The dialectical pace of history

(pour la version française, voir en dessous)

History does not progress at an even rate, but by long periods of slow development punctuated by sudden revolutionary changes, as described by dialectical philosophy.

The news in CPNN this month illustrate the slowness of the development of the culture of peace.

The development of the peace process which led to this month’s signing of a peace accord in Colombia comes after a half century of war and many years of peace negotiations. The case is similar for the progress towards a peace accord with the communist movement in the Philippines. When I took part in the UNESCO international conference for a culture of peace in the Philippines twenty years ago, negotiations were already underway.

Development is similarly slow for city peace commissions. We began the New Haven City Peace Commission in the 1980’s and it is still trying to find its identity. The newest city peace commission, that of Santos, Brazil, was begun six years ago, and only this year has it been officially formalized. As they say: ” It is a long walk on a road that builds itself as we walk over it; we cannot see the end of it, but it is known that the end is a much better place than the one we are living today.”

Human rights are widely recognized and respected today, but the Universal Declaration of Human Rights was ignored and unknown for the first 40 years after its adoption by the United Nations. It was only after the Nobel Peace Prize to Amnesty International in 1977 that it began to get recognition. The equivalent UN resolution for a culture of peace was adopted in 1999. If the same pace is followed as that for human rights, it may not gain universal recognition for another 25 years!

When development is very slow, it is hard to see. As the activists of the new Ashland Culture of Peace Commission state, “we need to acknowledge the important and often unnoticed work that is being done in our community that moves us toward a better world.”

The culture of war has dominated humanity for more than 5000 years. Should we expect it to be replaced by a culture of peace in a short period of time?

On the other hand, at the present time, there are other historical tendencies developing that may come quickly to the point of sudden revolutionary change. In his most recent column, Johan Galtung considers that “the world ‘right now’ [is] so unstable with imbalances everywhere that what we are living is fluxes and jumps. . . . power imbalance that can lead to war ‘before it is too late’, to passive coexistence, or to active coexistence, peace.  Very, very dynamic indeed.  No stability.”

The “peace” mentioned by Galtung would seem to be a relative peace in the sense of the absece of war, caused by the exhaustion of the warring parties. However, even if that comes about, we will still be far from the culture of peace that we need and that is developing much too slowly.

      • Le rythme dialectique de l’histoire

        L’histoire ne progresse pas à un rythme constant, mais par de longues périodes de développement lent entrecoupées de changements soudains et révolutionaires comme le définit la philosophie dialectique.

        Les nouvelles de CPNN ce mois-ci illustrent la lenteur du développement de la culture de la paix.

        Le développement du processus de paix qui a conduit à la signature d’un accord de paix en Colombie ce mois-ci aboutit après un demi-siècle de guerre et de nombreuses années de négociations. Le cas est similaire pour les progrès vers un accord de paix avec le mouvement communiste aux Philippines. Quand j’ai pris part à la conférence internationale de l’UNESCO pour une culture de la paix aux Philippines il y a vingt ans, les négociations étaient déjà en cours.

        Le développement est similairement lent pour les commissions de paix des villes. Nous avons débuté la Commission de Paix de la Ville de New Haven (USA) dans les années 1980, mais elle chereche est encore son identité. La toute derrière commission municipale de la paix, celle de Santos, au Brésil, commencé il y a six ans, n’a été officiellement formalisé que cette année. Comme le disent ses membres: «C’est une longue marche sur une route qui se construit alors que nous marchons dessus, nous ne pouvons pas en voir la fin, mais nous sommes sûr que la fin est un endroit bien meilleur que celui où nous vivons aujourd’hui.”

        Les Droits de l’Homme sont largement reconnus et respectés aujourd’hui, mais la Déclaration universelle des Droits de l’Homme a été ignorée, voire inconnue les 40 premières années suivant son adoption par les Nations Unies. Ce fut seulement après le Prix Nobel de la Paix décerné à Amnesty International, en 1977, qu’il a commencé à aovir une reconnaissance. La résolution de l’ONU équivalente pour une culture de la paix a été adoptée en 1999. Si le même rythme est suivi, nous devrons attendre encore 25 ans pour une reconaissance universelle !!

        Lorsque le développement est très lent, il est difficile de le voir. Comme disent les militants de la Commission de la cultre de la paix de Ashland, “nous devons reconnaître le travail important et souvent inaperçu qui se fait dans notre communauté qui nous pousse vers un monde meilleur.”

        La culture de la guerre a dominé l’humanité depuis plus de 5000 ans. Faut-ils attendre à son remplacement par une culture de la paix dans un court laps de temps ??

        D’autre part, à l’heure actuelle, il existe des tendances historiques en développement qui peuvent venir rapidement au point de changement soudaine et révolutionnaire. Dans sa chronique plus récente, Johan Galtung estime que «le monde en ce moment ‘[est] si instable avec des déséquilibres partout et ce que nous vivons sont des flux et des sauts…. Déséquilibres du pouvoir qui peuvent conduire à la guerre “avant qu’il ne soit trop tard”, à la coexistence passive, ou à la coexistence actif, i.e. la paix. Très, très dynamique en effet. Pas de stabilité.”

        La «paix» mentionné par Galtung semble d’être une paix relative dans le sens de l’absence de guerre, provoquée par l’épuisement des partries belligérantes. Cependant, même si cela arrive, nous serons encore loin de la culture de la paix dont nous avons besoin et qui se développe beaucoup trop lentement.

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