TOWARDS A MAYORS’ SECURITY COUNCIL

(Une version française suit en dessous)

A proliferation of city and mayoral organizations are filling the void left by the failure of the nation-states. As stated by one of the most recent, the Strong Cities Network: “Nation states have dominated the global political arena for centuries, but with more than half of the world’s population today residing in cities, it may be time to rethink who should be at the table when it comes to decisions on how we can reduce violence.”

The latest issue of the CPNN bulletin lists recent actions by the following organizations and forums of cities and mayors contibuting to nuclear disarmament, sustainable development, reduction of international tensions and reduction of urban violence :

Mayors for Peace
Cities Appeal of the International Campaign to Abolish Nuclear Weapons
World Urban Forum
ICLEI (Local Governments for Sustainability)
Global Parliament of Mayors
International Cities of Peace
Strong Cities Network (SCN)
World Forum on Cities and Territories of Peace
United Cities and Local Governments

We may suppose that this proliferation of initiatives reflects a growing realization that the system of nation states is failing as we have documented over the past couple of years in CPNN.

Sustainable development. The CPNN bulletin of January 1 this year is devoted to the Global Climate Change Conference in Madrid which failed just as the previous Conferences failed.

Nuclear disarmament. The CPNN bulletin of June 1, 2018 was devoted to the United Nationsl Disarmament Conference that never took place because of the opposition of the nuclear states.

Around the world we see the beginning of failed states, consumed by violence: Libya, Yemen, and a case can be made for Mexico. Johan Galtung has gone so far as to imagine that the United States will split into two countries as the American Empire crumbles.

The situation is so serious that UN Secretary-General Guterrres devoted his annual press conference on February 4 to the “wind of madness” sweeping the globe. ” From Libya to Yemen to Syria and beyond — escalation is back. Arms are flowing. Offensives are increasing.” And the “doomsday clock” of the Bulletin of Atomic Scientists has been moved to the closest to midnight of an apocalypse since the lock was first started in 1947 to warn of the dangers of nuclear war.

We may point our finger at the United Nations Security Council as the key element of the failure. The Council was established after World War II to ensure peace and stability in the post-war world. For the first half of its existence it was hobbled by the Cold War, and there were hopes that after the falll of the Soviet Empire it would be able to fulfill its function. But now, it is now evident that the nation-states are not capable of this.

The time has come to begin a process of transferring the decision-making of the UN Secuity Council from the nation-state to the city.

Cities have no interest in nuclear weapons. They are not invested in the arms race or in the polluting industries that cause global warming. They have no frontiers to defend or tarrifs to impose.

The process can be started now with a Mayors’ Security Council (MSC) similar to the Virtual Parliament recently begun by the Global Parliament of Mayors. The MSC would regularly issue press releases stating how they would vote on issues facing the UN Security Council. Immediately they would begin the process of nuclear disarmament. And they would be more serious in addressing the global climate crisis. They would raise the hope that “another world is possible.”

To survive at this point in human history, we need a new vision and a new approach. The MSC could begin this process.

* * * * *

VERS UN CONSEIL DE SÉCURITÉ DES MAIRES

Une prolifération d’organisations de villes et de maires comble le vide laissé par l’échec des États-nations. Comme l’a déclaré l’un des plus récents, le Strong Cities Network: «Les États-nations dominent l’arène politique mondiale depuis des siècles, mais avec plus de la moitié de la population mondiale résidant aujourd’hui dans les villes, il est peut-être temps de repenser qui devrait être autour de la table quand il s’agit de décisions sur la façon dont nous pouvons réduire la violence. “

Le dernier numéro du bulletin du CPNN liste les actions récentes des organisations et forums de villes et maires suivants, contribuant au désarmement nucléaire, au développement durable, à la réduction des tensions internationales et à la réduction de la violence urbaine:

Maires pour la paix,

L’appel des villes par la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires
Forum urbain mondial,

ICLEI (Gouvernements locaux pour la developpement durable),
Parlement mondial des maires,
Villes internationales de paix,
Réseau des villes fortes (SCN),
Forum mondial des villes et territoires de paix,
Cités et Gouvernements Unis

Nous pouvons supposer que cette prolifération d’initiatives reflète une prise de conscience croissante de l’échec du système des États-nations comme nous l’avons documenté au cours des deux dernières années dans CPNN.

Le développement durable. Le bulletin de CPNN du 1er janvier de cette année est consacré à la Conférence mondiale sur le changement climatique à Madrid qui a échoué tout comme les conférences précédentes ont échoué.

Le désarmement nucléaire. Le bulletin du CPNN du 1er juin 2018 était consacré à la Conférence des Nations Unies sur le désarmement qui n’a jamais eu lieu en raison de l’opposition des États nucléaires.

Partout dans le monde, nous voyons le début d’États en déroute, dévorés par la violence: la Libye, le Yémen, et peut-être le Mexique. Johan Galtung est allé jusqu’à imaginer que les États-Unis se diviseraient en deux pays lors que l’Empire américain s’effondrera.

La situation est si grave que le Secrétaire général de l’ONU, M. Guterrres, a consacré sa conférence de presse annuelle du 4 février au “vent de folie” qui balaie le monde. “De la Libye au Yémen en passant par la Syrie et au-delà – l’escalade est de retour. Les armes crachent. Les offensives augmentent.”

Et l’horloge apocalyptique du Bulletin of Atomic Scientists a été déplacée au plus près de minuit depuis son début en 1947 pour avertir des dangers de la guerre nucléaire.

Nous pouvons pointer du doigt le Conseil de sécurité des Nations Unies comme l’élément clé de l’échec. Le Conseil a été créé après la Seconde Guerre mondiale pour assurer la paix et la stabilité dans le monde d’après-guerre. Pendant la première moitié de son existence, il a été entravé par la guerre froide, et il y avait l’espoir qu’après la chute de l’empire soviétique, il serait en mesure de remplir sa fonction. Mais maintenant, il semble évident que les États-nations n’en sont pas capables.

Le moment est venu d’entamer un processus de transfert de la décision du Conseil de sécurité des Nations Unies de l’État-nation à la ville.

Les villes n’ont aucun intérêt pour les armes nucléaires. Elles ne sont pas investies dans la course aux armements ou dans les industries polluantes qui provoquent le réchauffement climatique. Elles n’ont pas de frontières à défendre, ni de tarifs à imposer.

Le processus peut commencer dès maintenant avec un Conseil de sécurité des maires (MSC) similaire au Parlement virtuel récemment initié par le Parlement mondial des maires. Le MSC publiera régulièrement des communiqués de presse indiquant comment il votera sur les questions auxquelles le Conseil de sécurité des Nations Unies est confronté. Ils entameraient immédiatement le processus de désarmement nucléaire. Et ils seraient plus sérieux dans la lutte contre la crise climatique mondiale. Ils susciteraient l’espoir qu’un “autre monde est possible”.

Pour survivre à cette période dangereuse de l’histoire humaine, nous avons besoin d’une nouvelle vision et d’une nouvelle approche. Le MSC pourrait commencer ce processus.

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1 thought on “TOWARDS A MAYORS’ SECURITY COUNCIL

  1. A propos de la “prolifération” des initiatives de maires, l’expérience montre qu’elles gagneraient sans doute en efficacité concrète si elles formaient, autour des villes emblématiques d’Hiroshima et de Nagasaki, en une fédération répondant sérieusement à la menace de destruction universelle rendue possible par les armes nucléaires…

    Le réseau Mayors for peace, depuis 1985, rassemble près de 8000 villes et collectivités territoriales de 163 pays. Il offre une bonne base de départ en affirmant clairement que la source de nos problèmes est à chercher dans les guerres du passé et en particulier dans les armes atomiques dont nous devons rappeler que l’Onu avec le TNP (art 6) a déjà acté qu’ils faut s’engager à la éliminer !

    Héritier naturel des survivants des bombardements atomiques (les Hibakushas), ce réseau invite les villes, leurs maires et leurs citoyens à prendre des mesures visant à donner à des diplomaties novatrices la mission de mettre réellement en œuvre l’article 6 du TNP et à ratifier le Tian comme l’a fait le Vatican notamment !
    Le réseau, notamment sa branche française, l’AFCDRP (Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix) encourage la création de Programmes locaux d’Action pour une Culture (PLACP) permettant aux associations de citoyens de contribuer à cette démarche progressiste.

    Notons enfin que l’ODD numéro 16, adopté par tous les Etats au sein de l’ONU, invite lesdits Etats à ‘’Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes aux fins du développement durable’’…

    Ne perdons pas trop de temps…

    Michel Cibot
    Délégué général de l’AFCDRP
    Michel Cibot
    Miho Shimma , ambassadrice de la paix pour les villes d’Hiroshima et de Nagasaki

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