Racism and the Culture of War

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(Une version française suit en dessous)

To succeed the struggle against racism needs to be understood in the context of the struggle against the culture of war.

In my history of the culture of war, I quote Malcolm X at length: “”Book after book showed me how the white man had brought upon the world’s black, brown, red, and yellow peoples every variety of the sufferings of exploitation. I saw how since the sixteenth century, the so-called “Christian trader” white man began to ply the seas in his lust for Asian and African empires, and plunder, and power . . First, always “religiously,” he branded “heathen” and “pagan” labels upon ancient non-white cultures and civilizations. The stage thus set, he then turned upon his non-white victims his weapons of war.” As examples, he describes the British conquest of India, the African slave trade and the Opium War against China.

As Malcolm X describes, racism was used to justify the slave trade from Africa to America, to justify the economic profits gained from slavery. It was used to justify colonialism. And it was used to justify the genocide of indigenous peoples to make way for the expansion of empires.

The institution of slavery goes back to the first empires at the dawn of history. From the beginning it was an expression of the culture of war. Slavery was the fruit of warfare; the vanquished were enslaved. This is clearly described in the narratives of ancient history, for example, in the the Old Testament of the Bible.

The only reason that the African slave trade is not included in the list of wars is that the slaves were rarely able to counter-attack. The same is true for the military conquest of lands inhabited by indigenous peoples. They were wars without names. For example, when I did the research for my study of internal military intervention in the United States, I was unable to find complete records for the use of the military to suppress slave rebellions and to massacre the indigenous people of North America. These were considered so routine that they were not worthy of news articles or historical records.

Legal systems perpetuate this racism in order to protect the power and property of the rich. How else can you explain the fact that people of color are locked up in American prisons far more than their percentage of the population.

And Hollywood has done its part. As described by the great Black activist and statesman, Kwame Nkrumah, “Even the cinema stories of fabulous Hollywood are loaded. One has only to listen to the cheers of an African audience as Hollywood’s heroes slaughter red Indians or Asiatics to understand the effectiveness of this weapon. For, in the developing continents, where the colonialist heritage has left a vast majority still illiterate, even the smallest child gets the message contained in the blood and thunder stories emanating from California. And along with murder and the Wild West goes an incessant barrage of anti-socialist propaganda, in which the trade union man, the revolutionary, or the man of dark skin is generally cast as the villain, while the policeman, the gum-shoe, the Federal agent – in a word, the CIA – type spy is ever the hero.”

Progress against racism depends on whether we can make progress against its root cause, the culture of war which, in turn, is maintained to increase the wealth of the rich and to protect their property. If there is one trend that is clear over the past few centuries, it is this: the rich get richer and the poor get poorer. This is maintained by the culture of war and its associated racism.

The recent uprisings against racist violence by the police is another step towards the radical transformation from the culture of war to a culture of peace

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Racisme et culture de guerre

Pour réussir, la lutte contre le racisme doit être considérée dans le contexte de la lutte contre la culture de guerre.

Dans mon histoire de la culture de la guerre, je cite longuement Malcolm X : “Livre après livre m’a montré comment l’homme blanc avait amené sur les peuples noirs, bruns, rouges et jaunes du monde toutes sortes de souffrances d’exploitation. J’ai vu comment, depuis le XVIe siècle, l’homme blanc dit «marchand chrétien» a commencé à sillonner les mers dans sa soif d’empires asiatiques et africains, de pillage et de pouvoir. . Tout d’abord, toujours “religieusement”, il a marqué l’étiquette “païenne” sur les anciennes cultures et civilisations non blanches. Il a ensuite tourné vers ses victimes non blanches ses armes de guerre.” Commes exemples, Malcolm décrit la conquête britannique de l’Inde, la traite négrière africaine et la guerre de l’opium contre la Chine.

Comme il le décrit, le racisme a été utilisé pour justifier la traite des esclaves d’Afrique en Amérique, pour justifier les bénéfices économiques tirés de l’esclavage. Il a été utilisé pour justifier le colonialisme. Et il a été utilisé pour justifier le génocide des peuples autochtones pour faire place à l’expansion des empires.

L’institution de l’esclavage remonte aux premiers empires à l’aube de l’Histoire. Dès le début, c’était une expression de la culture de guerre. L’esclavage était le fruit de la guerre; les vaincus étaient asservis. Ceci est clairement décrit dans les récits de l’histoire ancienne, par exemple, dans l’Ancien Testament de la Bible.

La seule raison pour laquelle la traite des esclaves africains n’est pas incluse dans la liste des guerres est que les esclaves ont rarement pu contre-attaquer. Il en va de même pour la conquête militaire de terres habitées par des peuples autochtones. C’étaient des guerres sans noms. Par exemple, lorsque j’ai fait la recherche pour mon étude sur l’intervention militaire interne aux États-Unis, je n’ai pas pu trouver de documents complets sur l’utilisation de l’armée pour suprimer les rébellions d’esclaves et massacrer les peuples autochtones d’Amérique du Nord. Celles-ci étaient considérées comme si routinières qu’elles n’étaient pas dignes d’articles de presse ou de documents historiques.

Les systèmes juridiques perpétuent ce racisme afin de protéger le pouvoir et les biens des riches. Comment expliquer autrement le fait que les personnes de couleur sont enfermées dans des prisons américaines bien plus que leur pourcentage de la population.

Et Hollywood a fait sa part. Comme le décrit le grand activiste et homme d’État noir, Kwame Nkrumah, “Même les histoires de cinéma du fabuleux Hollywood sont chargées. Il suffit d’écouter les acclamations d’un public africain alors que les héros d’Hollywood massacrent des Indiens rouges ou des Asiatiques pour comprendre l’efficacité de cette arme. Car, dans les continents en développement, où l’héritage colonialiste a laissé une grande majorité encore analphabète, même le plus petit enfant reçoit le message contenu dans les histoires de sang et de tonnerre émanant de Californie. Et avec le meurtre et le Far West va un barrage incessant de propagande antisocialiste, dans lequel l’homme syndical, le révolutionnaire ou l’homme de peau foncée est généralement jeté comme le méchant, tandis que le policier, le détective, l’agent fédéral, l’espion de type CIA ,sont toujours le héros. ”

Les progrès contre le racisme dépendent de la possibilité de progresser contre sa cause profonde, la culture de guerre. Et la culture de guerre, à son tour, est maintenue pour accroître la richesse des riches et protéger leurs biens. S’il y a une tendance claire au cours des derniers siècles, c’est bien celle-ci: les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent. Ceci est maintenu par la culture de la guerre et son racisme associé.

Les récents èmeutes contre la violence raciste par la police sont un autre pas vers la transformation radicale de la culture de la guerre à une culture de la paix.