DID THE U.S. AND NATO PROMISE NOT TO THREATEN RUSSIA BY MOVING THE MILITARY FORCES OF NATO TO ITS BORDERS?

(Une version française suit en dessous)

We continue to be threatened by the culture of war, which, as usual in recent history, is monopolized by the nation states.

Russia has massed military forces around the borders of Ukraine in the ancient tradition of the culture of war. Russia links this to insistence that Ukraine should not be brought into the military alliance of NATO.

Peace activists from all of the countries concerned, US, Russia, Ukraine, UK, France and Germany have denounced the military preparations by Russia, Ukraine and NATO and have supported the claim of Russia that the West promised not to move NATO to its frontiers in Eastern Europe at the end of the Cold War.

Is this claim true or not?

The mainstream media says it is not true. But you can’t believe the mainstream mass media on this question, because it is being controllled by United States and its allies, using control of information as the modern weapon of the culture of war.

So we must search elsewhere for the truth.

Here are key excerpts from the website of the National Security Archives.

“Declassified documents show security assurances against NATO expansion to Soviet leaders from Baker, Bush, Genscher, Kohl, Gates, Mitterrand, Thatcher, Hurd, Major, and Woerner.”

“The first concrete assurances by Western leaders on NATO began on January 31, 1990, when West German Foreign Minister Hans-Dietrich Genscher . . . . [ said] with a major public speech  at Tutzing, in Bavaria . . . .”that the changes in Eastern Europe and the German unification process must not lead to an ‘impairment of Soviet security interests.’ Therefore, NATO should rule out an ‘expansion of its territory towards the east, i.e. moving it closer to the Soviet borders.”

“Having met with Genscher on his way into discussions with the Soviets, [US Secretary-of-state] Baker repeated exactly the Genscher formulation in his meeting with Foreign Minister Eduard Shevardnadze on February 9, 1990, (see Document 4); and even more importantly, face to face with Gorbachev. Not once, but three times, Baker tried out the “not one inch eastward” formula with Gorbachev in the February 9, 1990, meeting. He agreed with Gorbachev’s statement in response to the assurances that “NATO expansion is unacceptable.” Baker assured Gorbachev that “neither the President nor I intend to extract any unilateral advantages from the processes that are taking place,” and that the Americans understood that “not only for the Soviet Union but for other European countries as well it is important to have guarantees that if the United States keeps its presence in Germany within the framework of NATO, not an inch of NATO’s present military jurisdiction will spread in an eastern direction.”

And here are excerpts from a second article from the website of the National Security Archives.

“Declassified documents from U.S. and Russian archives show that U.S. officials led Russian President Boris Yeltsin to believe in 1993 that the Partnership for Peace was [an] alternative to NATO expansion . . . . [ although they were] simultaneously planning for expansion after Yeltsin’s re-election bid in 1996 and telling the Russians repeatedly that the future European security system would include, not exclude, Russia.”

The declassified U.S. account of one key conversation on October 22, 1993, (Document 8) shows Secretary of State Warren Christopher assuring Yeltsin in Moscow that the Partnership for Peace was about including Russia together with all European countries, not creating a new membership list of just some European countries for NATO; and Yeltsin responding, “this is genius!”

“Christopher later claimed in his memoir that Yeltsin misunderstood – perhaps from being drunk – the real message that the Partnership for Peace would in fact “lead to gradual expansion of NATO”; but the actual American-written cable reporting the conversation supports subsequent Russian complaints about being misled.”

There are suggestions that the result of all this will be an increase in the culture of war and the risk of a World War III that could destroy all human civilization. Russia may decide to threaten the United States with nearby military bases like those that have been installed or threatened by the West against Russia. In this regard it has recently upgraded its military alliances with Cuba, Venezuela and Nicaragua.

It was the Cuban missile crisis of 1962 when I was 23 years old that first convinced me that I devote my life to working for peace. Its been almost 60 years since then, and I am once again convinced that we must do something to stop this madness.

* * * * *

LES ÉTATS-UNIS ET L’OTAN ONT-ILS PROMIS DE NE PAS MENACER LA RUSSIE EN DÉPLACEANT LES FORCES MILITAIRES DE L’OTAN VERS SES FRONTIÈRES ?

Nous continuons d’être menacés par la culture de la guerre qui, comme d’habitude dans l’histoire récente, est monopolisée par les États-nations.

La Russie a massé des forces militaires autour des frontières de l’Ukraine dans l’ancienne tradition de la culture de la guerre. La Russie lie cela à l’insistance que l’Ukraine ne devrait pas être invité dans l’alliance militaire de l’OTAN.

Des militants pacifistes de tous les pays concernés, États-Unis, Russie, Ukraine, Royaume-Uni, France et Allemagne, ont dénoncé les préparatifs militaires de la Russie, de l’Ukraine et de l’OTAN et ont soutenu l’affirmation de la Russie selon laquelle l’Occident avait promis de ne pas pousser l’OTAN à ses frontières en L’Europe de l’Est à la fin de la guerre froide.

Cette affirmation est-elle vraie ou non ?

Les grands médias disent que ce n’est pas vrai. Mais vous ne pouvez pas croire les grands médias sur cette question, car elle est contrôlée par les États-Unis et ses alliés , utilisant le contrôle de l’information comme l’arme moderne de la culture de guerre.

Il faut donc chercher la verité ailleurs.

Voici des extraits clés du site Web des Archives de la sécurité nationale.

“Des documents déclassifiés montrent des garanties de sécurité contre l’expansion de l’OTAN aux dirigeants soviétiques de Baker, Bush, Genscher, Kohl, Gates, Mitterrand, Thatcher, Hurd, Major et Woerner.”

“Les premières assurances concrètes des dirigeants occidentaux sur l’OTAN ont commencé le 31 janvier 1990, lorsque le ministre ouest-allemand des Affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher… [a déclaré] dans un important discours public à Tutzing, en Bavière… “que les changements en Europe de l’Est et le processus d’unification allemande ne doivent pas conduire à une “atteinte aux intérêts de sécurité soviétiques”. Par conséquent, l’OTAN devrait exclure une “expansion de son territoire vers l’est, c’est-à-dire le rapprocher des frontières soviétiques”.

“Ayant rencontré Genscher alors qu’il entamait des discussions avec les Soviétiques, [le secrétaire d’État américain] Baker a répété exactement la formulation de Genscher lors de sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères Edouard Chevardnadze le 9 février 1990 (voir document 4); et même plus important encore, face à face avec Gorbatchev. Pas une fois, mais trois fois, Baker a essayé la formule “pas un pouce vers l’est” avec Gorbatchev lors de la réunion du 9 février 1990. Il était d’accord avec la déclaration de Gorbatchev en réponse aux assurances que ” L’élargissement de l’OTAN est inacceptable. Baker a assuré à Gorbatchev que “ni le président ni moi n’avons l’intention de tirer des avantages unilatéraux des processus en cours”, et que les Américains ont compris que “non seulement pour l’Union soviétique, mais aussi pour les autres pays européens, il est important d’avoir garantit que si les États-Unis maintiennent leur présence en Allemagne dans le cadre de l’OTAN, pas un pouce de la juridiction militaire actuelle de l’OTAN ne s’étendra vers l’Est.”

Et voici des extraits d’un deuxième article du site Web des archives de la sécurité nationale.

“Des documents déclassifiés provenant d’archives américaines et russes montrent que des responsables américains ont amené le président russe Boris Eltsine à croire en 1993 que le Partenariat pour la paix était [une] alternative à l’élargissement de l’OTAN . . . [ même si ils ont planifié] simultanément son expansion après la réélection d’Eltsine. candidature en 1996 et en disant à plusieurs reprises aux Russes que le futur système de sécurité européen inclurait, et non exclurait, la Russie.”

Le récit américain déclassifié d’une conversation clé du 22 octobre 1993 (document 8) montre le secrétaire d’État Warren Christopher assurant Eltsine à Moscou que le Partenariat pour la paix visait à inclure la Russie avec tous les pays européens, et non à créer une nouvelle liste de membres. juste quelques pays européens pour l’OTAN ; et Eltsine répondant, “c’est du génie!”

“Christopher a affirmé plus tard dans ses mémoires qu’Eltsine avait mal compris – peut-être parce qu’il était ivre – le véritable message selon lequel le Partenariat pour la paix “conduirait en fait à une expansion progressive de l’OTAN” ; mais le véritable câble écrit par les États-Unis rapportant la conversation soutient les plaintes russes d’avoir été induites en erreur.”

Il y a des suggestions que le résultat de tout cela sera une augmentation de la culture de la guerre et le risque d’une troisième guerre mondiale qui pourrait détruire toute la civilisation humaine. La Russie pourrait décider d’entourer les États-Unis de bases militaires comme celles installées et menacées par l’Occident contre la Russie. À cet égard, il a récemment renforcé ses alliances militaires avec Cuba, le Venezuela et le Nicaragua.

C’est la crise des missiles de Cuba en 1962, alors que j’avais 23 ans, qui m’a d’abord convaincu que je consacrerais ma vie à travailler pour la paix. Cela fait presque 60 ans depuis lors, et je suis une fois de plus convaincu que nous devons faire quelque chose pour arrêter cette folie !