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Topic: LA RESOLUTION PACIFIQUE DE CONFLITS
Posted: Jan. 29 2006,10:42 by Medard du Rocher-Bope from Congo - Jeunes et Femmes pour les doits de l'homme et la paix (J.F.D.HO.P)

Le sujet que nous abordons  en ce jour est d’une importance capitale, car les conflits constituent une réalité inhérente à toute société. Ils ont imminents et observables à tout moment. De ce fait, l’homme naît, grandit et évolue dans les conflits, il doit et se réveille dans les conflits. Il entre en désaccord envers lui-même, dans ses pensées, dans ses actions, dans ses besoins, etc.

Bref le conflit est consubstantiel aux relations entre les êtres humains, nous interagissons avec autrui, mais quand nous sommes en désaccord et que nos idées et nos besoins sont opposés, le conflit est alors inévitable, sa dynamique est lancée, il suivra son cours au risque de devenir ingérable.

Le conflit est consubstantiel non seulement aux relations entre les êtres humains mais aussi entre l’être et l’organisation et vice-versa, entre les organisations ou entre communautés et/ou pays.

Quand il y a conflit entre deux communautés ; par  exemple LUBA et YAKA, on parle de la  GUERRE CIVILE quand il y’ a conflit entre deux pays et que les belligérants font recours aux armes destructives.

Pour nous appuyer RON KRAYBILL, Directeur de la Formation auprès du CENTER FOR INTERGROUP STUDIES dans sa publication «le CYCLE DE LA RECONCILIATION »dit : « toute relation suppose une prise de risque.Chacune des parties concernées prend des risques :partage d’informations même à caractère confidentiel, formulation et acceptations de promesses mutuelles, partage de ressources. La confiance naît de cette prise de risque réciproque. Mais à un moment ou un autre l’une des parties ne répond pas à l’attente de l’autre. Elle,  insulte ,exploite ou trahit l’autre ou elle est perçue comme ayant agi dans ce sens plutôt que par des résultats probants ou une confiance accrue, la prise de risques s’est traduite par « L’INFLICTION D’UN PREJUDICE. » Sans doute, quand il y a infliction de préjudice et/ou conflit dans nos relations quelque soit le type et/ou le degré de relation, la PAIX est troublée.

Un jour dans  la consultation pastorale je reçois  un couple en conflit, habitant l’un des quartiers éloignés de KINGASANI. Le mari connaissait qu’il sort à l’aurore pour ne pas rater son train urbain, il prépara sa chemise et la plaça quelque part. Sa femme viendra déplacer la chemise pour placer sa blouse. Le mari ne sachant rien dans l’obscurité, il va porter la blouse de sa femme à la place de sa chemise. Il constatera cette situation après avoir affranchi la gare centrale en pleine ville, avant d’atteindre son poste de travail.

Tout au long de notre exposé, nous n’allons pas insister sur le conflit du type intra individuel par le fait qu’il peut être réservé par une simple décision de l’individu concerné.
Exemple : Un jour une chrétienne d’une église me dira pasteur j’ai 50 francs congolais, j’ai à la fois besoin d’un cahier qui coûte 50 Francs Congolais et d’un Cake qui coûte le même prix. Elle entre en conflit envers elle-même, mais elle peut le résoudre lorsqu’elle va décider d’acheter l’un de ses désirs. Mais, la résolution des autres types de conflits font appel à un processus comportant plusieurs phases.

En réfléchissant un tel sujet «la Résolution Pacifique de conflits »,nous voulons participer  à la promotion de la culture de la Paix et de la non-violence.

Cette réflexion se justifie par le fait que nous voulons apprendre à la jeunesse à aborder et résoudre les conflits d’une manière constructive, non violente c’est-à-dire comprendre le conflit, en connaître les éléments constitutifs et adopter les attitudes et stratégies pour le résoudre. A travers cette réflexion, nous voulons enfin démontrer à la jeunesse  que  tout conflit n’est pas nécessairement à la base de dysfonctionnement.

Certains conflits par contre contribuent à la prise de mesures pour le bon fonctionnement de l’organisation.

De ce fait, que le conflit ne sait pas vu comme une situation négative à éviter. Etant inhérent aux relations humaines, que le conflit soit une occasion d’apprendre ;apprendre à intervenir au lieu de le fuir ou de le combattre.

Tout au long de cette réflexion notre inquiétude trouvera au tour d’une question ;celle de savoir : « Autrement dit comment résoudre pacifiquement un conflit ?Autrement dit comment résoudre un conflit sans faire recours à la violence ? »

Ainsi ,notre exposé comprendra trois parties :

- La première partie sera axée sur la définition des concepts fondamentausx.Il s’agira de notre cadre conceptuel.

- La deuxième partie en suite traitera des versants positifs et des versants négatifs de conflits.

- La troisième partie enfin abordera les différents modes d’intervention dans un conflit.

I.  CADRE  CONCEPTUEL

En vue d’éviter toute confusion pouvant intervenir dans la compréhension de notre exposé, il nous s’avère sinon nécessaire d’expliquer les concepts formant l’ossature de notre sujet. De ce fait nous tenterons de préciser le sens des concepts :CONFLIT et RESOLUTION DE CONFLIT.

1. Concernant le terme « CONFLIT »

Le conflit est souvent confondu à un certain nombre de termes tels que :l’incompréhension ,l’opposition, les blessures, le trouble, l’indifférence, la guerre, la méfiance, l’intolérance, actes de violence, la rébellion, l’agression, le problème, etc.
Signalons d’avance que le conflit n’est pas facile à définir parce qu’il revêt de nombreuses formes et survient dans des cadres différents.
             
Ainsi WILLIAM URY artisan de la PAIX, défini le CONFLIT en ces termes : «  le CONFLIT n’est ni erreur ponctuelle, ni un accident, il est plutôt la conséquence de plusieurs facteurs. Il est donc un processus qui commence dans la lutte,dans l’opposition des besoins ou des intérêts, des opinions, des perceptions des croyances, etc. ». Sans doute, WILLIAM URY veut dire que le conflit est un processus. Comme tout processus, le conflit doit nécessairement avoir une origine. Cette origine peut être dans des besoins, économique, philosophique, biologique ; etc. .Donc, tout conflit part des besoins, c’est la première phase de conflit.
           
Quand alors les besoins de l’une des parties sont contraires à ceux de l’autre, ils deviennent antagoniques ;apparaît le problème c’est à dire la deuxième phase. Ne pas voir ou ne pas résoudre ce problème met en route la dynamique de conflit .Et d’autres peuvent  s’y ajouter :méfiance, crainte, malentendu, etc.

A ce moment tous ces éléments réunis vont éclater une crise. C’est la troisième phase de conflit. Etant un processus, un conflit peut prendre un certain temps, son règlement est aussi un processus, c’est pourquoi on ne l’assimile pas à une action ponctuelle.

Pour éclairer davantage nos intelligences, le CONFLIT de manière abrégée peut être défini comme un désaccord, une contradiction ou une incompatibilité.

Ainsi ce terme s’applique à toute situation dans laquelle se trouvent des individus ou des groupes  dont les objectifs, les intérêts, les cognitions c’est à dire  les opinions, les pensées, les perceptions les idées ou les émotions ou les sentiments, les croyances sont incompatibles et les conduisent à s’opposer.

           Partant de cette définition, nous dégageons trois types  de conflits, objectif, cognitif et affectif.

1. Le conflit d’objectifs: est une situation dans laquelle les buts ou les issues préférées par les parties semblent être incompatibles.

2. Le conflit cognitif: est une situation dans laquelle les idées ou les pensées respectives des parties sont perçues comme   incompatibles.

3. Le conflit affectif  : est une situation dans laquelle les sentiments ou émotions respectives des parties sont incompatibles c’est à dire que les intéresses se fâchent mutuellement.

2. NIVEAUX ET SOURCES DE CONFLIT

Il existe principalement cinq sources et/ou niveaux de conflit :

1. Le Conflit Intrapersonnel

C’est à dire à l’intérieur d’un individu il survient chez un individu et concerne une forme de conflit soit d’objectifs. Il apparaît quand le comportement d’un individu abouti à deux résultats qui s’excluent mutuellement. Il peut être un conflit cognitif. C’est quand les pensées, les attitudes, les valeurs et/ou le comportement de l’individu sont contradictoires. Nous pouvons prendre l’exemple d’une chrétienne qui n’avait que 50 francs congolais, mais voulant acquérir le cahier et le Cake. Cette chrétienne entre en conflit envers elle-même.

2. Le Conflit Interpersonnel

C’est à dire entre des individus. Il implique deux ou plusieurs individus qui se perçoivent eux-mêmes opposés. Deux élèves sœurs ; n’ayant pas des petites coupures(échanges), leur mamans les donne une coupure de 100fc. En cours de route (chemin faisant), l’aînée propose sa jeune sœur qu’elle veut prendre le sucré ;la jeune sœur refuse et propose les papiers mouchoirs.

3. Le Conflit Intragroupe

C’est à dire à l’intérieur d’un groupe. IL désigne les heurts qui se produisent entre tous les membres d’un groupe, ou certains d’entre eux, et il affecte souvent le fonctionnement du groupe et les résultats obtenus.

Dans la même classe, on peut trouver  le cas des élèves qui sont pour l’examen d ‘anglais à l’oral et d’autres sont contre.

4. Le Conflit Intergroupe

C’est à dire entre des groupes. Il comprend des accords et des heurts qui surviennent entre deux ou plusieurs groupes.
Deux classes de cinquième année des humanités peuvent entrer en conflit puisque les élèves de Vème A ont déplacé ou échangé les bancs de Vème B.

5. Le Conflit Interoganisationnel

C’est à dire entre des organisations. Il provient de l’opposition et des heurts qui surviennent entre deux ou plusieurs organisations. Deux peuples peuvent entrer en conflit puisque l’un veut ravir une portion de terre de l’autre.

Ce sont ces cinq niveaux et sources de conflit qui viennent de mettre fin à notre premier concept le conflit. Avec votre permission, nous passons  second concept : La Résolution de conflit.

3. LA RESOLUTION DE CONFLIT

Rappelez-vous, nous avions dit quelque part que le conflit est un processus ; étant un processus,  il peut prendre un certain temps. Son règlement aussi est un processus.
                   
Ainsi donc «résoudre un conflit ne signifie pas simplement le traiter. C’est plutôt un processus, un cheminement par lequel on peut parvenir à découvrir et à solutionner ses causes profondes. En d’autre termes « Résoudre un conflit »C’est analyser, faire sortir sa complexité c’est à dire connaître son contenu et ses profondes.
                 
Bref, résoudre un conflit, c’est chercher de solutions correspondant les plus possibles aux objectifs des groupes en conflit. Résoudre un conflit n’est pas chose facile, elle s’appuie sur les connaissances cumulées c’est à dire  sur l’histoire, la sociologie, l’économie, l’anthropologie, le droit, la philosophie, la théologie, etc.

Donc, résoudre un conflit ne signifie pas non plus que d’autres ne surviendront pas en suite, car le conflit est lié à la nature même de l’individu. Ainsi, tout que nous sommes en vie, nous continuons à nous développer et à interagir, les conflits vont apparaître et peuvent nous avancer ou  reculer selon la manière dont nous les réglons.

La résolution de conflit passe par quatre étapes :

1.  L a définition de problème

Ici on  se pose les questions suivantes :
- Quel est le problème principal ?
- Qui sont les acteurs principaux ?
- Comment se manifeste le conflit ?

2. L’analyse des causes de conflit

- Pourquoi le problème est-il apparu ?
- De quelle manière ?
- Pour  quelle raison se perpétue-t-il ?
3. La recherche des  solutions

C’est-à-dire on cherche les options pouvant résoudre le conflit.

4. La mise en œuvre

Elle consiste à mettre en œuvre les solutions de manière a ce que le succès soit atteint et surmonter les résistances et les contraintes.

Ces quatre étapes sont interconnectées c’est à dire bien définir le problème permet d’en analyser les causes ; l’analyse des causes peut renvoyer à la définition de  départ et permettre de la clarifier. Cela permettra de déterminer comment chercher les solutions différentes.

Ainsi donc», la résolution pacifique de conflit »consiste à trouver solution c’est à dire des moyens d’aborder nos conflits sans recourir à la violence, sans détruire l’une des parties et avec la force de parvenir à une issue où tous et toute aient à y gagner et qui réponde à leurs besoins.

Maintenant que nous sommes précisés sur les concepts faisant l’ossature de notre sujet, passons à la deuxième partie qui est :

II. LES VERSANTS POSITIFS ET NEGATIFS DECONFLIT

D’une manière générale, le conflit est perçu comme une situation négative à éviter. C’est puisque dans nos cultures, nous cherchons à le résoudre par la violence c’est à dire détruire ou éliminer la partie adverse.N’est-ce pas un musicien a chanté : « BOMA NGAI NA BOMA YO TO BOMANA ».Aussi nombreux d’entre nous n’ont pas été préparés à aborder et/ou à traiter le problème c’est à dire à le résoudre de manière positive.

Donc, le conflit n’est pas toujours une mauvaise situation, il peut avoir des influences positives.

1. Les Versants Positifs de Conflit

La naissance et/ou la résolution d’un conflit permet souvent de trouver une solution constructive à un problème. Après le conflit, une solution constructive à un problème. Après le conflit, un changement s’introduit et on peut vivre dans l’harmonie.

Exemple, les professeurs refusent d’enseigner suite à une mauvaise répartition des contributions des parents. Ce refus d’enseigner donnera lieu à un certain nombre de résolutions qui va changer sa situation.

- La nécessité de résoudre un conflit peut amener les intéressés à chercher le moyen de changer la manière dont ils font les choses. S’il faut revenir au même exemple, ce refus d’enseigner peut amener le préfet à changer sa façon de se comporter devant l’argent. Ensemble avec le conseil des enseignants peuvent mettre en place une structure pour  gérer les contributions des parents.

- Le processus de résolution d’un conflit engendre souvent des changements positifs dans le groupe. Maintenant qu’il y a un compromis entre le préfet et les professeurs, les enseignements seront donnés dans la sérénité, les élèves produiront des bons résultats à la fin de l’année.

Le conflit permet à connaître nos semblables et nous connaître aussi.

- Le conflit en fin permet de révéler ce qui était caché quand il n’y a pas les mêmes intérêts.

2. Les Versants Négatifs de Conflit

- Généralement, le conflit n’est pas à souhaiter. Il peut avoir de graves conséquences négatives et détourner certains efforts de leur but. Dans ce cas, le conflit peut entraîner de gaspillage des ressources (matérielles, humaines, financières, temporelle, etc.)

- Le professeur qui subit l’injustice des contributions des parents peut au lieu d’enseigner, distraire les élèves avec des causeries inutiles, ne sait pas terminer le programme ,peut commencer à vendre les points. IL peut perdre la santé puis qu’il est mal rémunéré, ne saura pas s’acheter les habits comme conséquence ne sera pas propre, il risque de répéter les mêmes enseignements,il ne sait plus faire de recherches ;car il est démotivé, etc.

- Le conflit peut avoir des conséquences aussi psychologiques c’est à dire affecter négativement la psychologie des membres. Ainsi, il peut engendrer des tensions (ressentiment, l’anxiété)

- Le professeur mal payé risque d’être méchant à tout moment, il ne saura plus donner les explications durant longtemps, il n’est pas motivé, il ne donne que le résumé de cours aux élèves.

- Le conflit peut être à la base de perte de confiance, d’amitié, brise le sentiment et le rapport de solidarité et provoque le souci.

Voilà en résumé les versants positifs et négatifs de conflit passons maintenant à la dernière partie de notre exposé intitulée :

III. LES MODES D’INTERVENTION DANS UN CONFLIT

Si nous nous souvenons de la définition de WILLIAM URY, il a dit que le conflit est un processus ;ce processus passe par trois phases :Il a son origine dans les besoins ,les désaccord, l’antagonisme de besoins ,l’addition de certains éléments sur le désaccord ;méfiance, crainte, malentendu, etc.

Dans le cadre de la culture de la PAIX, on nous conseille de ne pas attendre la troisième phase pour intervenir et/ou aborder un conflit. Car, c’est le pire de moment le conflit a atteint son point culminât et souvent, on n’a pas le temps de réfléchir, d’analyser ce qui se passe et de se demander sur les ressources, car il faut une réponse immédiate. Il faut alors intervenir dans le conflit avant son éclatement c’est à dire  à la première phase ?Mais ,il est rare d’apprendre le conflit à ce niveau et de concevoir des idées de solutions créatives pour y faire face.

L’UNESCO dans son programme de la culture de la PAIX de la non violence nous propose trois principaux modes d’intervention dans le conflit savoir :
-   La  Provention
-   La  Négociation
-   La  Médiation

Signalons d’emblée qu’au niveau de la provention et de Négociation ce sont les personnes impliquées dans le conflit qui s’efforcent de le résoudre. Par contre, dans la médiation intervient une tierce personne dans  le processus.

Toutefois part ces trois modes d’intervention qualifiés de principaux, le recours aux autres méthodes d’action non-violentes sont aussi encouragées à condition que cela soit fait pour défendre les droit et dans le respect de la personne que l’on affronte.

Passons maintenant au premier mode d’intervention dans le conflit.

1. LA PROVENTION

Bien souvent, on parle de la «prévention de conflit »pour  exprimer la nécessiter d’agir avant qu’il crée la crise. Ainsi, nous parlons de la provention pour décrire le processus d’intervention antérieure à la crise c’est à dire le conflit est là mais à un stade embryonnaire.

En termes clairs, la provention consiste à intervenir dans le conflit à se premier stade,sans attendre la phase de crise.
La provention consiste à :

- Créer un climat d’estime mutuelle et de confiance entre les parties en conflit.

En cas de conflit l’individu victime perd son identité et le sentiment d’appartenance à un groupe. Il se sent alors rejeter, des intégrer. Ce stade consiste justement à reconquérir l’identité  de la victime en tant que membre de groupe.

C’est à ce stade que l’on développe également l’estime de soi c’est à dire qu’on se sent considérer et l’on développe aussi l’Estime d’autrui c’est à dire considération de l’autrui. Cette estime de soi se forme grâce à l’image que l’on reçoit des autres

- Favoriser la Communication

La communication est très importante dans l’apprentissage de la culture de non-violence et de Paix, dont le dialogue est l’outil essentiel. Ainsi, il faut apprendre à dialoguer entre nous et à nous écouter de façon active, éviter la confusion et le malentendu quant au message transmis.

Deux types de communication :

- La communication relationnelle
Ici, on se transmet des émotions des sentiments, nos attitudes, nos prises de position etc.

- La communication informative
Elle transmet le message Il faut noter qu’un même message peut être différemment interprété. Ainsi, pour éviter le conflit, il faut que les interlocuteurs se comprennent bien, arrive à tenir le même langage c’est à dire interprètent de la même façon le code utilisé.

- Prendre des décisions sur base de consensus
On permet aux parties concernées de s’exprimer et de prendre elles-mêmes des décisions sur base égalitaire. Il faut commencer à décider sur les questions simples puis sur les points de plus en plus important.

- Travailler sur la coopération
Pour travailler en coopération (ensemble),il faut se connaître mutuellement.

Cette étape consiste à découvrir et assimiler que la différence n’est pas cette étape consiste à découvrir et assimiler que la différence n’est pas si mauvaise. C’est plutôt une valeur et une source d’enrichissement mutuel.

Il faut savoir que tout individu a des valeurs et des défauts. Ayant connu, la différence de l’autre, il faut le considérer comme quelqu’un avec qui collaborer considérer non comme un ennemi à abattre, car il pense autrement, ou est diffèrent et qu’il peut représenter un obstacle à mes objectifs.

2. LA NEGOCIATION

                      La négociation vient du verbe «négocier »,c’est trouver un arrangement par un dialogue avec la personne qu’on est en conflit  .Autrement dit, l’une des parties en conflit prend la résolution d’arranger avec l’autre partie.
                       
Dans ce cas, la négociation vise à rétablir un climat qui permette de répondre aux besoins résultant des préjudices infligés dans le passé. En d’autre termes, réparer le préjudice causé et favoriser un bon climat dans les relations.

Si la négociation est entreprise dans un esprit de transparence, elle permet à toutes les parties de rétablir les relations normales. Ainsi  ,l’auteur de préjudice a besoin de la n »négociation pour échapper à l’emprise paralysante de la culpabilité. La victime de préjudice par contre a besoin de la négociation pour n’avoir plus à condamner la partie adverse.

Il faut noter que toute relation charrie un lot de déceptions et de blessures. Par conséquent, la réconciliation n’est non seulement un processus, mais aussi un cycle qu’il faut réitérer à maintes reprises. Car, l’objectif n’est pas d’effacer totalement le conflit et/ou d’éviter la douleur ;mais plutôt de se définir et transformer les divergences qui caractérisent toute relation.

Lors de l’analyse d’un conflit, on tient compte de trois éléments ci-dessous :
- les personnes impliquées dans le conflit
- les processus c’est à dire la façon d’aborder le conflit
- le problème c’est à dire les besoins et intérêts en opposition

1. Concernant les Personnes Impliquées dans le Conflit

Il faut considérer l’autre comme quelqu’un avec qui nous pouvons  collaborer et résoudre notre problème. Ainsi, lors de négociation, chaque partie doit s’exprimer à sa façon et écouter l’autre c’est à dire on cherchera à se connaître mutuellement : les émotions sentiment.

Il faut alors chercher  les moyens pour contourner, ces émotions ou sentiments à l’exemple de la colère. Eviter à retourner le mal contre le mal et se détourner de l’idée selon laquelle qu’on a perdu son image et son prestige. Si non, une partie risque de refuser la solution. L’exemple de la R.D.Congoet le Rwanda, il ne faut pas minimiser ce dernier en disant que c’est un petit pays à la dimension d’un territoire.

Lors de négociation, il faut rééquilibrer le rapport entre les parties en conflit. Que celui qui se sent plus fort (le dominant) se diminue jusqu’à se ramener au niveau de collaborer avec l’autre partie, car la partie qui se sent faible (le dominé) cherche aussi à s’affirmer(affirmation de soi) et se valoriser (estime de soi). Aussi, faut-il savoir que si dans le conflit, le déséquilibre est très prononcé, le conflit est quasiment impossible à résoudre. Voilà pour quoi, il faut commencer à rééquilibrer les rapports entre les deux parties en conflit.

2. Concernant le processus

Il s’agit de la manière dont le conflit est abordé. Il faut adopter des stratégies pouvant permettre aux parties en conflit de s’exprimer librement et de trouver les solutions acceptables par l’une et l’autre. Dans le processus de conflit, il faut éviter le comportement pouvant faire obstacle au bon déroulement de processus. Ainsi donc, il faut que chaque partie parle d’elle-même, car quand on parle de l’autre, on a tendance à l’accuser, à l’insulter, etc.

La meilleure procédure est de parler de soi-même, car on se connaît mieux, parler de soi-même, manifester ses sentiments, formuler précisément ses blessures, comment et pourquoi.

Ainsi, pour mieux analyser le processus suivi,il est recommandé de dresser un plan ou un schéma de conflit consistant à savoir :
- L’origine de conflit ;qui l’a causée ?
- Les parties en litige
- Les rapports des parties en conflits
- Les solutions envisagées.

Une fois le schéma de conflit tracé, il faut remplacer le conflit dans son contexte passé et présent ;récolter les informations pour y intervenir.

3. Dans l’analyse de conflit

Il y a un troisième élément qui intervient c’est  le Problème.
Il faut savoir que chaque partie a un certain nombre de besoins et soutient ses intérêts. Bien souvent, les besoins et les intérêts de l’une sont en contradiction avec ceux de l’autre partie.

Le souci des Ruandais par exemple est de ravir et annexer toute la partie du Kivu(Nord –kivu,Maniema et sud-kivu)au RWANDA et BURUNDI et de dominer toute l’AFRIQUE CENTRALE .Ces besoins sans doute sont contradictoires à ceux de congolais qui veulent l’unité et l’intégrité territoriale.

Cette phase est la plus délicate dans la résolution de conflits. Ainsi, il n’est pas bon de résoudre le problème sans en avoir analysé les causes. La résolution de conflit exige la créativité et l’imagination au moment de cherche des solutions qui, vont répondre aux besoins ou aux intérêts de toutes les parties en conflit.

Dans ce cas, il faut :
-   Passer en revue toutes les ressources à notre disposition ;
-   Synthétiser les propositions de chaque partie, voir lesquelles sont réalisables et retenir celles qui peuvent donner satisfaction aux parties en conflit ;
-   Trouver un accord concret avec les responsabilités précises et les moyens de contrôle.

Voilà succinctement les éléments qui interviennent lors de négociation dans le cadre de conflit. Passons maintenant au troisième et dernier mode d’intervention dans le conflit. C’est :

3. LA MEDIATION

La médiation existe dans nombreuses cultures et traditions. C’est un outil inhérent au processus de résolution de conflit de conflit et auquel les parties en conflit ont recours quand elles ont épuisé toutes les possibilités de régler seules leur conflit. Autrement dit ,lorsque les deux paries en conflit ne parviennent pas d’entrer en contact direct, elles peuvent faire appel à une troisième partie qui a pour rôle de faciliter la rencontre, la communication de deux parties en conflit.

Donc, la troisième partie n’est pas concernée, elle est extérieure, elle aide les parties en conflit d‘entrer directement en négociation. Le médiateur est donc un facilitateur.

Il faut noter que toute intervention d’un tiers dans un conflit n’est pas nécessairement une médiation. Mais, signalons que la médiation n’est pas chose facile, elle peut dans certain cas être difficile ou impossible.

Dans la médiation, l’intervenant s’attache essentiellement au processus (manière d’aborder de conflit)et à la relation. Ainsi, le contenu de conflit et de l’accord appartiennent aux parties concernées dans le conflit. La fonction de médiateur est celle convenue est définie précisément par les paries.

Alors, qui peut effectuer la médiation ?
- La médiation peut être faite entre le PAIR  c’est à dire par une personne de la même catégorie que les parties en conflit. Deux élèves en conflit ; leur chef de classe peut être médiateur.
- La médiation peut être faite par un supérieur  deux élèves en conflit ; le préfet de discipline peut  intervenir comme facilitateur.

Ainsi donc :
-  Le médiateur doit être saisi du conflit totalement ou partiellement ;
- Il ne peut pas d’emblée unir les deux parties, plutôt amorcer les contacts séparément une partie après l ‘autre.

Durant ce moment le médiateur doit apprendre à écouter et susciter la confiance de chacun des en conflit pour identifier le problème ce qui lui permettra d’obtenir  davantage les informations sur le conflit et les personnes impliquées.

A partir des informations récoltées, il va dresser une liste des points à traiter par partie et élaborer la stratégie pour aborder le conflit qui est soumise à l’approbation des parties. C’est après l’analyse des données et informations récoltées qu’il  peut alors commencer le processus de contact direct des parties en conflit. Il est appelé à les convaincre pour les mettre contact.

Si les parties en conflit désavouent le médiateur et n’accepte pas la médiation comme  mode de résolution de conflit, il faut sans ambages laisser- tomber la situation.

Mais, si les parties acceptent de se mettre ensemble pour résoudre le problème, le médiateur va se définir c’est à dire va donner son rôle dans le processus. Nous l’avons déjà souligné ci haut. Le rôle de médiateur :ne prend pas partie de conflit ,ne donne pas solution, ne donne pas raison ni condamne une parie ,etc.

Il va aussi définir ce qui peut être fait ou non au cours de processus :s’écouter mutuellement ,seul le médiateur accorde la parole, quand une partie parle l’autre se tait ,ne pas s’agresser ,…

Il va enfin décider où, quand et comment se déroulera le processus, le médiateur a le devoir de garantir et obtenir pour la médiation un environnement agréable et sécurisant.

Maintenant, lors de rencontres de deux partie en conflit,chacune va relater son histoire ,ses points de vue,ses émotions ,ses sentiments ,tout  en se contrôlant afin de ne pas agresser l’autre partie .Ainsi donc tout doit être dit ,aucune question ne doit rester enfouie et faire ensuite obstacle au bon déroulement du processus.

Une fois les deux parties entendues,il ne sera pas question de passer directement à la solution de problème qui est à l’origine et confectionner (arrêter)une liste de points à traiter et résoudre.

Le médiateur n’a pas à prendre position de tout ce qui se passe sauf qu’il est appelé à laisser libre cours à la créativité des parties en conflit. Ainsi, les propositions des solutions viendront que de ces parties. Son rôle est essentiellement d’aider le développement de créativité des parties en conflit et de veiller à recueillir toutes les propositions.

De toutes les propositions accueillies,le médiateur est tenu à arriver à un accord qui donne satisfaction aux parties en conflit.On ne se limitera pas seulement à prendre de mesures aussi  faudra-t-il exercer un contrôle et évoluer des accords conclus permettrons au médiateur de tirer leçon : la réussite ou l’erreur de travail abattu.

C’est  ici que s’achève la troisième partie de mode d’intervention dans le conflit et s’achève aussi notre exposé.

MEDARD DUROCHER  BOPE

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