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Organization: Organisation Panafricaine des Femmes (OPF)
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Posted: Mar. 14 2005,17:55 If you wrote this report, you will find a button here that you may click
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PROGRESS: Has your organization seen progress toward a culture of peace and nonviolence in your domain of action and in your constituency during the first half of the Decade?

L'organisation Panafricaine des Femmes a su se faire entendre au cours des différents combats qu'elle a mené, notamment dans celui de la culture de la paix.

   En effet, l'OPF a permis d'informer et de sensibiliser le peuple africain, particulièrement les femmes africaines sur les conditions sociales difficiles dans lesquelles elles vivent depuis très longtemps. Elle a aussi mobilisé les populations africaines pour qu'elles agissent contre toutes leurs souffrances, et a contribué efficacement à la libération totale du continent africain notamment à travers ses actions contre la situation d'apartheid en Afrique du Sud.

   L'OPF a également poussé les femmes africaines à se réunir au sein d'associations régionales, à participer au processus d'élaboration et au renforcement des textes de lois régissant la condition féminine, et à amener les femmes africaines à se situer à tous les niveaux de prise de décision.

   Enfin, la Panafricaine des Femmes a permis d'améliorer considérablement la situation des femmes africaines, et la prise de conscience de la nécessité de la promotion de la paix pour le peuple africain.

   La paix est l'élément sous-jacent de toutes les luttes menées par l'OPF, car les conflits armés sont le point de départ d'une grande part des maux dont souffrent les femmes africaines.

OBSTACLES: What are the most important obstacles that have prevented progress?

L'Organisation Panafricaine des Femmes a connu tout au long de son parcours de nombreuses difficultés qui n'ont bien heureusement pas empêché sa survie. La promotion de la culture de la paix est une entreprise qui requiert des moyens humains et financiers considérables.

   Or l'OPF souffre de grosses difficultés financières dues au non-paiement des cotisations par certaines organisations nationales ; de difficultés de fonctionnement.

   La possibilité d'organiser des conférences en est par conséquent fortement réduite ; d'autant plus que la communication entre le siège à Luanda et les secrétariats régionaux est compliquée, car on observe une lenteur dans l'acheminement et la transmission des documents et des correspondances. Cette lenteur entrave fortement la concertation entre les partenaires au moment de prendre des décisions importantes et urgentes.

   Etant dépendant des cotisations de ses Etats-membres, les actions de l'OPF sont limitées. Cependant, grâce à la détermination de son secrétariat général et à l'aide importante du pays membre abritant le siège, l'Angola, l'OPF réussit tout de même à promouvoir, autant que faire se peut, la paix dans le monde ainsi que la résolution de tous les conflits armés qui détruisent l'Afrique.

ACTIONS: What actions have been undertaken by your organization to promote a culture of peace and nonviolence during the first half of the Decade?

L'OPF a effectué de nombreuses actions en faveur de la culture de la paix en organisant de nombreuses conférences, et réunions rassemblant les représentantes des femmes d'Afrique.

   Ainsi, en décembre 1999, l'OPF a tenu une conférence sur la paix et, à l'issu de cette conférence, un document intitulé Agenda des Femmes pour la Culture de la Paix a été adopté entre autres par le Conférence régionale des Nations Unies et par les femmes ministres chargées des questions féminines et du genre.

   L'Agenda des Femmes Africaines pour une culture de la paix s'attaque aux causes premières de la violence qui sont : la pauvreté, l'exclusion, les injustices sociaux-économiques et politiques, et la violation des droits de l'Homme.

   Les femmes africaines ont toujours lutté pour faire avancer la société sur la voie d'une culture de la paix durable ; bien que leurs expériences et leurs capacités en tant que femmes soient fondamentalement méconnues et sous-utilisées dans la prévention des conflits, en dehors du cadre familial.

   Ainsi, de nombreuses initiatives en faveur de la paix ont vu le jour. Parmi elles, on peut citer la Conférence Panafricaine des Femmes pour la Culture de la Paix : Cette conférence a offert aux femmes africaines du domaine politique et de la recherche sur la problématique genre et paix, ainsi que toutes les femmes africaines engagées de quelque manière que ce soit dans le processus de paix et de non violence ; un forum et un cadre appropriés pour définir un agenda des femmes pour la culture de la paix. Les femmes africaines de tous horizons, réunies au sein de ladite conférence ont pu exprimer leurs préoccupations et expériences afin de coordonner leurs actions en faveur d'une construction efficace de la paix.

   On peut également citer la Conférence de Zanzibar en 1999, qui est l'aboutissement d'un processus amorcé dans un premier temps par :

- Le plan d'action pour la paix de Kampala en 1993
- La plate-forme d'action africaine en 1994
- La conférence de Beijing en 1995
- Le forum des femmes dirigeantes sur la paix de Johannesburg en 1996
- La conférence panafricaine sur la paix, le genre et le développement de Kigali en 1997

A travers ces différentes rencontres, les femmes africaines ont résolu de manifester leur engagement en faveur du règlement pacifique des conflits.

   Le premier thème de l'Agenda des Femmes pour une Culture de la Paix est l'impact des conflits violents :

   L'OPF a constaté que le terreau sur lequel prospèrent la violence et la guerre sont la pauvreté, et les injustices sociales telles que l'exclusion et la discrimination. Les femmes sont les premières victimes des conflits armés, de la répartition inégale des ressources, et du mépris du droit humanitaire international. En effet, il est généralement reconnu que les conflits violents ont sur les populations touchées, des effets différenciés selon le sexe. L'étendue et la nature exacte des injustices et des crimes contre l'humanité ayant un caractère sexospécifique, les femmes africaines qui oeuvrent pour la paix sont résolues à renforcer la sécurité individuelle et à favoriser les processus de démilitarisation et de désarmement. Afin de réduire le climat de violence et de réinstaller les femmes déplacées et réfugiées, l'agenda vise à la réalisation des actions suivantes :

- La création d'un bureau panafricain des femmes pour la paix en Afrique relevant du Secrétariat de l' Unité Africaine.
- L'attribution à une femme africaine qualifiée, d'au moins un des postes vacants de Secrétaire général adjoint de l'Unité Africaine.
- La création de sous-comités régionaux du Mouvement des femmes pour la paix, qui se réuniraient au niveau régional tous les trois à six mois.
- La mise en place de programmes de sensibilisation, d'information, et de communication.

   Le deuxième thème évoqué par l'agenda est le rôle des femmes en Afrique, dans la prévention et la résolution des conflits, et la construction de la paix :

   Bien que les femmes aient toujours été considérées comme les victimes des conflits, il ne faut pas oublier que leur expérience de la vie et leur savoir-faire, leur permettent de jouer un rôle décisif dans diverses formes d'actions préventives. Il faudrait par conséquent, aider les femmes à assumer des fonctions décisionnelles dans tous les domaines de la vie publique où il est question de prévention, de gestion et de résolution des conflits. La discrimination institutionnalisée entre les sexes est une source majeure de conflit au sein de l'institution elle-même,  et des structures familiales. En effet, elle pénètre et se répand dans les autres institutions publiques, et dans tous les aspects des relations humaines.

   L'agenda préconise donc les actions suivantes :

- L'identification et l'extirpation des causes profondes des conflits.
- L'intervention en vue de transformer les institutions, et les pratiques qui propagent les conflits et la violence.
- La socialisation des garçons et des filles par les femmes, dans le but de leur inculquer une culture de la paix et le respect de la vie humaine.
- La connaissance chez les femmes des mécanismes traditionnels de construction de la paix.
- La surveillance par les femmes des plans et des actions de leur gouvernement.
- L'organisation par les femmes d'actions de masse non-violentes.
- L'application par chaque femme des principes de la culture de la paix sur le plan individuel dans le but de l'étendre à d'autres individus.
- La recherche active d'informations facilitant les interventions des femmes en faveur de la culture de la paix.
- Le renforcement des capacités pour intégrer les femmes dans le processus de décision lors des négociations sur la paix.
- Le renforcement de la capacité des organisations de femmes dans les domaines de la réconciliation et de la médiation ; ainsi que l'accroissement de leur participation aux processus de décision.
- La création de centres de consultation pour prendre soin des femmes victimes de violences.
- L'étude des mécanismes de défense et de sécurité de L'Unité Africaine, de la SADEC, et de la CEDEAO afin de comprendre leurs politiques et leurs cadres institutionnels ; l'analyse de ces mécanismes et l'anticipation des impacts différentiels qu'ils sont susceptibles d'avoir sur l'engagement des réseaux de femmes pour la paix.
- L'examen institutionnel des réseaux de femmes pour la paix en général, afin de recenser les besoins de renforcement des capacités, et s'efforcer d'y répondre, et d'élaborer un programme sur les femmes et la culture de la paix.
- La demande que les ressources prélevées sur le budget consacré à l'achat d'armes de guerre soient affectées à une éducation à la culture de la paix.
- La réalisation d'études sur les attitudes et les comportements propices à la construction de la paix dans différents pays.
- La formation des femmes soldats et des épouses de soldats pour qu'elles jouent un rôle actif dans la prévention des conflits.

   Le troisième thème proposé par l'agenda est le renforcement des capacités et la mise en réseau pour une culture de la paix en Afrique, c'est à dire la mise en place d' actions novatrices et pratiques :

   Le but est de transformer les questions générales de sécurité, en tenant compte des considérations liées au genre. La sécurité signifie pour les femmes l'absence de toute forme de menace, et de violence, tant au niveau individuel et social, qu'au niveau national et international. La sécurité suppose le bien-être économique et spirituel, et met fin à la violence sexiste en période de conflit.

   Pour atteindre ce bien-être essentiel, l'agenda propose tout d'abord, que les recherches soient menées dans le domaine de la sécurité telle qu'elle est définie par les femmes. Ensuite, les femmes doivent être pleinement associées aux activités tendant à promouvoir les objectifs de l'agenda relatif à la sécurité des femmes. De plus, la recherche, la collecte d'information, et la mise en place de mécanismes d'alerte précoce comme outil de surveillance, doivent être promus. Enfin, il est indispensable de veiller à ce que l'information soit accessible à toutes les femmes et à tous les niveaux.

   L'agenda des femmes pour une culture de la paix s'est également intéressée aux cinq points suivants :

1) Les organisations communautaires de femmes comme lieu de construction d'une culture de la paix : Les organisations communautaires de femmes offrent des possibilités d'apprentissage des droits fondamentaux des femmes et de la culture de la paix, et sont un lieu d'acquisition des techniques de résolution et de prévention des conflits. Les organisations communautaires de femmes, ainsi que les réseaux et mécanismes institutionnels oeuvrant pour la paix au niveau régional, doivent coordonner leurs efforts pour surmonter les difficultés budgétaires qui continuent d'empêcher une mise en œuvre efficace de leurs plans d'actions. A cet effet, l'agenda propose de réduire les dépenses militaires et de réinvestir les ressources ainsi dégagées dans des programmes tendant à promouvoir la culture de la paix. De plus il est nécessaire de promouvoir de nouveaux partenariats entre les hommes et les femmes ; et d'associer les artistes et les professionnels des médias aux activités de promotion de la culture de la paix.

2) Les modules de formation à la médiation et à la culture de la paix : Il convient d'élaborer des moyens de formation aux techniques de construction de la paix et de partager ces expériences avec d'autres pays. Pour ce faire, il faudra procéder à une évaluation des valeurs, des connaissances, et des attitudes nécessaires à la médiation dans les situations de conflits. De plus, il faudra veiller à ce que l'élaboration des modules de formation soit basée sur des informations exactes et pertinentes, fondées sur la compréhension de la nature et des causes profondes des tensions au sein des communautés. Enfin, il est nécessaire de s'assurer que les programmes de formation aient un caractère diagnostic et non prescripteur. Ils doivent être présentés de manière à laisser aux formatrices et à la communauté toute latitude pour adapter les modules à leurs besoins.

3) La modification des attitudes et la lutte contre les stéréotypes sexistes en ayant recours aux médias : Les médias ne délivrent pas toujours des messages de justice sociale, d'égalité des sexes, et de paix. Au contraire, ils véhiculent trop souvent, en période de conflit, des messages d'intolérance, de violence et de haine.  Par conséquent, l'agenda souligne qu'il est urgent de mobiliser tous les moyens de communication de masse en faveur de la cause des femmes et de former des professionnels des médias, hommes et femmes, aux question de genre et au valeurs de la culture de la paix.

4) L'engagement et la participation des femmes au processus démocratique, c'est à dire passer de la démocratisation sans les femmes à la démocratisation avec les femmes : L'application de principes démocratiques continue dans une large mesure à faire défaut en Afrique parce que les femmes ont été systématiquement exclues des mécanismes de décision. Après avoir élaboré un programme et des stratégies pour la culture de la paix, les Etats et les institutions populaires d'Afrique ne sauraient manquer  d'associer pleinement les femmes au processus de démocratisation de la région. L'agenda invite donc tous les protagonistes à mobiliser des ressources, et à les consacrer au renforcement des capacités des femmes en matière de gouvernance et de politique. Il convient aussi de soutenir les femmes occupant des postes à responsabilités, qui s'intéressent aux questions de genre, et sensibiliser les femmes comme les hommes à ces questions. De plus, l'étude des lacunes dans la participation des femmes au processus de démocratisation, et aux programmes de culture de la paix est indispensable ; tout comme la mise en valeur des succès remportés par les femmes en matière de construction de la paix.

5) Les services d'information des femmes en Afrique en tant que partenaires actifs dans les processus de construction de la paix :  Une information exacte sur les questions de paix, de conflits et de genre est indispensable à une planification, une prise de décision et une action avisée. L'obtention de cette information est particulièrement problématique dans les conflits émergents car les communautés rurales sont particulièrement coupées des sources d'informations. L'agenda propose donc de développer chez les femmes une culture de l'information dans les zones de conflits de façon à comprendre que l'information est indispensable à la résolution des conflits. L'agenda propose également d'utiliser les technologies de l'information et de la communication existantes pour rassembler, organiser et diffuser l'information, et par dessus tout former les femmes dans ce domaine.

   En conclusion, l'agenda des femmes pour une culture de la paix comporte donc les volets de programme suivants :
Premièrement, un plaidoyer en faveur d'un renforcement des capacités ainsi que des missions de médiation pour la paix. Deuxièmement, l'élaboration de programmes d'études et le partage des informations et la définition de stratégies de communication. Troisièmement, la recherche approfondie et la documentation, accompagnées d'un suivi et d'une évaluation. Pour finir, la mobilisation des ressources.

Ces nombreux objectifs seront réalisés grâce à diverses stratégies :

Il s'agit dans un premier temps d'évaluer les besoins et d'effectuer une analyse des différents mécanismes de paix.

Dans un deuxième temps il est nécessaire de créer des ateliers et d'élaborer des modules de formation. De plus, il faut définir des indicateurs et mettre en réseau et en formation des regroupements d'individus concernés par la culture de la paix. Enfin, un suivi constant des progrès effectués et de l'état de l'avancement en ce qui concerne la promotion de la culture de la paix.

Depuis l'elaboration de l'Agenda des femmes pour une culture de la paix, de nombreux progrès ont été effectués et les propositions de l'OPF ont été entendues.

L'OPF continue sa lutte dans la promotion de la culture de la paix d'un point de vue toujours féministe. Cependant les hommes ne sont jamais exclus de cette lutte pour améliorer le sort des femmes africaines, car l'OPF sait qu'une véritable égalité entre les sexes n'est possible qu'avec le concour des hommes et des femmes.

La culture de la paix figure parmi les principaux combats menées par l'OPF car toutes les autres luttes dépendent d'un contexte de paix. En effet, la violence est génératrice de la plupart de maux de l'Afrique et il est nécessaire d'y mettre fin tous ensemble en inculquant à nos enfants dès leur plus jeune âge une culture de la paix.

ADVICE: What advice would you like to give to the Secretary-General and the General Assembly to promote a culture of peace and nonviolence during the second half of the Decade?

L'Organisation Panafricaine souhaiterait transmettre au Secrétaire Général et à l'Assemblée les propositions suivantes pour favoriser une culture de paix et de non-violence pendant la seconde moitié de la décennie :

Dans un premier temps, l'OPF souhaiterait qu'une aide soit apportée aux organisations et associations féminines afin qu'elles puissent se fournir en moyens de communication efficaces et modernes. En effet, la communication est essentielle pour effectuer des progrès en matière de culture de la paix. Or, les ONG ou autres organisations continentales ou nationales souffrent beaucoup de ce manque de communication entre elles. Ainsi il est très important, voire essentiel que les moyens de communication modernes soient accessibles à toutes les organisations qui luttent pour favoriser les conditions de vie des femmes et des africains.

De plus, L'OPF propose que la société civile et les organisations internationales prennent part avec les organisations ou associations nationales à la promotion de la culture de la paix dans le monde. Les objectifs ne seront atteints qu'avec l'aide de chacun.

PARTNERSHIPS: What partnerships and networks does your organization participate in, thus strengthening the global movement for a culture of peace?

L'Organisation Panafricaine des femmes a un statut d'observateur au sein de l'Unité africaine et participe régulièrement à ses réunions. L'OPF est également en relation avec toutes les organisations nationales de femmes des Etats Africains.

La promotion de la culture de la paix faisant partie d'un de ses objectifs premiers, l'OPF prend part activement à toute les conférences se déroulant en Afrique sur ce thème. Elle y est régulièrement invitée et participe à la création de réseaux d'actions pour promouvoir la paix mais surtout agir collectivement.

PLANS: What new engagements are planned by your organization to promote a culture of peace and nonviolence in the second half of the Decade (2005-2010)?

L'OPF poursuit activement son implication dans le domaine de la culture de la paix. Parmi ses nombreux projets, on peut citer une volonté de mobiliser les Etats sur la situation dans la région meurtrie du Darfour.

   L'OPF collecte activement des fonds parmi les professionnels pour rassembler les femmes du Darfour et créer avec elles un projet de développement. Le but est d'organiser un "workshop" afin de leur expliquer et inculquer la notion de culture de la paix. Les femmes ont un rôle important, voire primordial dans ce combat pour une culture de la paix et il est nécessaire de les tenir informées sur ce sujet.

Postal address of organization

B.P. 765 Rua dos Coqueiros #37/39, Luanda, R.P. ANGOLA

E-mail address of organization

minafefe@hotmail.com

Website address of organization


Highest priority action domain of a culture of peace

l'égalité entre hommes et femmes

Second priority action domain of a culture of peace

la paix et la sécurité internationale

Highest priority country of action (or international)

le continent de l'Afrique

Second priority country of action (or international)

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