local elected parliamentarian demand to stop this unprecedented aggression on young community of refugee children and women in Gaza. #GazaUnderAttack

  • *  *  *  *

In Gaza, it is challenging for parents to provide security and safety for their young children, because they themselves are feeling unsafe, unsecured and in a state of trauma. My sister, Alaa, a mother and caregiver for two little children said “As bombs continue to fall, my little one who is barely speaking cannot stop saying: Mama khaf Mama khaf (Mum I’m frightened, Mum I am frightened)

  • *  *  *  *

Today I spoke with my family in Gaza. All of them are ready to be the target of death. They said to me that last night was a terrifying and horrible experience for them, unimaginable. My sisters said it was like the sky rained with showers of bombs. Tonight, my sisters and mom are wearing several layers of clothing so they are completely covered. They are holding their small hand bags. They told me, if we die we need to die with our bodies covered.

My heart beats fast. In that moment I was silent. I don’t know what to say to them. I hear their tone of voice is the true horror of what they feel. Now the bombing is being repeated in northern Gaza where my family and friends live. Pray for them

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NOUVELLES DE PALESTINE: LES MESSAGES PASSENT MALGRE TOUT

Le gouvernement israélien a bombardé le siège d’Associated Press et d’Al Jazeera à Gaza , essayant de limiter les messages du peuple palestinien pour décrire ses souffrances.

Mais les messages passent malgré tout. Voici quelques-uns des messages que j’ai reçus de quelques personnes en Palestine.

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“Cela fait deux semaines que nous sommes témoins de ce qui se passe dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est. Les agences de presse ont couvert les informations de la violence des colons israéliens et de l’armée là-bas. Des dizaines d’activistes palestiniens ont été arrêtés, des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes ont été durement utilisés. Pourquoi tout ça? Parce que le peuple Palestinien manifeste en réponse à l’expulsion (nettoyage ethnique) de 28 familles de leur maison afin d’établir une nouvelle colonie illégale. La Nakbah, (la catastrophe qui a commencé en 1948) se poursuit jusqu’à ce jour.

Cette violence n’a pas cessé depuis lors et s’est intensifiée depuis l’occupation militaire israélienne de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de Gaza en 1967. Les Palestiniens ont été sévèrement opprimés par l’occupation militaire israélienne directe, la politique de démolition de maisons, la confiscation des terres, la détention administrative, les restrictions de déplacement, l’abus des ressources naturelles et le déni de la liberté de culte pour les chrétiens et musulmans palestiniens à Jérusalem. Ces actes ont été condamnés par la communauté internationale, mais les mesures pour rendre Israël responsable de l’oppression n’ont jamais été prises.

À Holy Land Trust, nous pensons qu’en tant que Palestiniens, nous devons façonner une vision future pour voir une paix durable et juste en Terre Sainte fondée sur le respect de la dignité et des droits de tous les peuples par la non-violence, pour résister à l’oppression et à l’occupation israéliennes à Jérusalem-Est, en Cisjordanie et à Gaza.

Nous croyons sincèrement que la violence n’apporte que violence et haine, et nous ne pouvons pas arrêter le cercle de violence sans guérir nos traumatismes et nos peurs hérités, ainsi que sensibiliser la communauté israélienne aux actes quotidiens des colons et de l’armée israéliens dans les territoires occupés. Et créer ainsi un plaidoyer et une solidarité pour pousser Israël à mettre fin à son amère occupation des peuples et des terres.

Jérusalem est une ville sacrée pour toutes les religions monothéistes qui peuvent symboliser la paix, l’harmonie, l’acceptation de l’autre, et un espace où chacun doit jouir de la liberté de culte.

À Holy Land Trust, nous condamnons vivement tous les actes de violence envers les fidèles chrétiens et musulmans palestiniens à Jérusalem, ainsi que toutes les formes de violence mises en œuvre par les colons contre le peuple innocent de Sheikh Jarrah.

Nous demandons à tous nos amis du monde entier de faire pression sur leurs gouvernements pour qu’ils arrêtent Israël et son système d’apartheid en Palestine, et de travailler ensemble pour construire un avenir sûr pour les générations à venir dans cette terre que nous appelons tous SAINTE! ”

* * * *

“Le dernier acte barbare d’Israël tue une famille entière dans le camp de réfugiés de Shati’, l’un des plus surpeuplés de Gaza où 103 000 personnes vivent sur une superficie de 0,7 km2. Des enfants et des femmes ont été tués pendant leur sommeil. Les ambulanciers paramédicaux ont déclaré à Al-Jazeera qu’ils essayaient de sauver autant de morceaux” possible de ces corps afin qu’ils puissent être enterrés. Sur cette photo, seul un bébé de deux mois, Omar, a survécu. C’est un massacre de population sans défense. S’il vous plaît, agissez, protestez, partagez le message, écrivez à votre parlementaire élu local pour demander l’arrêt de cette agression sans précédent contre la jeune communauté d’enfants et de femmes réfugiés à Gaza. #GazaUnderAttack ”

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“À Gaza, il est difficile pour les parents d’assurer la sécurité et la sûreté de leurs jeunes enfants, car ils se sentent eux-mêmes en danger, sans sécurité et en état de traumatisme. Ma sœur, Alaa, mère et soignante de deux petits enfants a dit: “Alors que les bombes continuent de tomber, mon petit qui parle à peine ne peut pas s’arrêter de dire: Mama khaf Mama khaf (Maman j’ai peur, maman j’ai peur).”

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“Aujourd’hui, j’ai parlé avec ma famille à Gaza. Tous sont prêts à être la cible de la mort. Ils m’ont dit que la nuit dernière était pour eux une expérience terrifiante et horrible, inimaginable. Mes sœurs ont dit que c’était comme si le ciel pleuvait avec des averses de bombes. Ce soir, mes sœurs et ma mère portent plusieurs couches de vêtements, donc elles sont complètement couvertes. Ils tiennent leurs petits sacs à main. Ils m’ont dit que si nous mourons, nous devons mourir avec nos corps couverts.

Mon coeur bat rapidement. A cet instant, je me suis tu. Je ne sais pas quoi leur dire. J’entends que le ton de leur voix est la véritable horreur de ce qu’ils ressentent. Aujourd’hui, les bombardements se répètent dans le nord de Gaza, où vivent ma famille et mes amis. Priez pour eux.”

DECLARATION FOR THE TRANSITION TO A CULTURE OF PEACE IN THE XXI CENTURY

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As we entered the year 2021, I wrote as follows to conclude the January bulletin: “a crash of the global system of governance will give us a window of opportunity for the radical change that is needed from the culture of war to a culture of peace. But such a change requires advance preparation. We need to work on this now, and I hope to address this question in my next blogs.”

I am pleased to say that we now have a new project that can help us prepare for this great challenge. It is called the DECLARATION FOR THE TRANSITION TO A CULTURE OF PEACE IN THE XXI CENTURY, prepared by Roberto Mercadillo in Mexico with inputs from myself and from Federico Mayor Zaragoza.

We will be circulating the Declaration as widely as possible for signatures and dissemination, and a website is in preparation for this.

Below is the short English version of the Declaration.

Brief versions are available on the Internet in Spanish and in French.

The full versions are also available in English, in Spanish and in French.

* * * * *

DECLARATION FOR THE TRANSITION TO A CULTURE OF PEACE IN THE XXI CENTURY

In 1997, the United Nations General Assembly proclaimed the year 2000 as the International Year for the Culture of Peace. In 1999 it adopted the Declaration and Programme of Action on a Culture of Peace, and in the years since then the General Assembly has continued to call for its implementation. Twenty years later, we recognize that the transition from the culture of war and violence to a Culture of Peace is a possible utopia.

We also recognize that in recent decades, human beings have been able to express themselves freely, and we hope that, now, “we the peoples” will be able to participate in the consolidation of democratic multilateralism. As never before, humanity is aware that “change” is the essence of life and that, as living beings capable of reflection and change, we can and must change the course of history and that of all humanity.

We recognize that changes emanating from individuals can guide us in the search for that which links us with other humans and with all of life. But, we also recognize that individual change is not enough and that the transition to a Culture of Peace requires profound changes and reforms of institutions and policies to make possible a collective transformation.

In view of the above we propose locally. . .

A global Culture of Peace that can be cultivated locally with various expressions . . . promoted and favored by the authorities of our cities, enabling citizens around the world to organize peace education and to propose public policies that:

Guarantee budgetary investment to improve and enrich the physical and social environments of cities, so that our brains are nourished from an early age with experiences of well-being and awareness of the conditions that need to be transformed in our communities.

Promote and support peace education programs in public institutions and in non-formal settings through community initiatives that go beyond schools and universities that operate as a business.

Share broad and transdisciplinary scientific knowledge with communities and neighborhoods: so that people can question and think about the relevance of our beliefs and values; so that we become aware of our position in the world and our relationship with other species; so that we understand that biology and previous history does not determine our destiny; and so that we can learn conflict resolution based on non-violence.

Share with communities and neighborhoods the history of world cultures and their actions in favor of peace: recognizing our unity with other peoples; knowing their symbols; and creating new shared symbols that promote the acceptance of others, solidarity, respect and cooperation.

Promote transparency and the free flow of information: avoiding the secrecy of the State; promoting, supporting and giving freedom to the imagination and the creation of new vocabularies, languages ​​and narratives about peace; and transforming the negative and violent portrayal of conflict in the mass media.

Publicize the knowledge and actions of organized civil society: enabling participatory democracy; training citizens, teachers, journalists, activists, social and religious leaders, policemen, students, professionals, politicians and scientists to participate in the exercise of their human rights, monitoring guarantees of all human rights including housing, health, sanitation, education and public safety; and thus evaluating the progress of the culture of peace in their communities.

Establish spaces for reflection, listening and dialogue between people of different ages, different physical, affective, cognitive and socioeconomic needs, and different ethnic, linguistic and gender identities.

Promote democratic participation through equitable representation mechanisms for ethnic and gender diversities, free from the influence of military industry, financial monopoly corporations, and institutions that influence national politics.

Prioritize local and sustainable agriculture, manufacturing and consumption that depend less on oil and corporate monopolies, that respect the diversity of regional species to help combat climate change and environmental problems, and that promote the creation of cooperatives that work for a social and solidarity economy focused on fair trade and the well-being of the families and groups that comprise them.

… and we propose globally

The creation of a “Mayors Security Council” made up of representatives of the principal cities from all regions of the world. This Council can increase awareness that another world is possible. It can be created immediately since its formation does not require agreements or approval from the United Nations Member States. It can meet virtually through modern forms of communication and display in the press and mass media its own agreements on global security issues on the agenda of the actual Security Council, including issues that the current Security Council has failed to address, for example, the abolition of nuclear weapons.

The creation of a Council for Socioeconomic Affairs and a Council for Environmental Affairs in the United Nations, whose decisions represent the global balance of powers and favor the adoption of agreements on these matters by the Member States.

The prompt re-founding of the United Nations System, with a General Assembly composed of 50% representatives of the Member States and another 50% of institutions, academies and civil society organizations from around the world that represent “We, the peoples…”; this will allow the redirection of present policies by means of democratic multilateralism.

“The peoples” already have their own voice.

We hold that history is in our hands and that another world is possible.

A global culture of peace is possible. Let’s not mourn, but organize!

* * *
Signatories
David Adams. Director of the UNESCO task force for the International Year for the Culture of Peace.
Federico Mayor Zaragoza. President of Fundación Cultura de Paz
Roberto Emmanuele Mercadillo Caballero. Researcher at the National Council of Science and Technology, Mexico; Secretary of Transitional Justice and Peace, CSO.

LISTEN TO THE WOMEN

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(Une version française suit en dessous)

It’s been difficult this year to find positive news for the blog. One thing is for certain: that we need radical change in the world.

This month, however, the women of the world give us reason to hope for the future, as we see from the CPNN bulletin. Around the world millions of women risked the covid pandemic and took to the streets to demand radical change.

Here were some of the demands and slogans on the signs they held.

ABORTO LEGAL
HUELGA FEMINISTA
REBEL WITH A CAUSE
She is not half-world. She is the whole world.
#NeverAgain to a fascist dictatorship
#ME TOO

The following interview tells us where the change will come from. It was recorded by Alcinda Honwana with Quitéria Guirengane, a Mozambican female activist and the President of the Mozambican Young Women Leaders’ Network.

“There are many youth groups and associations, formal and informal, fighting for what they believe is a better and fair society. For me, it was important to establish closer links with those other groups or individuals, especially at district level. This led me to create the Young Women Leaders’ Network, an informal network that brings together young women from different backgrounds from all over the country; we are currently building a database of young female leaders from different fields – activists, artists, community organizers, entrepreneurs, scholars, athletes and the like . . .

“I am a member of various Pan-African networks and organizations such as: the Pan-African Youth Forum for the Promotion of a Culture of Peace in Africa; the Southern Africa Platform for Young Women Leaders; the African Network for the Right to Protest; and the Solidarity Network for Political Prisoners in Africa; and the Global Network of Young Women Leaders. Through these various continental and international networks, I have learned that well-structured continental-wide action can be very effective, when it engages the right players, defends coherent messages, values community knowledge, and stands-up for fair causes. . . .

“We keep close links with our counterparts in other African countries, such as Angola, DRC, Tunisia, South Africa, and Zimbabwe. . . .

“Despite the lack of support, young Africans continue to fight. Bobi Wine continues to fight; the Angolan activists, even after spending months in prison, remain active, as do the Mozambican activists who are routinely intimidated and attacked by the authorities. I have a lot of hope in our Pan-African networks such as Afrikiki Mwinda and others.

“Change will come from within, from us. The revolution will have to be done by the African activists, by ourselves, without waiting for the support of the international community, and beyond our corrupt national institutions. All this time, we have been playing by the rules, constituting ourselves in formal organizations, getting all the permissions to protest peacefully, running for elections and putting across our ideas; but the rules of the game, as established, are fundamentally flawed and unjust.

“Every time we played by their rules, we have been duped, side-lined, maimed and sometimes killed. We are getting tired and we are saying enough! The world should not be surprised if one day young people resolve to take power by force, with violence.”

We’ve said it before and we say it again: Listen to the women !

* * * * *

ÉCOUTER LES FEMMES

Il a été difficile cette année de trouver des nouvelles positives pour le blog. Une chose est sûre: nous avons besoin d’un changement radical dans le monde.

Ce mois-ci, cependant, les femmes du monde nous donnent des raisons d’espérer pour l’avenir, comme nous le voyons dans le bulletin de CPNN. Partout dans le monde, des millions de femmes ont risqué la pandémie de covid et sont descendues dans la rue pour exiger un changement radical.

Voici quelques-unes des demandes et des slogans sur les pancartes qu’elles tenaient.

ABORTO LEGAL
HUELGA FEMINISTA
REBEL WITH A CAUSE
She is not half-world. She is the whole world.
#NeverAgain to a fascist dictatorship
#ME TOO

L’interview suivante nous dit d’où viendra le changement. Il a été enregistré par Alcinda Honwana avec Quitéria Guirengane, une militante mozambicaine et présidente du Réseau des jeunes leaders mozambicaines.

“De nombreux groupes et associations de jeunes, formels et informels, se battent pour une société meilleure et juste. Pour moi, il était important d’établir des liens plus étroits avec ces autres groupes ou individus, en particulier au niveau du district. Cela m’a conduit à créer le Young Women Leaders ‘Network, un réseau informel qui rassemble des jeunes femmes d’horizons différents de partout dans le pays; nous construisons actuellement une base de données de jeunes femmes leaders dans différents domaines : activistes, artistes, organisatrices communautaires, entrepreneures, universitaires , athlètes et autres.

“Je suis membre de divers réseaux et organisations panafricains tels que: le Forum panafricain de la jeunesse pour la promotion d’une culture de la paix en Afrique; la Plateforme d’Afrique australe pour les jeunes femmes leaders; le Réseau africain pour le droit de manifester ; le Réseau de solidarité pour les prisonnières politiques en Afrique; et le Réseau mondial des jeunes femmes leaders.

“Grâce à ces différents réseaux continentaux et internationaux, j’ai appris qu’une action bien structurée à l’échelle du continent peut être très efficace, lorsqu’elle implique les bons acteurs, qu’elle défend des messages cohérents, qu’elle valorise le savoir communautaire et qu’elle défend des causes justes.

“Nous gardons des liens étroits avec nos homologues d’autres pays africains, tels que l’Angola, la RDC, la Tunisie, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe.

“Malgré le manque de soutien, les jeunes Africains continuent de se battre. Bobi Wine continue de se battre; les militants angolais, même après avoir passé des mois en prison, restent actifs, tout comme les militants mozambicains qui sont régulièrement intimidés et attaqués par les autorités. Il y a beaucoup d’espoir dans nos réseaux panafricains comme Afrikiki Mwinda et d’autres.

“Le changement viendra de l’intérieur, de nous. La révolution devra être faite par les militants africains, par nous-mêmes, sans attendre le soutien de la communauté internationale, et au-delà de nos institutions nationales corrompues.

“Pendant tout ce temps, nous avons respecté les règles, nous constituant en organisations formelles, obtenant toutes les autorisations pour manifester pacifiquement, nous présentant aux élections afin de faire passer nos idées. Mais les règles du jeu, comme elles sont établies actuellement, sont fondamentalement défectueuses et injustes. Chaque fois que nous avons joué selon leurs règles, nous avons été dupés, mis de côté, mutilés et parfois tués. Nous sommes fatigués et nous disons assez! Le monde ne devrait pas être surpris si un jour, les jeunes décident de prendre le pouvoir par la force, avec violence.”

Nous l’avons déjà dit et nous le répétons: écoutez les femmes!

APPEALS ARE NOT ENOUGH

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(Une version française suit en dessous)

At the end of this month’s CPNN bulletin concerning the Treaty on Prohibition of Nuclear Weapons, we say the following:

“Many of the organizations above make demands of the nuclear states to begin the process of nuclear disarmament. And people are invited to sign appeals to these governments such as the Appeal for a Nuclear-Weapon-Free World. But there is no indication that the nuclear powers are listening., We must do more than that.”

Here’s why appeals are not enough.

As documented in my History of the Culture of War, the governments of the nuclear powers all share in the culture of war. Nation-states have come to monopolize the culture of war over the course of many centuries and there is no indication that they will change of their own accord.

It is true that over 50 nation-states have now signed and ratified the Treaty, but none of them are among the nuclear powers. The only countries from Europe are Ireland, San Marino and Malta. Nor are there other developed countries such as Japan, Canada and South Korea. Instead, they are the countries from the Global South, Latin America, Africa and Asia-Pacific, along with Nepal, Myanmar, Thailand, Viet Nam and the State of Palestine. These countries that do not have the resources to develop nuclear weapons, even if they wanted to.

And it is true that one country has renounced nuclear weapons after having developed them. It was South Africa when President de Klerk was negotiating was Nelson Mandela. This is certainly a special case.

The problem with appeals to the nation-states, such as that mentined above, is that it gives a false sense of effective action to those who seek a nuclear-free world. Activists may be tempted to make their appeal and then sit back and say, “We’ve done all we can.”

Instead, activists in the nuclear states should mount serious campaigns in their country to force their government to undertake unilateral nuclear disarmament. Although such campaigns are not likely to be successful in the short term, in the long term they could set an important precedent.

Perhaps most important, such campaigns may force activists to recognize their government’s intransigent culture of war and they may come to the same conclusion as me, that the nation-states are hopeless with regard to nuclear disarmament.

Once having come to that point, activists should join me in working replace the nation-state in the direction of the United Nations, putting the UN in the hands of the mayors or parliaments of the world instead of the national governments.

Cities, unlike nation-states, have no vested interest in nuclear weapons.

The advantage of a United Nations run by mayors is that it could develop and implement an effective plan for multi-lateral nuclear disarmament instead of insisting on the unilateral nuclear disarmament of individual states.

To those who say that the nation-states will never give up their power at the United Nations, I say the following.

1. We may be on the verge of a global economic crash followed by a global political crash that may greatly weaken the hold of the governments of the world on the United Nations.

2. Already the great powers have to some extent abandoned the United Nations. The situation has not changed since I wrote the following in the blog back in June 2016: “1) The national governments of the world increasingly ignore the United Nations when faced with global problems. . . We first saw this trend with the global economic crisis of 2007-2008; the powerful states, meeting as the G-7, ignored the relevant financial institutions of the United Nations, the World Bank and the International Monetary Fund, and responded to the crisis with meetings of their finance ministers. Then in 2010, the powerful countries ignored the United Nations Non-proliferation conference  and met in Washington in a parallel conference  called by President Obama. Only Iran sent a head of state to the United Nations conference. Finally, even when the national governments attend a United Nations summit, the results are not adequate, as illustrated by the conferences to confront global warming in 2012 in Rio  and 2015 in Paris.”

I repeat the message at the end of last month’s blog that “a crash of the global system of governance will give us a window of opportunity for the radical change that is needed from the culture of war to a culture of peace. But such a change requires advance preparation. We need to work on this now, and I hope to address this question in my next blogs.”

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LES APPELS NE SUFFISENT PAS

Le bulletin de CPNN ce mois-ci concernant la Traité sur l’interdiction des Armes Nucléaires arrive à la conclusion suivante : “Les organisations ci-dessus demandent aux puissances nucléaires d’entamer le processus de désarmement nucléaire. Et les individus sont invités à signer des appels à ces gouvernements tels que l’Appel pour un monde sans armes nucléaires. Mais rien n’indique que les puissances nucléaires écoutent., Nous devons faire plus que cela.”

D’après mon Histoire de la culture de la guerre, les gouvernements des puissances nucléaires partagent tous la culture de la guerre. La culture de la guerre de l’État-nation s’est développée au cours de nombreux siècles et rien n’indique que cela puisse changer.

Il est vrai que plus de 50 États-nations ont maintenant signé et ratifié le Traité, mais aucun d’entre eux ne fait partie des puissances nucléaires. Les seuls pays d’Europe sont l’Irlande, Saint-Marin et Malte. Il n’y a pas non plus d’autres pays développés tels que le Japon, le Canada et la Corée du Sud. Au lieu de cela, il s’agit des pays du Sud, d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie-Pacifique, ainsi que du Népal, du Myanmar, de la Thaïlande, du Viet Nam et de l’État de Palestine. Ces pays qui n’ont pas les ressources pour développer des armes nucléaires, même s’ils le voulaient.

Et il est vrai qu’un pays a renoncé aux armes nucléaires après les avoir développées. C’était l’Afrique du Sud lorsque le président de Klerk était en train de négocier avec Nelson Mandela. Il s’agit certainement d’un cas particulier.

Le problème des appels aux États-nations, comme celui mentionné ci-dessus, est qu’ils donnent un faux sentiment d’action efficace à ceux qui recherchent un monde sans nucléaire. Les militants peuvent être tentés de faire leur appel, puis de s’asseoir et de dire: «Nous avons fait tout ce que nous pouvions».

Au lieu de cela, les militants des États nucléaires devraient lancer des campagnes sérieuses dans leur pays pour forcer le gouvernement vers un désarmement nucléaire unilatéral. Bien que de telles campagnes ne réussissent pas à court terme, elles pourraient créer un précédent important à long terme.

Peut-être plus important encore, de telles campagnes peuvent forcer les activistes à reconnaître l’intransigeance de la culture de guerre de leur gouvernement, et ils peuvent arriver à la même conclusion que moi, à savoir que les États-nations sont sans espoir en ce qui concerne le désarmement nucléaire.

Une fois arrivés à ce point, les militants devraient lutter comme je propose de remplacer l’État-nation dans la direction des Nations Unies, en mettant l’ONU entre les mains des maires ou des parlements du monde plutôt que des gouvernements nationaux.

Les villes, contrairement aux États-nations, n’ont aucun intérêt direct dans les armes nucléaires.

L’avantage d’une Organisation des Nations Unies dirigée par des maires est qu’elle pourrait développer et mettre en œuvre un plan efficace de désarmement nucléaire multilatéral au lieu d’insister sur le désarmement nucléaire unilatéral de chaque État.

À ceux qui disent que les États-nations ne renonceront jamais à leur pouvoir aux Nations Unies, je réponds ceci :

1. Nous sommes peut-être au bord d’un krach économique mondial suivi d’un krach politique mondial qui pourrait considérablement affaiblir l’emprise des gouvernements du monde sur les Nations Unies.

2. Les grandes puissances ont déjà, dans une certaine mesure, abandonné l’Organisation des Nations Unies. La situation n’a pas changé depuis que j’ai écrit ce qui suit dans le blog en juin 2016: “Les gouvernements nationaux du monde ignorent de plus en plus les Nations Unies lorsqu’ils sont confrontés à des problèmes mondiaux.. Nous avons vu cette tendance pour la première fois avec la crise économique mondiale. 2007-2008; les États puissants, réunis en tant que G-7, ont ignoré les institutions financières compétentes des Nations Unies, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, et ont réagi à la crise en rencontrant leurs ministres des finances. Puis en 2010 , les pays puissants ont ignoré la conférence des Nations Unies sur la non-prolifération et se sont réunis à Washington lors d’une conférence parallèle convoquée par le président Obama. Seul l’Iran a envoyé un chef d’État à la conférence des Nations Unies. Enfin, même lorsque les gouvernements nationaux participent à un sommet des Nations Unies, les résultats ne sont pas adéquats, comme l’illustrent les conférences de lutte contre le réchauffement climatique en 2012 à Rio et 2015 à Paris. ”

Je répète le message à la fin du blog du mois dernier selon lequel “un crash du système mondial de gouvernance nous donnera une fenêtre d’opportunité pour le changement radical qui est nécessaire pour la transition de la culture de guerre à une culture de paix. Mais un tel changement nécessite une préparation préalable. Nous devons travailler là-dessus maintenant, et je vais aborder cette question dans mes prochains blogs.”

BAD NEWS FOR 2021

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(Une version française suit en dessous)

The news is not good for the coming year of 2021.

During 2020, the news about the global covid pandemic and the drama of Donald Trump have over-shadowed the most dangerous trend : the ever-increasing waste of public funds in the form of military spending.

As we enter the year 2021, the United States congress has just voted the largest military budget in American history, and governments around the world have increased the arms trade by another 8.5 percent.

This comes at the same time as governments are forced to borrow massively in order to cover the increased spending in the face of the covid virus.

This is a recipe for financial disaster! It may begin with a crash of the US dollar with drastic consequences for the American empire as well as the global economy which is linked to the dollar.

Can a crash be avoided? In my June blog, I said that “Yes, America can escape from its disastrous medical, social and economic situation, if it converts the military budget to a vast program of rebuilding America’s failing infrastructure . . . like Roosevelt’s WPA . . . But no, the American empire cannot escape. The military budget must be totally converted in order to save the country. Its military bases around the world must be dismantled and the soldiers brought home and put to useful work. . .”

But there is no sign that this will happen. Incoming President Biden has never questioned the military priority any more than did his predecessors, Bush, Obama and Trump.

As I wrote in the blog last February, for me it is “dejà vu.” I’ve seen it before.

“The arms race of the Cold War destroyed the Soviet empire, not by war itself, but by bankrupting their economy. By matching the West’s military budgets ruble for dollar, but based on an economy only half as great, the Soviet Union was forced to divert almost all of its resources to the military. For example, in the West about 40% of scientists and engineers were engaged directly or indirectly with the military, but in the Soviet Union it was closer to 90%. There was nothing left for economic development or for the needs of the people. . .

I experienced this when working in a scientific lab doing brain research in Moscow. When I couldn’t get decent electronics or a good electronics engineer, I asked a Russian colleague doing cardiovascular research how he got his good equipment. “I have friends in the military,” he replied. Yes, there were lines at the stores for meat, but the longest lines I saw were to buy gold or diamonds because people feared that the ruble would crash.”

Indeed the Russians who invested in gold and diamonds were smart. In the years after the crash of the Soviet economy, the ruble was devalued by a factor of almost 10,000!

In 1991, two years after the Soviet economic crash, I wrote an analysis which is applicable now to the American empire. Quoting Shafik Jorge Handal at the time, “democracy, respect for human rights and, above all, economic developments are all incompatible with militarism.”

A crash of the global economic system would inevitably produce a crash of the system of global governance. And as I have often said in this blog (for example December 2018, a crash of the global system of governance will give us a window of opportunity for the radical change that is needed from the culture of war to a culture of peace. But such a change requires advance preparation. We need to work on this now, and I hope to address this question in my next blogs.

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MAUVAISES NOUVELLES POUR 2021

Les nouvelles ne sont pas bonnes pour l’année à venir 2021.

En 2020, les nouvelles concernant la pandémie mondiale de covid-19 et le drame de Donald Trump ont éclipsé une tendance encore plus dangereuse: le gaspillage toujours croissant des fonds publics sous forme de dépenses militaires.

Alors que nous entrons dans l’année 2021, le Congrès américain vient de voter lle plus gros budget militaire de l’histoire américaine, et les gouvernements du monde entier ont augmenté le commerce des armes encore de 8,5%.

Cela survient en même temps que les gouvernements sont obligés d’emprunter massivement afin de couvrir l’augmentation des dépenses face au virus covid.

C’est la recette pour un désastre financier qui peut commencer par un crash du dollar américain avec des conséquences dramatiques pour l’empire américain ainsi que pour l’économie mondiale qui y est liée.

Un crash peut-il être évité? Dans mon blog de juin, j’ai dit: “Oui, l’Amérique peut sortir de sa situation médicale, sociale et économique désastreuse, si elle convertit le budget militaire en un vaste programme de reconstruction de l’infrastructure défaillante de l’Amérique… Comme le WPA de Roosevelt… Mais non! L’empire américain ne peut pas y échapper. Le budget militaire doit être totalement reconverti pour sauver le pays. Ses bases militaires dans le monde doivent être démantelées et les soldats ramenés chez eux et embauchés dans un travail utile.

Helas !! Rien n’indique que cela se produira. Le nouveau président Biden n’a jamais remis en question la priorité militaire de ses prédécesseurs, Bush, Obama et Trump.

Comme je l’ai écrit dans le blog en février dernier, pour moi c’est du “dejà vu”.

“La course aux armements de la guerre froide qui a détruit l’empire soviétique, non pas par la guerre elle-même, mais en forçant la faillite de leur économie. En faisant correspondre les budgets militaires de l’Occident au rouble pour un dollar, mais sur la base d’une économie moitié moins grande, l’Union soviétique a été obligée de détourner la quasi-totalité de ses ressources vers les forces armées. Par exemple, en Occident, environ 40% des scientifiques et ingénieurs étaient engagés directement ou indirectement dans l’armée, mais en Union soviétique, ils étaient plus proches de 90%. Il ne restait plus rien pour le développement économique ou pour les besoins de la population.

J’ai vécu cela en travaillant dans un laboratoire scientifique lors de mes recherches sur le cerveau à Moscou. Quand je ne pouvais pas obtenir d’appareils électroniques ni un bon ingénieur en électronique, je demandais à un collègue russe effectuant des recherches cardiovasculaires comment il avait obtenu son bon équipement. “J’ai des amis dans l’armée”, a-t-il répondu. Oui, il y avait des files d’attente devant les magasins pour la viande, mais les plus longues que j’ai vues étaient pour acheter de l’or ou des diamants parce que les gens craignaient que le rouble ne s’effondre.”

En effet, les Russes qui ont investi dans l’or et les diamants avaient raison. Dans les années qui ont suivi le crash de l’économie soviétique, le rouble a été dévalué d’un facteur de près de 10 000 !

En 1991, deux ans après le crash économique soviétique, j’ai rédigé une analyse que nous pouvons maintenant appliquer au cas de l’empire américain. Citant Shafik Jorge Handal à l’époque, «la démocratie, le respect des droits de l’Homme et, surtout, les développements économiques sont tous incompatibles avec le militarisme».

Un effondrement du système économique mondial entraînerait inévitablement un effondrement des systèmes de gouvernance. Et comme je l’ai souvent dit dans ce blog (par exemple en décembre 2018), un crash du système mondial de gouvernance nous donnera une fenêtre d’opportunité pour le changement radical qui est nécessaire pour la transition de la culture de guerre à une culture de paix. Mais un tel changement nécessite une préparation préalable. Nous devons travailler là-dessus maintenant, et je vais aborder cette question dans mes prochains blogs.

A new level, an historic step forward

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(Une version française suit en dessous)

We have advanced to a new level, an historic step forward, in the struggle for a culture of peace.

For the first time there are so many virtual events for the culture of peace free and open to the public that we have begun listing them on CPNN. Now there are two faces of CPNN : the old face of articles about events that have already taken place; and a new face – events that have not yet occurred in which CPNN readers can participate.

This makes possible a new step forward in the development of a global movement for the culture of peace.

In the past, activists had to travel physically to take part in meetings. This required great planning and expense. For example, the meeting in Seville that formulated the Seville Statement on Violence in 1986 took a year to plan and required fund-raising and long-range travel for the international participants. Now such a meeting can take place without great expense or travel. Of course, there is still the need for careful planning!

Another example from my experience comes to mind, the meeting sponsored in Yamoussoukro, Cote d’Ivoire in 1989 that laid the base for the Culture of Peace Program of UNESCO. In that case, the planning was done by UNESCO, under the direction of Federico Mayor and the hard work of George Kutukdjian. UNESCO was able to attract and pay for the travel of its world-wide network of contacts which made for a rich exchange of ideas, including the idea coming from Father Felipe MacGregor of Peru for a culture of peace program. Now, UNESCO and the UN are able to plan for such meetings on a global scale without the expense of past meetings. Again, of course, there is still the need for careful planning.

In the resume on CPNN of virtual meetings last month (November), we may note several important aspects that indicate the global scope of this progress.

1) The events dealt with the full range of culture of peace domains, ranging from human rights and democratic participation to sustainable development and international peace and security.

2) The events were global, coming from organizations in most regions, including the Goi Foundation in Japan, the African Union, an organization of mediators in Mexico, as well as organizations in the United States, Canada, France and Spain.

3) Several of the November virtual events were sponsored by organizations that already have a global scope, including the International Peace Bureau, the Global Campaign for Peace Education, UNFOLD ZERO, and Parliamentarians for Nuclear Non-proliferation and Disarmament, And there are upcoming events in December sponsored by the United Nations Research Institute for Social Development, Mayors for Peace European Chapter and ICAN, the International Campaign to Abolish Nuclear Weapons.

In addition to virtual meetings open to the public, virtual meetings may be restricted to the membership of organizations. This is necessary if the meeting is to take votes committing the organization to action. Such an example occurred this month in the annual meeting of the Global Alliance for Ministries and Infrastructures of Peace (GAMIP). Having been invited to address the meeting, I was able to propose that GAMIP work on the idea of a Mayors Security Council such as I have previously suggested in this blog.

In addition to the above two options, there are now more virtual meetings that require payment in order to participate. In my opinion this is not a good direction. It limits the range of participation to those with money and those with easy access to the currency required. And it excludes many whose participation is vitally needed at this moment of history.

We need both open and closed virtual meetings in order to advance. Open meetings can enlarge participation and encourage visitors to join the organizations involved. Closed meetings can make decisions and take action. I don’t think it’s a good idea to charge money for admission.

Of course, the closed virtual meetings have already been taking place for several years now What is new is the other side, the open meetings to enlarge participation.

As was the case in Seville and Yamoussoukro, we need to develop methods of careful planning for virtual meetings. It is obvious in the case of closed, decision-making meetings that we need a detailed agenda, adept chairing and clearly-formed propositions to be voted on. But we need good planning for the open meetings as well, if they are to succeed to educate new participants and to convince them to join in our organizations.

At CPNN we hope to advance all aspects of this progress.

In my futuristic and utopian vision for the culture of peace written in 2009, I imagined a meeting of cities from around the world coming by plane to Porto Alegre in Brazil and issuing a declaration that would lay the base for a radical reform of the United Nations. The imagined declaration begins:

When in the course of history it becomes evident that the old order has failed and it becomes possible through the development and sharing of a new vision that power be transferred from the nation-state with its culture of war to a new order based on the culture of peace, it is the right and duty of those who have been elected to represent the people on the local and regional level to take up the higher responsibility of world governance.

Now it is possible to imagine such a meeting of cities and such a declaration that does not require the participants to travel.

Yes, another world is becoming possible!

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Un nouveau niveau, une étape historique

Nous avons atteint un nouveau niveau, une étape historique, dans la lutte pour une culture de la paix.

Pour la première fois, il y a tellement d’événements virtuels pour la culture de la paix, gratuits et ouverts au public, que nous avons commencé à les lister sur CPNN. Maintenant, CPNN a deux visages : l’ancien visage pour des articles sur des événements qui ont déjà eu lieu; et un nouveau visage – des événements qui n’ont pas encore pris place et auxquels les lecteurs de CPNN peuvent participer.

Cela rend possible un nouveau pas en avant dans le développement d’un mouvement mondial pour la culture de la paix.

Dans le passé, les militants devaient se déplacer physiquement pour participer à des réunions. Cela a nécessité une planification et des dépenses importantes. Par exemple, la réunion de Séville qui a formulé la Déclaration de Séville sur la violence en 1986 a pris un an pour planifier et a nécessité une collecte de fonds et des voyages à longue distance pour les participants internationaux. Désormais, une telle réunion peut avoir lieu sans grands frais ni déplacements. Bien sûr, il faut encore une bonne planification !

Un autre exemple me vient à l’esprit, la réunion à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire en 1989, qui a jeté les bases du programme Culture de paix de l’UNESCO. Dans ce cas, la planification a été réalisée par l’UNESCO, sous la direction de Federico Mayor et le travail acharné de George Kutukdjian. L’UNESCO a pu attirer et payer les voyages de son réseau mondial de contacts, ce qui a permis de riches échanges. C’est la que l’idée venant du Père Felipe MacGregor du Pérou pour un programme de culture de la paix est exprimee pour la premiere fois. Actuellement, l’UNESCO et l’ONU sont en mesure de planifier de telles réunions à l’échelle mondiale, sans les frais des réunions passées. Encore une fois, bien entendu, une bonne planification est nécessaire.

Dans le résumé sur CPNN concernant les réunions virtuelles du mois dernier (novembre), on peut noter plusieurs aspects importants qui indiquent la portée globale de ces progrès.

1) Les événements ont porté sur l’ensemble des domaines de la culture de la paix, allant des droits de l’Homme et de la participation démocratique au développement durable et à la paix et à la sécurité internationales.

2) Les événements étaient mondiaux, venant d’organisations dans la plupart des régions, y compris la Fondation Goi au Japon, l’Union africaine, une organisation de médiateurs au Mexique, ainsi que des organisations aux États-Unis, au Canada, en France et en Espagne.

3) Plusieurs des événements virtuels de novembre ont été parrainés par des organisations qui ont déjà une portée mondiale, notamment le Bureau international de la paix, la Campagne mondiale pour l’éducation à la paix, UNFOLD ZERO et les parlementaires pour la non-prolifération et le désarmement nucléaires, et il y a des événements à venir en décembre, parrainés par l’Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social, la section européenne des maires pour la paix et l’ICAN, la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires.

En plus des réunions virtuelles ouvertes au public, elles peuvent être réservées aux membres d’organisations. Cela est nécessaire si la réunion doit prendre des decisions engageant l’organisation à agir. Un tel exemple s’est produit ce mois-ci lors de la réunion annuelle de l’Alliance mondiale pour les ministères et infrastructures de la paix (GAMIP). Ayant été invité à prendre la parole lors de la réunion, j’ai pu proposer que le GAMIP travaille sur l’idée d’un Conseil de sécurité des maires comme je l’ai suggéré précédemment dans ce blog.

En plus des deux options ci-dessus, il y a maintenant plus de réunions virtuelles qui nécessitent un paiement pour participer. À mon avis, ce n’est pas une bonne direction. Il limite la gamme de participation à ceux qui ont de l’argent et ceux qui ont un accès facile à la monnaie requise. Et cela exclut de nombreuses personnes dont la participation est vitale à ce moment de l’histoire.

Nous avons besoin de tous les deux, réunions virtuelles ouvertes et réunions virtuelles fermées pour avancer: des réunions ouvertes pour élargir la participation et encourager les visiteurs à rejoindre les organisations concernées; des réunions à huis clos pour prendre des décisions et agir. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de facturer de l’argent pour l’admission.

Bien entendu, les réunions virtuelles à huis clos ont déjà lieu depuis plusieurs années. Ce qui est nouveau, c’est l’autre côté, les réunions ouvertes pour élargir la participation.

Comme ce fut le cas à Séville et à Yamoussoukro, nous devons développer des méthodes de planification minutieuse de réunions virtuelles. Il est évident que dans le cas de réunions de prise de décision à huis clos, nous avons besoin d’un ordre du jour détaillé, d’une présidence habile et de propositions clairement formées pour être votées. Mais nous avons également besoin d’une bonne planification pour les réunions ouvertes, si elles veulent réussir à éduquer les nouveaux participants et à les convaincre de se joindre à nos organisations.

Au CPNN, nous espérons faire progresser tous les aspects de ces progrès.

Dans ma vision futuriste et utopique de la culture de la paix écrite en 2009, j’imaginais une réunion de villes du monde entier venant par avion à Porto Alegre au Brésil et émettant une déclaration qui jetterait les bases d’une réforme radicale des Nations Unies. La déclaration imaginée commence:

Lorsqu’au cours de l’histoire, il devient évident que l’ancien ordre a échoué et qu’il devient possible grâce au développement et au partage d’une nouvelle vision que le pouvoir soit transféré de l’État-nation avec sa culture de la guerre à un nouvel ordre basé sur la culture de paix, c’est le droit et le devoir de ceux qui ont été élus pour représenter le peuple aux niveaux local et régional, d’assumer la responsabilité supérieure de la gouvernance mondiale.

Maintenant, il est possible d’imaginer une telle réunion de villes et une telle déclaration qui n’oblige pas les participants à voyager.

Oui, un autre monde devient possible!

FURTHER ANALYSIS OF US ELECTION

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(Une version française suit en dessous)

In order to understand the deep meaning of the US election results, and to compare them to the electoral situation in France, I have downloaded a series of maps from the Internet showing the relation between voting patterns, poverty and urbanization.

Here are the maps for the United States, beginning with the electoral map showing states that voted for Trump in red. (click on maps to enlarge)



As you see, with only 4 or 5 exceptions among the 50 states, Trump won in the states that were poorer and more rural.

Having recently compared the appeal of Trump to that of Le Pen in France, I decided to make a similar set of maps for France. Here they are. (Again, click on maps to enlarge)


In the case of France, there is a relationship between the vote for Le Pen and the poverty and rural nature of the department concerned, but the relationship is overridden in the rich departments along the Mediterranean and in the traditional catholic conservative departments of Alsace Lorraine.

Of course, there are poor people in cities as well as in the countryside. However, the poor in cities are mostly Afro-Americans in the USA and the descendants of immigrants in the suburbs of French cities. Since Trump and Le Pen are racist and anti-immigrant, they do not join in the vote for them.

Without going into an analysis of the exceptions mentioned above, let us consider the meaning of the relationship between the electoral appeal of Trump and Le Pen and the poor, rural voter. As described in the earlier blog this month, their electoral appeal comes from the anger and alienation of voters who feel that their interests are not served by the national government and who believe that Trump and Le Pen are “on their side.”

Of course, the poor in cities are angry and alienated as well, which can be expressed in other ways.

In one sense, the supporters of Trump and Le Pen are correct. The modern capitalist state continues to serve the interests of the rich, and if there is one fact clear for more than a century now, the rich continue to get richer and the poor to get poorer. As Oxfam calculated earlier this year, “The world’s 2,153 billionaires have more wealth than the 4.6 billion people who make up 60 percent of the planet’s population.”

The modern capitalist state also serves the interests of industrial agriculture instead of the small farmer, despite the fact that small farms still produce the majority of the food on the planet. For almost a century now, the small farmer continues to be driven out of business by industrial agriculture. The people in rural areas that should gain a good living from agriculture continue to work hard for ever-decreasing income, while those who profit from industrial agriculture sit behind the desks in banks and bribe the legislatures to pass laws in their favor.

On this basis we can make a prediction. Even if Trump and Le Pen leave the scene, the cause of their appeal will continue to gather force. Presidents like Biden and Macron are not going to change the fundamental dynamic. The rural poor will continue to get poorer and they will vote more and more for candidates that claim to oppose the system. Of course, candidates like Trump and Le Pen have no intention to do so, but they claim they will change the system in favor of rural areas and the poor. Angry and alienated, the rural poor want to believe their rhetoric.

It is not just the days of the American empire that are numbered, as we have often stressed, but to quote Marx, by continuing to enrich the rich and impoverish the poor, capitalism continues to make the noose that will eventually hang it.

But here is the danger. 90 years ago when the economic systems collapsed in the Great Depression, powerful countries abandoned democracy and fell back on the extreme system of the culture of war – fascism. Make no mistake about it, fascism is based on force and violence first inside the country, and then preparing for external war. Indeed fascism is the culture of war in its purest manifestation. In order to avoid a repeat of the history of the 1930’s, it becomes more and more urgent to move forward on the transition from the culture of war to the culture of peace.

How to make such a transition? This blog has made proposals, such as a mayor’s security council, for several years now. The proposals have not yet obtained support, but perhaps the time is coming when we will have no choice but to move them forward.

 

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ANALYSE APPROFONDIE DES ÉLECTIONS AMÉRICAINES

Afin de comprendre la signification profonde des résultats des élections américaines et de les comparer à la situation électorale en France, j’ai téléchargé une série de cartes sur Internet montrant la relation entre le choix des votes, la pauvreté et l’urbanisation.

Voici les cartes des États-Unis, en commençant par la carte électorale montrant les États qui ont voté pour Trump, en rouge. (Cliquez sur les cartes pour élargir.)



Comme vous le voyez, à seulement 4 ou 5 exceptions parmi les 50 États, Trump a gagné dans les États plus pauvres et plus ruraux.

Ayant récemment comparé l’attrait de Trump à celui de Le Pen en France, j’ai décidé de faire un jeu de cartes similaire pour la France. Les voici. (Cliquez sur les cartes pour élargir.)


Dans le cas de la France, s’il existe une relation entre le vote pour Le Pen et la pauvreté et le caractère rural du département concerné, ce constat est dépassé dans les départements riches de la Méditerranée et dans les départements conservateurs catholiques traditionnels d’Alsace Lorraine.

Bien sûr, il y a des pauvres dans les villes comme dans les campagnes. Cependant, les pauvres des villes sont majoritairement des Afro-Américains aux Etats-Unis et principalement des familles descendant d’immigrés dans les banlieues des villes françaises. Étant donné que Trump et Le Pen sont racistes et anti-immigrés, ils ne reçoivent pas leurs votes.

Sans entrer dans l’analyse des exceptions mentionnées ci-dessus, considérons la signification de la relation entre l’attrait électoral de Trump et Le Pen et l’électeur pauvre et rural. Comme décrit dans le blog précédent ce mois-ci, leur appel électoral vient de la colère et de l’aliénation des électeurs qui estiment que leurs intérêts ne sont pas servis par le gouvernement national et qui croient que Trump et Le Pen sont «de leur côté».

Bien sûr, les pauvres des villes sont également en colère et aliénés, ce qui peut s’exprimer de différentes manières.

Dans un sens, les partisans de Trump et Le Pen ont raison. L’Etat capitaliste moderne continue de servir les intérêts des riches, et s’il y a un fait clair depuis plus d’un siècle maintenant, les riches continuent de s’enrichir et les pauvres de s’appauvrir. Comme Oxfam l’a calculé plus tôt cette année, «les 2 153 milliardaires du monde ont plus de richesses que les 4,6 milliards de personnes qui représentent 60% de la population de la planète».

L’État capitaliste moderne sert également les intérêts de l’agriculture industrielle au lieu du petit agriculteur, malgré le fait que les petites fermes produisent toujours la majorité de la nourriture sur la planète. Depuis près d’un siècle maintenant, le petit agriculteur continue d’être chassé des affaires par l’agriculture industrielle. Les habitants des zones rurales qui devraient bien vivre de l’agriculture continuent de travailler dur pour obtenir des revenus en baisse constante, tandis que ceux qui profitent de l’agriculture industrielle s’assoient derrière les bureaux des banques et soudoient les législateurs pour qu’ils adoptent des lois en leur faveur.

Sur cette base, nous pouvons faire une prédiction. Même si Trump et Le Pen quittent la scène, la cause de leur appel continuera à prendre de l’ampleur. Les présidents comme Biden et Macron ne vont pas changer la dynamique fondamentale. Les ruraux pauvres continueront de s’appauvrir et ils voteront de plus en plus pour les candidats qui prétendent s’opposer au système. Bien sûr, des candidats comme Trump et Le Pen n’ont pas l’intention de le faire, mais ils affirment qu’ils changeront le système en faveur des zones rurales et des pauvres. En colère et aliénés, les ruraux pauvres veulent croire leur rhétorique.

Ce ne sont pas seulement les jours de l’empire américain qui sont comptés, comme nous l’avons souvent souligné, mais pour citer Marx, en continuant à enrichir les riches et à appauvrir les pauvres, le capitalisme continue de forger le nœud coulant pour les accrocher.

Mais voici le danger. Il y a 90 ans, lorsque les systèmes économiques se sont effondrés pendant la Grande Dépression, les pays puissants ont abandonné la démocratie et sont tournés vers le système extrême de la culture de la guerre – le fascisme. Ne vous y trompez pas, le fascisme est basé sur la force et la violence d’abord à l’intérieur du pays, puis sur la préparation à la guerre extérieure. En effet, le fascisme est la culture de la guerre dans sa plus pure manifestation. Afin d’éviter une répétition de l’histoire des années 30, il devient de plus en plus urgent de passer de la culture de la guerre à la culture de la paix.

Comment faire une telle transition? Les mensuels de ce blog font des propositions, comme un conseil de sécurité des maires, depuis plusieurs années maintenant. Les propositions n’ont pas encore obtenu de soutien, mais peut-être que le moment viendra où nous n’aurons pas d’autre choix que de les faire avancer.

SOME COMMENTS ON THE US NATIONAL ELECTION

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(Une version française suit en dessous)

I started to write a new blog reacting to the strength of Trump and the Republican party in the US election, and realized that I already wrote such a blog in 2017 and all I need to do is to make a few updates at the end of the article. Back in 2017, I compared Trump’s appeal to that of Marine Le Pen in France, Today I could also compare his appeal to many other demagogues that are thriving around the world in Brazil, Turkey, Russia, Philippines, Hungary, etc.

Here is the 2017 blog with updates at the end in italics.

What is the appeal of Donald Trump and Marine Le Pen? Why have they able to get so many votes?

A superficial response is easy: Voters are angry and fed up with the present political system and they will vote for whoever best applauds their anger and damns the present poitical system. The more the media attacks Trump, the more his US supporters are confirmed that he represents their own rejection of the system. And the more the other political parties and political elite attack Le Pen, the more the French voters are confirmed that she is allied with them against the present political system.

But a more profound response requires that we analyze why voters are angry and fed up. One cause is their economic hardships. The average wages of a worker continue to decrease year after year. More and more families are forced to work two or three jobs just to survive. And they understand, to some extent, that the problem is due to government policies that support capitalist exploitation, enabling the rich to get richer and the poor to get poorer. On the other hand, many are confused, misled by populists like Trump and Le Pen, who tell them that the problem is caused by imigrants who take their jobs and receive government welfare.

There is a classic term to describe the anger and frustration related to economic hardship that is blamed on the government and other institutions of the society. It is called “alienation.” The young Karl Marx devoted his doctoral thesis to this topic, describing how industrial workers, unlike handicraft workers in previous centuries, no longer had control over the products that they created. Instead, the capitlalist controlled production and took the profits from it. The more the worker toiled, the more the capitalist got richer and could exploit him even more.

Ironically, when I worked in the 70’s and 80’s in the old Soviet Union, I found that my so-called communist friends had never heard the Russian word for alienation (отчуждение), even though their economic conditions were deteriorating as their country’s economy declined under the burden of the arms race. However, they knew that the government was lying to them about the economic situation. They would say “You can find the truth anywhere except in Pravda and the news anywhere except in Izvestia.” These were the two leading state-run news media in the Soviet Union and their names are the Russian words for Truth and News.

Nowadays, Trump and Le Pen make short-term gains by criticiizing the news media. In the short-term, they gain support of many voters who have come to mistrust pronouncements by the government and the capitalist class that are repeated by the media. The voters think that Trump and Le Pen are “on their side.”

But in the long run, they are playing with fire.

In fact, it is true that the media are lying and that the government is directly or indirectly responsible for the lies. If you read Rolling Stone magazine back in the 1970’s, you would have know from Carl Bernstein’s article that all the major media were infiltrated by the CIA during the Vietnam War in order to ensure support by the American people for the war. Although the Bernstein article was simply the account of the US Senate hearings, headed by Senator Frank Church, he could not publish it anywhere except in Rolling Stone. Why? Of course, because the other media were controlled by the CIA!

The Bernstein story is not an exception. It is more and more the rule. In fact, as I conclude in The History of the Culture of War, the control of the media through secrets and lies has become the most important weapon of the culture of war.

We all know now about the big lie of weapons of mass destruction used to justify the war in Iraq. How many remember the falsified Gulf of Tonkin incident that was used to justify the war in Vietnam? Few know the reason for the war against Ghadafi in Libya: it was because he was using Libya’s oil money to strengthen the African Union to the point that the Africans began to resist exploitation by the Americans and Europeans. And unless you dig deep in the foreign media you will not know that the media reports of a poison gas attack by the Syrian government used to justify American intervention, was based on what appears to be faked videos by the White Helmets, an organization established and funded by the US and UK governments as part of their campaign in the Syrian war.

In fact, control of the media, including secrets and lies, is necessary to the culture of war if is to survive. This is due to two other general historical trends: the increase in democracy throughout the world, and the increasing anti-war sentiment throughout the world. People don’t want their country to make war. A few years ago, a political scientist at Yale got a lot of press by arguing that democracies do not make war against other democracies. When I looked at his data, I came to a different intepretation: in order to conduct a war, a democracy has to convince its people that the enemy is not a democracy or else they have to make war secretly, because otherwise the people will not support it. For example, the American wars against Cuba and Nicaragua, as well as the Cold War against Russia, were possible because they could convince the American voter that these were totalitarian countries rather than democracies. And in order to make war against Chile they had to conduct it secretly. The same process is evident today as the government (and the media) condemn Libya and Syria as totalitarian, while supporting even more authoritatian allies, especially Saudi Arabia. The new form of American warfare, the drone attacks that were greatly increased by Obama, enable the US to engage in secret wars throughout the world.

But in the end, the political and economic system of the American empire will pay a heavy price for the manipulation of the news. As it becomes more blatant and more universal and more evident, it increases the alienation of the people from their government and their media. In the short run, it opens the door to demagogues like Trump and Le Pen and perhaps even worse yet to come.

But the heaviest price will come when the economic system collapses. The people of America and Euorope may do what the Soviet people did when their economic system collapsed. The Soviets stayed in their homes and the troops stayed in their barracks, saying “good riddance!” to the Gorbachev government and the Communist Party in Russia. The system collapsed with a whimper rather than a bang!

It’s a vicious cycle. The alienation of voters makes possible the electoral victories of demagogues and fascists. In turn, these demagogues and facists increase government priorities for military spending which, eventually, will push the American empire over the same cliff as the Russian empire before it, unless of course they stumble into a world war which would be and even worse outcome.

Fortunately, since our species is resilient and our history is dialectical, there are positive reactions against the election of demagogues. As we have shown in a recent blog , there is hope for a soft landing to the American crisis.

And there is a positive fightback against the secrets and lies of governments and the commercial mass media. Thanks to modern technology, we are able to work globally in virtual meetings, and internet news systems like CPNN globally as well as many local independent news websites and low-cost local radio stations have become possible.

This month I have a personal example of this approach. I’ve been invited to address the annual meeting of the Global Alliance for Ministries and Infrastructures for Peace and I will use the occasion to talk about ways that we can take advantage of the present chaos to move the transition from the culture of war to a culture of peace.

 

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QUELQUES COMMENTAIRES SUR L’ÉLECTION NATIONALE AMÉRICAINE

J’ai commencé à écrire un nouveau blog en réaction au support electoral pro Trump et au parti républicain lors des élections américaines; j’ai réalisé que j’avais déjà écrit un tel blog en 2017. Je n’ai eu qu’à faire quelques mises à jour à la fin de l’article. En 2017, j’avais comparé la base electorale de Trump à celle de Marine Le Pen en France. Aujourd’hui je pourrais également faire la comparaison à celles de nombreux autres démagogues à travers le monde: Au Brésil, en Turquie, en Russie, aux Philippines, en Hongrie, etc.

Voici le blog 2017 avec les mises à jour à la fin en italique.

Quel est l’attrait de Donald Trump et Marine Le Pen? Pourquoi sont-ils si populaires?

Une réponse superficielle est facile: les électeurs sont en colère et en ont assez du système politique actuel et ils voteront pour celui ou celle qui écoutera le mieux leur colère et condamnera le système politique actuel. Plus les médias attaquent Trump, plus ses partisans sont persuadés qu’il représente leur propre rejet du système. Et plus les autres partis politiques et l’élite politique attaquent Le Pen, plus les électeurs français sont confirmés qu’elle est alliée avec eux contre le système politique actuel.

Mais une réponse plus profonde exige que nous analysions pourquoi les électeurs sont en colère et en ont assez. L’une des causes est leurs difficultés économiques. Le salaire moyen d’un travailleur continue de baisser d’année en année. De plus en plus de familles sont obligées de travailler deux ou trois emplois pour survivre. Et ils comprennent, dans une certaine mesure, que le problème est dû aux politiques gouvernementales qui soutiennent l’exploitation capitaliste, permettant aux riches de s’enrichir d’avantage, tandis que les pauvres s’appauvrissant de plus en plus. D’un autre côté, beaucoup sont confus, manipulés par les mensonges des populistes comme Trump et Le Pen, qui leur disent que le problème est causé par des immigrés qui prennent leur emploi et reçoivent des aides publiques, ce qui est complétement faux!

Il existe un terme classique pour décrire la colère et la frustration liées aux difficultés économiques qui sont imputées au gouvernement et aux autres institutions de la société. Cela s’appelle «l’aliénation». Le jeune Karl Marx a consacré sa thèse de doctorat à ce sujet, décrivant comment les travailleurs industriels, contrairement aux artisans des siècles précédents, n’avaient plus le contrôle des produits qu’ils créaient. Au lieu de cela, les capitlalistes contrôlaient la production et en tiraient les bénéfices. Plus l’ouvrier travaillait, plus le capitaliste s’enrichissait et pouvait encore plus l’exploiter.

Ironiquement, lorsque j’ai travaillé dans les années 70 et 80 dans l’ancienne Union soviétique, j’ai découvert que mes amis soi-disant communists n’avaient jamais entendu le mot russe pour aliénation (отчуждение), même si leurs conditions économiques se détérioraient alors que l’économie de leur pays déclinait sous le fardeau de la course aux armements. Cependant, ils savaient que le gouvernement leur mentait sur la situation économique. Ils disaient “Vous pouvez trouver la vérité n’importe où sauf dans la Pravda et les nouvelles n’importe où sauf à Izvestia.” C’étaient les deux principaux médias d’information gérés par l’État en Union soviétique et leurs noms sont les mots russes pour “vérité” et “nouvelles”.

De nos jours, Trump et Le Pen font des gains à court terme en critiquant les médias d’information. À court terme, ils obtiennent le soutien de nombreux électeurs qui se méfient des déclarations du gouvernement et de la classe capitaliste qui sont répétées par les médias. Les électeurs pensent que Trump et Le Pen sont «de leur côté».

Mais à long terme, ils jouent avec le feu.

En fait, il est vrai que les médias mentent et que le gouvernement est directement ou indirectement responsable des mensonges. Si vous lisiez le magazine Rolling Stone dans les années 1970, vous auriez su d’après l’article de Carl Bernstein que tous les grands médias ont été infiltrés par la CIA pendant la guerre du Vietnam afin d’assurer le soutien du peuple américain à la guerre. Bien que l’article de Bernstein soit simplement le compte rendu des audiences du Sénat américain, dirigé par le sénateur Frank Church, il ne pouvait le publier nulle part sauf dans Rolling Stone. Pourquoi? Bien sûr, parce que les autres médias étaient contrôlés par la CIA!

L’histoire de Bernstein ne fait pas exception. C’est de plus en plus la règle. En fait, comme je le conclus dans L’histoire de la culture de la guerre, le contrôle des médias à travers les secrets et les mensonges est devenu l’arme la plus importante de la culture de la guerre.

Nous connaissons tous maintenant le grand mensonge des armes de destruction massive utilisées pour justifier la guerre en Irak. Combien se souviennent de l’incident falsifié du golfe du Tonkin qui a servi à justifier la guerre au Vietnam? Rares sont ceux qui connaissent la raison de la guerre contre Kadhafi en Libye: c’était parce qu’il utilisait l’argent du pétrole de la Libye pour renforcer l’Union africaine au point que les Africains ont commencé à résister à l’exploitation par les Américains et les Européens. Et à moins de creuser profondément dans les médias étrangers, vous ne saurez pas que les reportages des médias sur une attaque au gaz toxique par le gouvernement syrien utilisé pour justifier l’intervention américaine, étaient basés sur ce qui semble être de a href=”http://theindicter.com/swedish-doctors-for-human-rights-white-helmets-video-macabre-manipulation-of-dead-children-and-staged-chemical-weapons-attack-to-justify-a-no-fly-zone-in-syria/”>fausses vidéos des Casques blancs, une organisation établie et financé par les gouvernements américain et britannique dans le cadre de leur campagne contre le gouvernement syrien.

En fait, le contrôle des médias, y compris les secrets et les mensonges, est nécessaire à la culture de la guerre pour survivre. Cela est dû à deux autres tendances historiques générales: l’augmentation de la démocratie dans le monde et le sentiment anti-guerre croissant dans le monde. Les gens ne veulent pas que leur pays fasse la guerre. Il y a quelques années, un politologue de Yale [New Haven, CT, USA] a fait beaucoup de bruit en affirmant que les démocraties ne font pas la guerre aux autres démocraties. Quand j’ai regardé ses données, j’en suis venu à une interprétation différente: pour mener une guerre, une démocratie doit convaincre son peuple que l’ennemi n’est pas une démocratie ou bien il doit faire la guerre en secret, sinon le peuple ne le souteint pas. Par exemple, les guerres américaines contre Cuba et le Nicaragua, ainsi que la guerre froide contre la Russie, ont été possibles parce qu’elles pouvaient convaincre l’électeur américain qu’il s’agissait de pays totalitaires plutôt que de démocraties. Et pour faire la guerre au Chili, ils devaient la mener secrètement. Le même processus est évident aujourd’hui alors que le gouvernement (et les médias) condamnent la Libye et la Syrie comme totalitaires, tout en soutenant encore plus d’alliés autoritaires, en particulier l’Arabie saoudite. La nouvelle forme de guerre américaine, les attaques de drones qui ont été fortement multipliées par Obama, permettent aux États-Unis de s’engager dans des guerres secrètes à travers le monde.

Mais au final, le système politique et économique de l’empire américain paiera un lourd tribut pour la manipulation de l’actualité. Au fur et à mesure que cela devient plus flagrant, plus universel et plus évident, cela augmente l’aliénation du peuple par rapport à son gouvernement et à ses médias. À court terme, cela ouvre la porte à des démagogues comme Trump et Le Pen et peut-être même pire encore à venir.

Mais le prix le plus lourd viendra lorsque le système économique s’effondrera. Les peuples d’Amérique et d’Europe peuvent faire ce que le peuple soviétique a fait lorsque leur système économique s’est effondré. Les Soviétiques sont restés dans leurs maisons et les troupes sont restées dans leurs casernes, disant “bon débarras!” au gouvernement Gorbatchev et au Parti communiste en Russie. Le système s’est effondré avec un gémissement plutôt qu’un bang!

C’est un cercle vicieux. L’aliénation des électeurs rend possible les victoires électorales des démagogues et des fascistes. À leur tour, ces démagogues et fascistes augmentent les priorités du gouvernement en matière de dépenses militaires, ce qui, à terme, poussera l’empire américain sur la même falaise que l’empire russe avant lui, à moins bien sûr qu’ils ne tombent dans une guerre mondiale qui serait une issue encore pire.

Heureusement, puisque notre espèce est résiliente et que notre histoire est dialectique, il y a des réactions positives contre l’élection des démagogues. Il reste de l’espoir pour un atterrissage en douceur de la crise américaine, comme nous l’avons décrit dans un blog récent.

Il y a également une riposte positive contre les secrets et les mensonges des gouvernements et des médias commerciaux de masse. Grâce à la technologie moderne, nous sommes en mesure de travailler dans le monde entier à travers des réunions virtuelles, et des systèmes d’information sur Internet comme CPNN dans le monde, ainsi que de nombreux sites Web locaux et independants d’informations ainsi que des stations radio locales sont devenus possibles.

Ce mois-ci, j’ai un exemple personnel de cette approche. J’ai été invité à prendre la parole à la réunion annuelle de l’Alliance mondiale pour les ministères et infrastructures pour la paix et je profiterai de l’occasion pour parler des moyens par lesquels nous pouvons profiter du chaos actuel pour faire avancer la transition de la culture de la guerre à une culture de la paix.

Lessons from this year’s International Day of Peace

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(Une version française suit en dessous)

Looking at the results this year from our survey of the International Day of Peace, I am struck by two aspects, one long term and one short term, that bode well for the future.

The long-term aspect reflects the enormous mobilization of school children to celebrate peace in Russia, Ukraine and Belorus. It seems that the parents and teachers in these countries, much more than what we found in our survey from the rest of the world, are raising the children to be partisans of peace and to oppose the culture of war. This approach is not evident in the political leadership of those countries, but perhaps it means that there is a deep popular sentiment that the leadership of their countries should turn towards peace. In the case of the Ukraine, the celebrations were often coupled with an explicit call for an end to the armed conflict in that country.

The mobilizations for peace with children in Russia, Ukraine and Belorus are no doubt a legacy from the rhetoric of the Soviet Union from which they split one generation ago. That rhetoric was dismissed by the West during the Cold War, but its resurgence now shows that, contrary to Western propaganda, there was a genuine longing for peace to be conveyed to future generations. Going back one or two generations further, we can see that it was the result of the terrible suffering of these counries during World War II.

Some peace researchers argue that we must start with the education of young children if we are to make the transition from the culture of war to a culture of peace. If they are correct, then we shoujld learn from the example being set in these former countries of the Soviet Union and educate our children for peace. How can this be done? We made many suggestions in this regard in our last report to the United Nations for the International Year for the Culture of Peace in the Year 2000. See the document A-55-377 for details.

A short-term aspect of this year’s International Day of Peace was the greatly increased use of virtual events using the Internet. Of course, this goes along with the increased use of virtual meetings in the face of the Coronvirus pandemic.

On the one hand, virtual events lack the force of face-to-face direct contact, but on the other hand, they have the advantage of being able to involve people on a global level, and it is on a global level that we must make the transition to a culture of peace. “Act local, think global” remains the key strategy for this struggle, and if we can get more and more people thinking globally, and acting at that level, even if only by internet, then we are making progress.

Already, this advantage of increased use of the internet for meetings can be seen in the work of the United Nations. The staff of the United Nations working in field offices around the world are now, unlike previously, directly involved in most of the meetings that take place in the headquarters of the UN and its agencies. That gives the UN a more global perspective in its decision-making.

How can this advantage seen at the United Nations be replicated and used by the civil society and by local elected officials to promote the culture of peace? This is an important question to be addressed in these times of rapid and turbulent change.

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LEÇONS TIRÉS DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX DE CETTE ANNÉE

En regardant les résultats de notre enquête sur la Journée internationale de la paix cette année, je suis frappé par deux aspects, l’un à long terme et l’autre à court terme, qui sont de bon augure pour l’avenir.

L’aspect à long terme reflète l’énorme mobilisation des écoliers pour célébrer la paix en Russie, en Ukraine et au Bélarus. Il semble que les parents et les enseignants de ces pays, bien plus que ce que nous avons trouvé dans notre enquête dans le reste du monde, élèvent les enfants à être des partisans de la paix et à s’opposer à la culture de la guerre. Cette approche n’est pas évidente dans la direction politique de ces pays, mais cela signifie peut-être qu’il existe un profond sentiment populaire selon lequel les dirigeants de leurs pays devraient se tourner vers la paix. Dans le cas de l’Ukraine, les célébrations se sont souvent accompagnées d’un appel explicite à la fin du conflit armé dans ce pays.

Les mobilisations pour la paix avec les enfants en Russie, en Ukraine et au Bélarus sont sans aucun doute un héritage de la rhétorique de l’Union soviétique dont ils se sont séparés il y a une génération. Cette rhétorique a été rejetée par l’Occident pendant la guerre froide, mais sa résurgence montre maintenant que, contrairement à la propagande occidentale, il y avait un véritable désir de paix à transmettre aux générations futures. En remontant une ou deux générations plus loin, nous pouvons voir que c’était le résultat des terribles souffrances de ces pays pendant la Seconde Guerre mondiale.

Certains chercheurs sur la paix soutiennent que nous devons commencer par l’éducation des jeunes enfants si nous voulons passer de la culture de la guerre à une culture de la paix. S’ils ont raison, alors nous devrions tirer les leçons de l’exemple donné pars ces anciens pays de l’Union soviétique et éduquer nos enfants pour la paix. Comment cela peut-il être fait? Nous avons fait de nombreuses suggestions à cet égard dans notre dernier rapport aux Nations Unies pour l’Année internationale de la culture de la paix en l’an 2000. Voir le document A-55-377 pour plus de détails.

L’un des aspects à court terme de la Journée internationale de la paix de cette année a été l’utilisation considérablement accrue d’événements virtuels par l’Internet. Bien sûr, c’est lié avec l’utilisation accrue des réunions virtuelles face à la pandémie de coronvirus.

D’une part, les événements virtuels n’ont pas la force d’un contact direct d’un face à face, mais d’autre part, ils ont l’avantage de pouvoir impliquer les gens au niveau mondial, et c’est au niveau mondial qu’il faut faire la transition vers une culture de paix. «Agir localement, penser globalment» reste la stratégie clé de cette lutte, et si nous pouvons amener de plus en plus de gens à penser globalement et à agir à ce niveau, ne serait-ce que par Internet, alors nous progresserons.

Déjà, cet avantage d’une utilisation accrue de l’Internet pour les réunions se reflète dans les travaux des Nations Unies. Le personnel des Nations Unies travaillant dans les bureaux extérieurs du monde entier est désormais, contrairement à ce qu’il était auparavant, directement impliqué dans la plupart des réunions qui ont lieu au siège de l’ONU et de ses agences. Cela donne à l’ONU une perspective plus globale dans sa prise de décision.

Comment cet avantage perçu aux Nations Unies peut-il être reproduit et utilisé par la société civile et par les élus locaux pour promouvoir la culture de la paix? C’est une question importante à aborder en ces temps de changements rapides et turbulents.

Hope for a soft landing

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(Une version française suit en dessous)

This month’s CPNN bulletin shows how, in the face of pessimistic predictions for the United States, to the point of civil war, there are many progressive initiatives advancing. It’s the dialectics of history in action: “when the going gets tough, the tough get going.” And it raises the hopes that the crash of the empire could have a soft landing.

After all, there is a rich history of progressive mobilizations in the United States. The bulletin lists initiatives in the following domains of action which we may consider in terms of their historical roots.

Unionization. When times get tough, the workers organize. The extensive union drives in factories in the 1870’s and 1880’s and of the railroads in the 1890’s were crushed by police and military violence that was directed by the major capitalists of the time. But in the 1930’s, despite attempts by the capitalists to forcibly prevent them, the CIO was able to organize the national trade unions in the United States in most of the major manufacturing companies. This gave popular support to the New Deal policies that saved the country from the worst ravages of the Great Depression and gave birth to the systems of social security.

Colleges and Universities. Progressive movements have long found support in American institutions of higher education. For example, the mass movement against the Vietnam War took root primarily in college campuses.

Civil rights. The most important mobilizations in recent months have taken place in the struggle against racism. This recalls the movement for civil rights of the 1960’s which provided leadership to the movement against the Vietnam War as exemplified by Martin Luther King.

Climate activism. The youth movement demanding action to address global warming has been a second major mobilization in the past few years. The roots of this movement go back almost 30 years to the 1992 Rio Summit on Environment and Development (the “Earth Summit”). At the time I was still teaching at Wesleyan University and the students sent representatives to the Rio Summit and mobilized teach-ins when they returned.

Peace movement. American Peace Movements have taken many forms over the years, as I documented 40 years ago in my book with that title. Many of them are working together in the United National AntiWar Coalition which has issued a Call to Action. In recent years the most important mobilizations have taken place around the International Day of Peace in September, led by Campaign Nonviolence which last September held over 3,300 actions, events and marches across the USA and in 20 countries.

City governments. In recent years city governments have taken more progressive stands as documented in a series of articles in The Nation and many articles in CPNN. The US Conference of Mayors exemplies this in its many resolutions, and most recently, its “Vision for America.” New Haven has long been a good example going back at least 30 years with the formation of its City Peace Commission.

Members of congress.
Although they are a minority, there have always been a few progressive candidates elected to the US Congress. There is not enough of them to change a system that is dominated by big money interests, but they provide a voice for progressive change which has traditionally inspired other activists

If the United States is to survive the crisis in which it is now engulfed, it will need massive mobilizations in all of these domains and their unity into a single solid progressive movement. And, as we have said before, it will require the dismantling of the US military empire. The military budget must be totally converted in order to save the country. Its military bases around the world must be dismantled and the soldiers brought home and put to useful work.

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L’espoir d’un atterrissage en douceur

Le bulletin du CPNN de ce mois montre comment, face aux prévisions pessimistes pour les États-Unis, pouvant aller jusqu’a la guerre civile, de nombreuses initiatives progressistes avancent. C’est la dialectique de l’histoire en action: «when the going gets tough, the tough get going» (quand les temps deviennent durs, les durs avancent.). Et cela fait naître l’espoir que le crash de l’empire pourrait avoir un “atterrissage en douceur.”

Après tout, il existe une riche histoire de mobilisations progressistes aux États-Unis. Le bulletin liste les initiatives dans les domaines d’action suivants que nous pouvons considérer en fonction de leurs racines historiques.

Syndicalisation. Lorsque les temps deviennent durs, les travailleurs s’organisent. Les nombreuses campagnes de syndicalisation dans les usines des années 1870 et 1880 et des chemins de fer dans les années 1890 ont été écrasées par la violence policière et militaire dirigée par les principaux capitalistes de l’époque. Mais dans les années 1930, malgré les tentatives des capitalistes pour les empêcher de force, le CIO a pu organiser les syndicats nationaux aux États-Unis dans la plupart des grandes entreprises manufacturières. Cela a donné un soutien populaire aux politiques du New Deal qui ont sauvé le pays des pires ravages de la Grande Dépression et ont donné naissance aux systèmes de sécurité sociale.

Collèges et universités. Les mouvements progressistes ont depuis longtemps trouvé un soutien dans les établissements d’enseignement supérieur américains. Par exemple, le mouvement de masse contre la guerre au Vietnam a pris racine principalement dans les campus universitaires.

Droits civils. Les mobilisations les plus importantes de ces derniers mois ont eu lieu dans la lutte contre le racisme – le mouvement “Black Lives Matter.” Cela rappelle le mouvement pour les droits civils des années 1960 qui a soutenu le mouvement contre la guerre au Vietnam , comme en témoigne Martin Luther King.

Activisme climatique. Le mouvement de jeunesse exigeant une action pour lutter contre le réchauffement climatique a été une deuxième mobilisation majeure au cours des dernières années. Les racines de ce mouvement remontent à près de 30 ans, au Sommet de Rio de 1992 sur l’environnement et le développement (le «Sommet de la Terre»). À l’époque, j’enseignais encore à l’Université Wesleyan et les étudiants ont envoyé des représentants au Sommet de Rio et mobilisé des “teach-ins” à leur retour.

Mouvement pour la paix. Les mouvements de paix américains ont pris de nombreuses formes au fil des ans, comme je l’ai documenté il y a 40 ans dans mon livre avec ce titre. Beaucoup d’entre eux travaillent ensemble au sein de la United National AntiWar Coalition, qui a lancé un appel à l’action. Ces dernières années, les mobilisations les plus importantes ont eu lieu autour de la Journée internationale de la paix en septembre, surtout par la Campaign Nonviolence qui en septembre dernier a organisé plus de 3 300 actions, événements et manifs.

Gouvernements municipaux. Ces dernières années, les conseils municipaux ont adopté des positions plus progressistes, comme le montre une série d’articles dans The Nation et de nombreux articles dans CPNN. La Conférence des maires des États-Unis en est un exemple dans ses nombreuses résolutions et, plus récemment, dans sa «Vision pour l’Amérique». New Haven est depuis longtemps un bon exemple depuis au moins 30 ans avec la formation de sa City Peace Commission.

Membres du congrès. Bien qu’ils soient minoritaires, il y a toujours eu quelques candidats progressistes élus au Congrès américain. Il n’y en a pas assez pour changer un système dominé par de gros intérêts financiers, mais ils fournissent une voix pour un changement progressif qui a traditionnellement inspiré d’autres militants.

Si les États-Unis survivront à la crise dans laquelle ils sont maintenant engloutis, ils auront besoin de mobilisations massives dans tous ces domaines et de leur unité en un seul mouvement progressiste et solide. Et, comme nous l’avons déjà dit, cela nécessitera le démantèlement de l’empire militaire américain. Le budget militaire doit être totalement converti pour sauver le pays. Ses bases militaires à travers le monde doivent être démantelées et les soldats ramenés chez eux et engagés dans un vaste programme de reconstruction des infrastructures défaillantes des États-Unis.

The crash of the American empire

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(Une version française suit en dessous)

The American empire is crashing. What will it be like. Let us look at recent precedents.

The last empire to crash was the Soviet empire 30 years ago. At the time it was led by Mikhail Gorbachev, a man of peace and harmony, its population was not seriously divided or heavily armed, and the army stayed in their barracks. As a result, there was very little physical violence when the empire collapsed, although in the ensuing years there was great economic suffering because of the devaluation of the ruble (by a factor of almost 10,000) and in subsequent years, there were armed conflicts with the Ukraine and Georgia. In the end, the oligarchs (Russian mafia, etc.) and the secret police (Putin had been head of the KGB) consolidated their power.

The American empire is dying in the hands of Donald Trump, and the situation is completely different.

In recent months, we have said that to survive the United States needs the resignation of Trump and a non-violent revolution, but that does not seem to be coming soon. Many city administrations are progressive and progressive Congressional candidates are being nominated, and some elected. However, that, by itself, will not change a system where the electoral process is mostly in the hands of big money. Progressive mayors and Congressional candidates would have to be supported by mass movements in city halls, town meetings and on the streets if the military priorities of American society can be transformed into a new national unity that puts the priorities on racial and economic equality and full employment.

What seems more likely in the short term is a risk of civil war, as discussed in this article in The Nation and this Youtube video. Here’s why this must be taken seriously.

Trump’s campaign was formally endorsed recently (July 16) by the National Rifle Association, which claims over 5 million members, and they are armed, not just with hunting rifles, but often with military-grade weapons designed to kill efficiently large numbers of people. They are mostly white males without higher education, a group that supports Trump according to the polls. I suppose it is safe to assume that they live more in rural areas than in the big cities. With increasing unemployment and impoverishment they are angy against the bankers of New York and the entrepreneurs of Silicon Valley who are gaining enormous wealth during this crisis, but they take out their anger on women, Blacks and Hispanics who are more accessible.

The American military, on the other hand, has not agreed with Trump’s attempts to engage it in his support. It is perhaps relevant that the proportion of active military personnel that is Black and Hispanic has been growing, and as of 2017 it was already 43%, not to mention a growing proportion of women. Their families are more urban than rural.

The Trump presidency has made racism a major tactic in its campaign strategy for re-election. And while Trump is trailing in the polls, there are serious suggestions circulating that he and his supporters may refuse to accept an election result that is not in his favor.

Meanwhile, the rate of unemployment and families being thrown into poverty has reached proportions in the United States not seen since the 1930’s, and it seems likely to grow further, given the continued need for shutdowns to counter the coronavirus epidemic.

When the Soviet Union collapsed, it reverted to its constituent republics where there were relatively unified cultures, nurtured over the decades by Soviet support for cultural development. There is no such history of culturally uniform states and regions in the United States. One suggestion, that of Johan Galtung, is that there will be an East-West divide with the West Coast linking to Asia and the East Coast linking to Europe. But Galtung does not consider what will happen with the rest of the country, the South and the Middle West. It is there that we may expect the greatest risk of violence, rural versus urban.

A civil war would be bloody, but hopefully not to the extent of the first American Civil War in the 1860’s when tens of thousands were slaughtered in terrible battles between two distinct armies.

Perhaps more relevant that the crash of the Soviet Empire was the crash of Syria. When a revolt broke out against the government, the Syrian military split with some supporting the government and some going to the opposition. The civil war was especially bloody because of external interventions. The opposition received major support, though covert, from the United States and several Arab States, while the government received support from the Lebanese Hezbollah, Iran and Russia.

Unlike Syria, it seems less likely that an American civil war at this moment will receive much external intervention, and it is more likely that it will be decided by the balance of forces in the US. The need for a nonviolent revolution would then become more evident than ever.

What would be the effects in the rest of the world in the face of an American civil war? Would it reinforce the idea and make possible the reformation of the United Nations into a force for the culture of peace? Or would it look more like the 1930’s with the rise of fascist governments and the threat of another World War? We are at a turning point in human history!

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Le crash de l’empire américain

L’empire américain s’écroule. A quoi cela ressemblera-t-il?

Le dernier empire à s’effondrer était l’empire soviétique il y a 30 ans. À l’époque il était dirigé par Mikhail Gorbatchev, un homme de paix et d’harmonie, sa population n’était pas sérieusement divisée ou lourdement armée, et l’armée restait dans ses casernes. En conséquence, il y a eu très peu de violence physique lorsque l’empire s’est effondré, bien que dans les années qui ont suivi, il y ait eu de grandes souffrances économiques en raison de la dévaluation du rouble (par un facteur de près de 10000) et les années suivantes, il y a eu des conflits armés avec l’Ukraine et la Géorgie. Finalement, les oligarques (mafia russe, etc.) et la police secrète (Poutine avait été à la tête du KGB) ont consolidé leur pouvoir.

L’empire américain est en train de tomber entre les mains de Donald Trump, et la situation est complètement différente.

Dans les derniers mois, nous avions dit que pour survivre, les États-Unis avaient besoin de la démission de Trump et d’une révolution non violente, mais cela ne semble pas près d’arriver. Il y a beaucoup de conseils municipaux, ainsi que quelques membres au Congrés National et des candidates pour les elections de novembre qui sont progressistes. Cependant, cela ne changera pas un système où le processus électoral est principalement entre les mains des super-riches. Les maires progressistes et les candidats au Congrès devraient être soutenus par des mouvements de masse dans les mairies, dans les assemblées municipales et dans les rues pour que les priorités militaires de la société américaine puissent d’être transformées en une nouvelle forme d’unité nationale qui placerait les priorités sur l’égalité raciale et économique et le plein emploi .

Ce qui semble plus probable à court terme est un risque de guerre civile, comme cela est abordé dans cet article dans The Nation et cette video Youtube. Voici pourquoi cela doit être pris au sérieux.

La campagne de Trump a été officiellement approuvée récemment (16 juillet) par la National Rifle Association, qui revendique plus de 5 millions de membres, et ils sont armés, non seulement de fusils de chasse, mais souvent d’armes de qualité militaire conçues pour tuer efficacement un grand nombre de personnes. Ce sont pour la plupart des hommes blancs sans études supérieures, un groupe qui soutient Trump selon les sondages. Je suppose qu’on peut assumer qu’ils vivent davantage dans les zones rurales que dans les grandes villes. Avec l’augmentation du chômage et de l’appauvrissement, ils sont en colère contre les banquiers de New York et les entrepreneurs de la Silicon Valley qui gagnent énormément de richesse pendant cette crise, mais ils tournent cette colère contre les femmes, les Noirs et les Hispaniques les groupes les plus accessibles.

L’armée américaine, en revanche, n’a pas approuvé les tentatives de Trump de l’engager dans son soutien. Il est peut-être pertinent que la proportion du personnel militaire actif qui est noir et hispanique ait augmenté et qu’en 2017, elle était déjà de 43%, sans parler d’une proportion croissante de femmes. Leurs familles sont plus urbaines que rurales.

Le président Trump a fait du racisme une tactique majeure dans sa stratégie de campagne de réélection. Et bien que Trump perde dans les sondages, il y a de sérieuses suggestions qui circulent selon lesquelles lui et ses partisans pourraient refuser d’accepter un résultat électoral qui n’est pas en sa faveur.

Pendant ce temps, le taux de chômage et de familles jetées dans la pauvreté a atteint des proportions jamais vues aux États-Unis depuis les années 1930, et il semble susceptible de continuer à augmenter, étant donné le besoin continu de fermetures pour contrer l’épidémie de coronavirus.

Lorsque l’Union soviétique s’est effondrée, elle est revenue à ses républiques constituantes où il y avait des cultures relativement unifiées, nourries au fil des décennies par le soutien soviétique au développement culturel. Il n’existe pas d’états et de régions culturellement uniformes aux États-Unis. Une suggestion, celle de Johan Galtung, est qu’il y aura une division Est-Ouest avec la côte ouest reliant l’Asie et la côte Est reliant l’Europe. Mais Galtung ne considère pas ce qui va se passer avec le reste du pays, le Sud et le Moyen-Ouest. C’est là que l’on peut s’attendre au plus grand risque de violence, rurale versus urban.

Une guerre civile serait sanglante, mais, espérons-le, pas à la mesure de la première guerre civile américaine dans les années 1860, lorsque des dizaines de milliers de personnes ont été massacrées lors de terribles batailles entre deux armées distinctes.

Peut-être plus pertinent que le crash de l’Empire soviétique était le crash de la Syrie. Lorsqu’une révolte a éclaté contre le gouvernement, l’armée syrienne s’est séparée, certains soutenant le gouvernement et certains allant à l’opposition. La guerre civile a été particulièrement sanglante à cause des interventions extérieures. L’opposition a reçu un soutien majeur, bien que secret, des États-Unis et de plusieurs États arabes, tandis que le gouvernement a reçu le soutien du Hezbollah libanais, de l’Iran et de la Russie.

Contrairement à la Syrie, il semble moins probable qu’une guerre civile américaine en ce moment recevra beaucoup d’intervention extérieure, et il est plus probable qu’elle sera décidée par l’équilibre des forces aux États-Unis. La nécessité d’une révolution non-violente deviendrait alors plus évidente que jamais.

Quels seraient les effets dans le reste du monde face à une guerre civile américaine? Est-ce que cela renforcerait l’idée et rendrait possible la réforme de l’ONU en une force de culture de la paix? Ou est-ce que cela ressemblerait davantage aux années 1930 avec la montée des gouvernements fascistes et la menace d’une nouvelle guerre mondiale? Nous sommes à un point tournant de l’histoire humaine!

Racism and the Culture of War

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(Une version française suit en dessous)

To succeed the struggle against racism needs to be understood in the context of the struggle against the culture of war.

In my history of the culture of war, I quote Malcolm X at length: “”Book after book showed me how the white man had brought upon the world’s black, brown, red, and yellow peoples every variety of the sufferings of exploitation. I saw how since the sixteenth century, the so-called “Christian trader” white man began to ply the seas in his lust for Asian and African empires, and plunder, and power . . First, always “religiously,” he branded “heathen” and “pagan” labels upon ancient non-white cultures and civilizations. The stage thus set, he then turned upon his non-white victims his weapons of war.” As examples, he describes the British conquest of India, the African slave trade and the Opium War against China.

As Malcolm X describes, racism was used to justify the slave trade from Africa to America, to justify the economic profits gained from slavery. It was used to justify colonialism. And it was used to justify the genocide of indigenous peoples to make way for the expansion of empires.

The institution of slavery goes back to the first empires at the dawn of history. From the beginning it was an expression of the culture of war. Slavery was the fruit of warfare; the vanquished were enslaved. This is clearly described in the narratives of ancient history, for example, in the the Old Testament of the Bible.

The only reason that the African slave trade is not included in the list of wars is that the slaves were rarely able to counter-attack. The same is true for the military conquest of lands inhabited by indigenous peoples. They were wars without names. For example, when I did the research for my study of internal military intervention in the United States, I was unable to find complete records for the use of the military to suppress slave rebellions and to massacre the indigenous people of North America. These were considered so routine that they were not worthy of news articles or historical records.

Legal systems perpetuate this racism in order to protect the power and property of the rich. How else can you explain the fact that people of color are locked up in American prisons far more than their percentage of the population.

And Hollywood has done its part. As described by the great Black activist and statesman, Kwame Nkrumah, “Even the cinema stories of fabulous Hollywood are loaded. One has only to listen to the cheers of an African audience as Hollywood’s heroes slaughter red Indians or Asiatics to understand the effectiveness of this weapon. For, in the developing continents, where the colonialist heritage has left a vast majority still illiterate, even the smallest child gets the message contained in the blood and thunder stories emanating from California. And along with murder and the Wild West goes an incessant barrage of anti-socialist propaganda, in which the trade union man, the revolutionary, or the man of dark skin is generally cast as the villain, while the policeman, the gum-shoe, the Federal agent – in a word, the CIA – type spy is ever the hero.”

Progress against racism depends on whether we can make progress against its root cause, the culture of war which, in turn, is maintained to increase the wealth of the rich and to protect their property. If there is one trend that is clear over the past few centuries, it is this: the rich get richer and the poor get poorer. This is maintained by the culture of war and its associated racism.

The recent uprisings against racist violence by the police is another step towards the radical transformation from the culture of war to a culture of peace

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Racisme et culture de guerre

Pour réussir, la lutte contre le racisme doit être considérée dans le contexte de la lutte contre la culture de guerre.

Dans mon histoire de la culture de la guerre, je cite longuement Malcolm X : “Livre après livre m’a montré comment l’homme blanc avait amené sur les peuples noirs, bruns, rouges et jaunes du monde toutes sortes de souffrances d’exploitation. J’ai vu comment, depuis le XVIe siècle, l’homme blanc dit «marchand chrétien» a commencé à sillonner les mers dans sa soif d’empires asiatiques et africains, de pillage et de pouvoir. . Tout d’abord, toujours “religieusement”, il a marqué l’étiquette “païenne” sur les anciennes cultures et civilisations non blanches. Il a ensuite tourné vers ses victimes non blanches ses armes de guerre.” Commes exemples, Malcolm décrit la conquête britannique de l’Inde, la traite négrière africaine et la guerre de l’opium contre la Chine.

Comme il le décrit, le racisme a été utilisé pour justifier la traite des esclaves d’Afrique en Amérique, pour justifier les bénéfices économiques tirés de l’esclavage. Il a été utilisé pour justifier le colonialisme. Et il a été utilisé pour justifier le génocide des peuples autochtones pour faire place à l’expansion des empires.

L’institution de l’esclavage remonte aux premiers empires à l’aube de l’Histoire. Dès le début, c’était une expression de la culture de guerre. L’esclavage était le fruit de la guerre; les vaincus étaient asservis. Ceci est clairement décrit dans les récits de l’histoire ancienne, par exemple, dans l’Ancien Testament de la Bible.

La seule raison pour laquelle la traite des esclaves africains n’est pas incluse dans la liste des guerres est que les esclaves ont rarement pu contre-attaquer. Il en va de même pour la conquête militaire de terres habitées par des peuples autochtones. C’étaient des guerres sans noms. Par exemple, lorsque j’ai fait la recherche pour mon étude sur l’intervention militaire interne aux États-Unis, je n’ai pas pu trouver de documents complets sur l’utilisation de l’armée pour suprimer les rébellions d’esclaves et massacrer les peuples autochtones d’Amérique du Nord. Celles-ci étaient considérées comme si routinières qu’elles n’étaient pas dignes d’articles de presse ou de documents historiques.

Les systèmes juridiques perpétuent ce racisme afin de protéger le pouvoir et les biens des riches. Comment expliquer autrement le fait que les personnes de couleur sont enfermées dans des prisons américaines bien plus que leur pourcentage de la population.

Et Hollywood a fait sa part. Comme le décrit le grand activiste et homme d’État noir, Kwame Nkrumah, “Même les histoires de cinéma du fabuleux Hollywood sont chargées. Il suffit d’écouter les acclamations d’un public africain alors que les héros d’Hollywood massacrent des Indiens rouges ou des Asiatiques pour comprendre l’efficacité de cette arme. Car, dans les continents en développement, où l’héritage colonialiste a laissé une grande majorité encore analphabète, même le plus petit enfant reçoit le message contenu dans les histoires de sang et de tonnerre émanant de Californie. Et avec le meurtre et le Far West va un barrage incessant de propagande antisocialiste, dans lequel l’homme syndical, le révolutionnaire ou l’homme de peau foncée est généralement jeté comme le méchant, tandis que le policier, le détective, l’agent fédéral, l’espion de type CIA ,sont toujours le héros. ”

Les progrès contre le racisme dépendent de la possibilité de progresser contre sa cause profonde, la culture de guerre. Et la culture de guerre, à son tour, est maintenue pour accroître la richesse des riches et protéger leurs biens. S’il y a une tendance claire au cours des derniers siècles, c’est bien celle-ci: les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent. Ceci est maintenu par la culture de la guerre et son racisme associé.

Les récents èmeutes contre la violence raciste par la police sont un autre pas vers la transformation radicale de la culture de la guerre à une culture de la paix.