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Organization: Fédération Mondiale des Associations, Centres et Clubs UNESCO
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Posted: Mar. 09 2005,10:00 If you wrote this report, you will find a button here that you may click
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PROGRESS: Has your organization seen progress toward a culture of peace and nonviolence in your domain of action and in your constituency during the first half of the Decade?

Depuis 2001, la FMACU a conduit plusieurs projets sous-régionaux ou internationaux dans le domaine de la culture de la paix. De nature très différente, ces projets, pilotés par des Fédérations nationales, associent d'autres fédérations d'autres Régions du monde.

Ces actions (voir Rapport ci-joint) s'adressent, non seulement à un large public de jeunes et d'adultes, mais aussi d'enfants qui sont parfois les acteurs principaux de la réalisation des projets.

Pour la plupart, ces projets sont nés à la suite du Ve Congrès mondial de la FMACU en 1999, dont le thème portait sur la culture de la paix. un spectacle en 4 langues "De vos remparts fermés, j'ouvrirai des chemins nouveaux" avait d'ailleurs été écrits et mis en scène pour cette manifestation.

OBSTACLES: What are the most important obstacles that have prevented progress?

Malgré la création d'un site web pour "Confluences - Le Courrier de la FMACU" trop de membres de Clubs UNESCO localisés dans les pays en développement n'ont pas encore un accès direct à l'Internet et, par conséquent, pas accès à l'information sur ces actions en faveur de la culture de la paix.

Par ailleurs, même si les media s'intéressent quelquefois aux activités des Clubs, les projets "culture de la paix" retiennent trop peu leur attention.

ACTIONS: What actions have been undertaken by your organization to promote a culture of peace and nonviolence during the first half of the Decade?

PROJET N° I
« DE VOS REMPARTS FERMES,  J’OUVRIRAI DES CHEMINS NOUVEAUX »
SPECTACLE EN QUATRE LANGUES CONGRES MONDIAL (RUSSIE) 1999

Le spectacle, totalement intégré dans le thème du Congrès, veut montrer le difficile passage de la culture de la guerre vers une culture de la paix et les différents niveaux de prise de conscience, individuelles ou collectives qui y conduisent. Il illustrait la nécessité d’un engagement et donc la signature du « Manifeste 2000 ».

PROLOGUE : INCOMPREHENSION DUE A L’IGNORANCE
LES ENFANTS : « POUR TOI, L’AUTRE N’EXISTE PAS »
Tous les thèmes du Congrès sont mis en évidence, de même que leur concordance avec les idéaux, priorités et programmes de l’UNESCO : femmes, enfants, droits de la personne méprisés, dignité humaine bafouée, refus de l’Autre, développement durable entravé...  par un groupe d’enfants incarnant les générations futures.

PREMIER TABLEAU : L’ASSEMBLEE DES PEUPLES
ORATEURS, EXCLUS, ENFANTS : « IL EST TEMPS DE PASSER AUX ACTES »
Mettant en évidence la fragilité du refus de la violence et de l’espoir dans la promotion d’une culture de la paix, le premier tableau veut montrer que la réflexion doit déboucher sur l’engagement et l’action pour relever le défi représenté par la violation des Droits de l’homme. En cela, le premier tableau est une invitation à la signature du Manifeste 2000.

DEUXIEME TABLEAU : LA TERRE DE LA LIBERTE, C’EST LE COEUR DE L’HOMME
FARANDOLE, VOYAGEURS, FEMMES : « ALLONS LA OU IL Y A DES FRACTURES ! »
Ce tableau met en évidence la relation entre d’une part, refus de dignité, de démocratie, de respect des droits de la personne et, d’autre part, pauvreté et fracture sociale. Il mène vers d’autres points du manifeste 2000 et permet de réaliser que la vigilance doit être permanente en ce qui concerne la conquête des Droits de l’homme.

TROISIEME TABLEAU : DURETE DU TRAVAIL DE LA VIE QUOTIDIENNE
TRAVAILLEURS, FEMMES, HOMMES ET FEMMES : « LA POLLUTION, C’EST LA VIE QU’ON ASSASSINE »
Et de nouveau, le spectacle nous renvoie à l’un des points du « Manifeste 2000 », sur la protection de la planète, environnement unique et fragile du monde vivant, grâce à une consommation réfléchie où l’éducation joue un rôle fondamental.

QUATRIEME TABLEAU : PLANTER L’ARBRE DE L’ESPERANCE
Danseurs, Acteurs de la vie quotidienne, Rois Mages, Danseuses : « Comment pouvons-nous vivre les différences ... si nous ne rendons pas aux différences le droit d’exister ? »
En insistant sur la richesse de la diversité culturelle et sur les dangers que l’homme fait courir à la nature, c’est tout le Patrimoine mondial de l’humanité qui est évoqué.

FINAL : RAPPEL DE L’ASSEMBLEE DES PEUPLES
Orateurs, Enfants, Paysans, Immigrés, Ouvriers, Jeunes : « C’est à nous de décider ... que nous n’aurons plus d’autres armes que les armes de la civilisation. »
Du début à la fin, le spectacle est impliqué dans la promotion d’une culture de la paix et de la non violence en faveurs des générations futures, illustrant ce proverbe chinois qui nous enseigne que « nous ne léguons pas la Terre à nos enfants, nous la leur empruntons ».

PROJET N° II

« LIRE, VOIR, COMMUNIQUER POUR BÂTIR LA PAIX »
UNE ACTION EXEMPLAIRE INITIEE PAR LA FEDERATION ITALIENNE PUIS ETENDUE A TOUS LES CLUBS DE BASSIN MEDITERRANEEN
LE PROJET :
Le projet a été promu au sein de la FMACU, à l’initiative du Centre pour l’UNESCO de Florence, en partenariat avec l’UNESCO, des Ministères, des Bibliothèques, des Centres culturels et des Municipalités. Il s’adresse  aux enfants et adolescents jusqu’à 18 ans, dans un premier temps aux pays européens et méditerranéens.

Finalité et Objectifs :
La finalité est de faire comprendre à la jeunesse, avant qu’il ne soit trop tard, que la paix n’est pas seulement l’absence de conflit, mais qu’elle doit être construite, jour après jour, par divers moyens, dans une société qui change et où la « culture compte », comme il a été remarqué au cours de la Conférence mondiale organisée à Florence en 1999, par la Banque mondiale et l’UNESCO.

Trois objectifs principaux peuvent être visés, tenant compte de la culture des jeunes dans les premiers espaces concernés :

• Utiliser, sinon promouvoir, les possibilités offertes par l’utilisation des nouvelles technologies, tout en les liant à une action motivante, fonction des idéaux de l’UNESCO.

• Aider les enfants et les adolescents à prendre le chemin des bibliothèques et apprendre à les utiliser ;

• Associer un idéal en action et la lecture partagée, afin de stimuler des jeunes sensibles à l’injustice, au non respect des droits de la personne, à la lecture et à en découvrir tout l’intérêt.
Nature du Projet :

Le projet se propose de relier trois aspects de la culture des enfants et des adolescents : un idéal à promouvoir, que d’autres ont déjà vécu, la découverte des messages de paix déjà exprimés à travers diverses formes de littérature, le besoin impérieux de communiquer en utilisant les nouvelles technologies de la communication. Tel que conçu et mis en action, le projet prévoit une synergie capable de créer un instrument international pour la construction d’une paix durable, par le changement de mentalités qui peut ainsi s’opérer.

Le Projet (qui peut être reconduit et élargi à d’autres lieux) implique deux moyens de participation : d’une part un concours ouvert aux élèves et étudiants de 15 à 18 ans, d’autre part, la participation d’enfants et d’adolescents d’âges différents et à des niveaux scolaires différents.

Ainsi conçu, le projet devrait permettre à chacun de pouvoir fréquenter les bibliothèques et lire en compagnie d’autres enfants ou adolescents, ce qui favoriserait un premier échange basé sur des moments partagés de lecture.

Enfin, l’utilisation de l’Internet pour échanger des fiches de lectures, qui auront été choisies en fonction de sa culture propre, permettra d’enrichir son savoir et d’initier un dialogue entre les cultures au service d’une paix durable.  

LA PARTICIPATION AU PROJET :
Trouver et établir un contact avec une bibliothèque locale, associée à l’UNESCO ou publique, ouverte à la notion de la paix et s’engageant à aider les jeunes dans leur recherche et leur permettant de découvrir livres, documents, essais, histoires, qu’ils considéreront utiles pour la « construction de la paix ».

A partir des matériaux sélectionnés, construire un fichier raisonné, en précisant les « raisons » pour lesquelles ils seraient utiles, voire leur utilisation efficace, dans l’objectif poursuivi. Le fichier une fois complet, en français et en anglais, par l’intermédiaire des Fédérations nationales devait parvenir au Centre Unesco de Florence, qui a initié le projet, puis incorporé dans une bibliographie centrale mise à la disposition des participants.

Des prix sont prévus, sous forme de livres, pour les auteurs des meilleurs fichiers. A ce propos, dans un choix aussi vaste, la FMACU conseillait quelques sujets destinés à faciliter la sélection : exclusion (sociale, culturelle, économique, physique) ; récits sur la vie de famille, à l’école ; préservation des traditions ; sauvegarde des traditions locales ; rencontres de diverses cultures dans la vie de tous les jours.

THEMES DE DISCUSSION PROPOSES A PARTIR DU PROJET ET DES FICHIERS :

Pourquoi la paix ?

Au cours de l’année 2000, « Année internationale pour la culture de la paix » proclamée par les nations Unies et l’UNESCO, nous proposions d’impliquer les jeunes lecteurs dans la construction de la paix, moyennant un choix de textes qui en reflètent l’image, et apportent un témoignage et des indications pratiques. Comme l’a souligné l’ancien Directeur général de l’UNESCO, Federico MAYOR, dans la proclamation de cette Année, « la paix n’est pas la paix du silence », des hommes et des femmes demeurant silencieux, mais une « paix de liberté, de lois justes, d’égalité, de solidarité ». Une paix construite, conformément au mandat originel de l’UNESCO, moyennant « l’éducation, la science et la culture », et, par conséquent, aussi à travers la lecture.

Pourquoi la lecture ?

Parce que le livre est un instrument utile pour connaître les autres, le passé pour maîtriser l’avenir, les problèmes communs et particuliers, pour réfléchir et pour rêver et revenir sur le passage déjà lu, pour découvrir des sujets de recherches, pour projeter le futur et construire des ponts pour la coopération internationale et la paix.

Pourquoi les bibliothèques ?

La bibliothèque, qui a été et est, à travers les siècles, la gardienne de la page écrite et imprimée, des manuscrits et des livres rares, des essais et des publications plus récentes qui apportent la voix des peuples et des pays lointains, offre à chacun le privilège de trouver dans les livres de nouveaux amis, même lorsqu’il est impossible d’acheter le texte.

Le Réseau des Bibliothèques Associées à l’UNESCO est toujours prêt à accueillir les jeunes lecteurs, confirmant que le livre est un instrument précieux pour renforcer l’aspect bénéfique de la rencontre, non seulement culturelle mais également humaine, entre les diverses cultures et civilisations, c’est à dire dans le cadre des idéaux de l’UNESCO.

Pourquoi les nouvelles technologies ?

Compte tenu du pouvoir considérable des médias dans la réalité contemporaine et dans le monde de l’adolescence et de la jeunesse, ainsi que de tous leurs aspects positifs, les instruments proposés par les nouvelles technologies sont susceptibles de favoriser le processus de connaissance mutuelle, conduisant à la possibilité de créer un réseau mondial idéal facilitant les rencontres en temps réel et par delà les frontières physiques.

Le livre, la bibliothèque et les nouvelles technologies peuvent-ils survivre ensemble dans la vie réelle des jeunes ?

Oui, si la bibliothèque ne se borne pas à représenter pour la jeunesse un symbole de connaissance, mais devienne une partie de leur vie, un lieu convivial où ils rencontrent le plaisir de la découverte de l’Autre, pour le connaître, le comprendre et dialoguer avec lui dans le respect des valeurs universelles et des droits de chacun.  

PROJET N° III

« UNE CULTURE POUR LE DIALOGUE ET LA PAIX »
DE CRACOVIE (POLOGNE) A KIEV (UKRAINE) ET AUX PHILIPPINES

Ce projet a été conçu dans le cadre du Séminaire international de Hanovre (Allemagne), organisé par la FMACU en septembre 2000, en lien avec l’un des thèmes de l’Exposition universelle. Il s’inscrit dans la volonté de promotion de la notion d’une « coexistence harmonieuse d’influences culturelles, intellectuelles et religieuses multiples en tant que patrimoine mondial commun ».

Initié par le Centre pour l’UNESCO de Cracovie, l’événement revêt 3 formes dont certaines se déroulent en plusieurs villes au même moment :

• La Conférence internationale des Jeunes

• Le festival des Cultures et des Nations

• La Manifestation « Les Enfants maintenant »

Il s’agit ici de « définir le rôle de la culture dans la création de la paix et le dialogue entre les nations et les religions ».

OBJECTIFS ET GROUPES CIBLES
Initier enfants, adolescents, jeunes et adultes à une éducation interculturelle, non formelle, afin de découvrir l’Autre dans sa dimension culturelle, partie intégrante de sa dignité ;

Favoriser l’intégration de l’ensemble d’une communauté à travers la prise de conscience de la culture des autres et des richesses de chacune d’elle ;

Participer à la création d’une société de paix par la participation de tous à la vie culturelle ;

Inviter la jeunesse, représentant les pays du monde entier (des Clubs UNESCO et d’autres ONG) à partager ces moments de « conviviance » , cette façon de vouloir vivre ensemble et partager nos différences.

LA CONFERENCE INTERNATIONALE DES JEUNES

Cette conférence est organisée en tant que forum de discussion autour de la question cruciale : « comment être proches dans un monde pour tous ? »

Les Délégations des divers pays y partagent leurs expériences. C’est également une excellente occasion pour discuter des nouvelles modalités de coopération internationale entre les jeunes des Clubs UNESCO et ceux d’autres ONG, notamment dans le cadre d’un échange culturel.

Cette réunion mondiale est le fruit d’autres activités du Centre pour l’UNESCO de Cracovie, telles que le Séminaire de jeunesse polono-suédoise : « A travers les frontières », la coopération des jeunes avec le Centre Nomura d’éducation intégrée continue, la coopération avec la Ligue des cotés historiques, lors de la 6e Conférence des cités historiques.

Cette conférence internationale des jeunes, organisée en 2002 n’a pas été seulement une conférence, mais aussi et surtout une rencontre de gens qui veulent se connaître et se comprendre, dans la perspective d’un avenir partagé.

LE FESTIVAL DES CULTURES ET DES NATIONS

Ce Festival est une partie intégrante de la Conférence. Il permet l’organisation d’un grand nombre d’événements culturels, aidant à découvrir la grande diversité des racines ethniques, folkloriques et traditionnelles de nos civilisations.
Ainsi, il comporte trois séries d’événements culturels :

• Des concerts, la musique offrant des moments privilégiés de partage d’émotions diverses ;

• Des soirées ethniques et folkloriques avec la participation active des invités et des organisateurs ;

• Une Parade des Nations, en costumes ethniques, régionaux, nationaux, mettant en évidence la richesse colorée de nos cultures.

On voit bien comment ce Festival s’intègre dans les objectifs visés d’une dimension culturelle dont la diversité constitue une réalité bien vivante.

« LES ENFANTS MAINTENANT »

Troisième volet de cette rencontre et pas le moindre, dans la mesure où il fait participer la future génération du XXIe siècle, cette manifestation, qui se déroule toujours le premier dimanche de juillet constitue un des facteurs de visibilité de l’UNESCO « sur le terrain ».

Dans un jardin public, en plein cœur de Cracovie, d’immenses feuilles de papier blanc de dizaines de mètres recouvraient les pelouses : à la disposition des enfants, de l’eau, des pinceaux, de la peinture de toutes les couleurs ... et aussi quelques friandises !

Toute la matinée du dimanche, ils ont toute liberté pour « peindre la paix » sur ce vaste espace vierge. En quelques heures, il ne restera plus un espace blanc. Au bord de cette pelouse, un podium et des représentants des Clubs UNESCO du Népal, du Costa Rica, de Bélarus, de Pologne, d’Ukraine, des Philippines ... témoignant haut et fort de la même opération menée le même jour dans leur pays. Mais, au delà, ce sont plus de 20 villes dans le monde qui participaient à cette initiative.
Nul ne pourra jamais mesurer l’impact de cette excellente et innovante initiative internationale, touchant tant les enfants que les adultes. Mais ce qui est sûr, c’est que ce dimanche de juillet, la culture de la paix a fait un pas en avant. Et ce sont d’autres pas qu’elle a effectués à Beyruth, Yaoundé et San José du Costa Rica au cours des réunions régionales 2002, dont « Confluences – Le Courrier de la FMACU » s’est fait l’écho.

Plus que jamais, il nous faut continuer à « ouvrir des chemins nouveaux » et continuer à construire de nouvelles routes du dialogue et de la paix. Et nous ne pouvons que souhaiter qu’il y ait à l’avenir, de nombreux « premier dimanche de juillet » de par le monde et de nombreuses rencontres interculturelles.  

RESULTATS ESCOMPTES

• En premier lieu, pouvoir évaluer la réalisation des objectifs poursuivis
• Parvenir à plus long terme à l’élaboration d’une stratégie de coopération entre les jeunes
• Assurer la promotion de la culture de différents pays
• Promouvoir des projets internationaux de jeunesse.
On peut noter, par l’ampleur sociale et géographique de l’opération, comment, toutes générations confondues, le partage d’un idéal peut devenir une réalité concrète et passer dans le vécu de chacun, gage irréversible de l’évolution vers une culture de la paix.

PROJET N° IV

« EXPRESS PARTOUT »
par la Troupe « ZEPON » de GROS-MORNE (Haïti)
EN HAÏTI : L’HERITAGE CULTUREL AU SERVICE DE LA PAIX
A TRAVERS L’EXPRESSION THEATRALE ET LA DANSE
Avec Paula CLERMONT – PEAN Présidente de la Fédération des Clubs UNESCO de Haïti
Présidente du Centre culturel PYEPOUDRE, Auteur et Metteur en scène.

OBJECTIFS :

• Etablir le dialogue avec le Passé pour comprendre le Présent et maîtriser autant que faire se peut, son avenir ;
• Prendre conscience du fait que l’héritage multiculturel constitue un enrichissement facteur de paix, dans la mesure où il permet la connaissance de l’Autre et l’instauration du dialogue ;
• Permettre aux jeunes de milieux défavorisés de connaître leur culture et de constater qu’ils ne sont pas « sans racines » ; obtenir que les « restavecs » puissent voir leur droit d’accès à l’école et à la culture respectés, ce qui constitue un premier pas vers la paix : la paix avec soi-même, qui permet d’accéder au dialogue ;
• Connaître ainsi son héritage culturel, matériel et immatériel, sans aucune notion de hiérarchie, avec une conscience d’une différence qui est une diversité enrichissante et non pas un classement de valeurs.

THEÂTRE ET DANSE : UN EXEMPLE RECENT « EXPRESS
PARTOUT »

• Le sujet : mettre en évidence les raisons de la colère de la plupart des personnes, et de jeunes en particulier, en Haïti, en bâtissant la pièce autour des ces raisons. Ainsi, sont passées en revue les raisons, héritage de l’Histoire, qui rendent le Présent insupportable : déforestation, misère, absence d’eau (alors que les rivières entrent en crues dévastatrices), d’écoles, d’hôpitaux, de routes, d’électricité, « toutes plaies qui font que la pays ne fonctionne pas ». Le sujet est traité sous forme de satire, souvent cinglante, ce qui permet d’évacuer la colère sans autre forme de violence.

• Le décor : partant du titre « Express partout » qui est le nom des tap-tap, voitures destinées aux transports publics, dont le nom est évocateur, le décor est constitué par des inscriptions du même type, que l’on peut voir sur ces voitures. Les metteurs en scène, qui sont la preuve d’une autre forme de dialogue (connaître l’Autre pour le comprendre et l’accepter dans sa diversité ) sont Paula PEAN, Directrice du Centre culturel Pyepoudre de Port au Prince et Yvan RIHS, metteur en scène suisse.

• L’échange entre les cultures, facteur de paix : la pièce a été commanditée par une Organisation suisse qui travaille sur le développement, culturel et autre, en Haïti. Ils ont donc invité la Troupe à séjourner en Suisse pendant deux mois, afin de faire connaître la culture haïtienne grâce à une trentaine de représentations dans différentes villes de Suisse et à une dizaine d’Ateliers pour expliquer la construction de ce type de pièce associant théâtre et danse et ses différents objectifs.

• La Troupe : elle se nomme « ZEPON », ce qui signifie, en créole, « ERGOT DU COQ » et annonce tout un programme. Elle vient de la ville de Gros-Morne, dans l’Artibonite (partie centrale de Haïti), située à quelques kilomètres de la ville de Gonaïves, victime de la dernière inondation, où plusieurs maisons ont été détruites, sans compter le nombres de victimes humaines. La Troupe a joué aussi bien pour des publics d’âge scolaire que pour des adultes, intégrant ainsi la société civile dans les objectifs de paix de l’UNESCO.

• La conclusion de la pièce : « malgré toutes nos misères, malgré les rôts accumulés dans nos estomacs vides, malgré le vent qui a ravagé nos récoltes de maïs, le torrent qui a noyé nos truies, malgré tout cela, merde, nous voici fermes debout, hommes plantés sur leurs talons, et nous réglerons cela avec la force de nos poings » montre que l’expression de la réalité a permis de surmonter en partie la colère vengeresse et fait place à une note d’espoir pour des lendemains meilleurs.
L’héritage  culturel (indien, africain, colonial) une fois exprimé, permet de parvenir à la paix avec soi-même et de se tourner vers le dialogue, pour un meilleur respect des droits de chacun. Les Clubs UNESCO apparaissent ainsi comme des médiateurs, des passerelles d’une culture de la guerre vers une culture de la paix.

L’intérêt de ce type de théâtre est d’associer l’héritage culturel, souvent patrimoine immatériel, à la création d’un nouveau patrimoine, messager de paix pour les générations futures, dans la mesure où il s’appuie sur la diversité culturelle en tant que richesse et sur la justice et le respect des droits de la personne en tant qu’exigence éthique.

ADVICE: What advice would you like to give to the Secretary-General and the General Assembly to promote a culture of peace and nonviolence during the second half of the Decade?

Pour promouvoir la culture de la paix et de la non-violence auprès du plus grand nombre, il faut faire prendre conscience aux jeunes qu'ils vivent encore dans une culture de la guerre qui peut leur apparaître séduisante.

La spectacle sur la culture de la paix que la FMACU a présenté en 1999 est un excellent vecteur pour démystifier la culture de la guerre au profit de la démocratie, chemin obligé vers la paix.
Ce spectacle pourrait être présenté à l'Assemblée générale de l'ONU à l'automne 2005, puis de façon itinérante, en vue de mieux faire connaître le cheminement vers la culture de la paix.
Plus que des documents, ou de longues interventions, le langage artistique est un excellent vecteur.

PARTNERSHIPS: What partnerships and networks does your organization participate in, thus strengthening the global movement for a culture of peace?

La FMACU est en soi un réseau de plus de 5000 Clubs, Centres et Associations à travers le monde. De plus, chacune des actions présentées dans le document joint a permis de travailler en synergie avec d'autres partenaires, ONG locales ou internationales.

PLANS: What new engagements are planned by your organization to promote a culture of peace and nonviolence in the second half of the Decade (2005-2010)?

Une exposition "L'Autre, c'est moi", initiée en 2001, à partir du "Manifeste 2000" est en cours de réalisation : chaque année les six articles du Manifeste 2000 sont mis en relation avec le thème de la Décennie pour l'année et illustrés par des activités de Clubs des différentes Régions. Exemple : pour 2003, le thème "Communication et promotion d'une culture de la paix". L'Unité pour la Paix de l'UNESCO avait envisagé de financer 6000 exemplaires de cette exposition.

Par ailleurs, la FMACU continuera à accompagner les projets présentés dans le document joint en les mettant les mettant en relation avec la promotion de la diversité culturelle. Il faut noter à ce propos que les Clubs UNESCO sont invités en 2005 à traduire en langues locales la "Déclaration universelle de l'UNESCO sur la diversité culturelle" (Le Secrétariat a déjà reçu diverses traduction : Créole, Grec, Italien, Népalais, Polonais, Serbe, Vietnamien et en prévision : Arabe dialectal, Berbère, Esperanto, Guarani, Kirundi, Maya, Wolof ...

Postal address of organization

FMACU
1, rue Miollis
F-75732 PARIS Cedex 15
France

E-mail address of organization

fmacu@unesco.org

Website address of organization


Highest priority action domain of a culture of peace

Education pour une culture de la paix (à travers l'éducation non formelle pratiquée par tous les Clubs UNESCO)

Second priority action domain of a culture of peace

Compréhension, tolérance, solidarité (active).

Highest priority country of action (or international)

INTERNATIONAL

Second priority country of action (or international)

Haïti, Europe et Région arabe
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