Where is democracy?

(Une version française suit en dessous)

In the past few months we have a tale of two elections.

In the Democratic Repubic of the Congo, after a difficult election campaign (described in CPNN), there is serious reason to believe that the election results were fixed to favor a candidate favorable to the huge mining interests in that country. Although the African Union and the catholic churches of the Congo have questioned the results, none of the major powers of Europe, North America, etc. have spoken up.

The opposite has occurred with regard to the election results last year in Venezuela. All of the major powers of Europe and North America and their allies have claimed that the election results were fraudulent and they have announced their support for the losing candidate. He just happens to support the major capitalist interests in the huge petroleaum industry of that country, unlike the President who claimed the election victory.

Such hypocrisy!

Not only do the governments of the major capitalist countries take these positions, but the major mass media follows the government lines.

This is not new.

In recent years we saw the “successful” overthrow of the President of Libya (put “successful” in quotation marks, because the country has been in chaos ever since). Was it by accident that Libya has major oil exports or that the overthrown President was a major financial supporter of the African Union?

And we have seen the unsuccessful, but extremely bloody attempt to overthrow the President of Syria.

Where is democracy? It seems to be held hostage to neo-colonialism, the continued exploitation of minerals and oil from the poor countries of Latin America and Africa and manipulation of the goverments in those countries to allow this exploitation. Although the mainstream media did not cover their remarks, several countries addressed this in the recent meeting of the UN Security Council called by the United States to gain UN support to overthrow the Venezuelan government.

The delegate from Cuba said that the current United States Administration appears to have “dusted off the Monroe Doctrine”, and in a fresh extension of imperialism in the region, gone so far as to say that all options are on table.  And the delegate from Saint Vincent and the Grenadines recalled that the history of Latin America and the Caribbean is indelibly scarred by military interventions and imposition of dictator Governments.

Let us not forget Salvador Allende!

To further understand the process, we can go over 50 years to the precise analysis of neo-colonialism that was made by the Kwame Nkrumah, the President of Ghana. I have quoted his analysis extensively in my History of the Culture of War. Here are some excerpts:

“Faced with the militant peoples of the ex-colonial territories in Asia, Africa, the Caribbean and Latin America, imperialism simply switches tactics. Without a qualm it dispenses with its flags, and even with certain of its more hated expatriate officials. This means, so it claims, that it is ‘giving’ independence to its former subjects, to be followed by ‘aid’ for their development. Under cover of such phrases, however, it devises innumerable ways to accomplish objectives formerly achieved by naked colonialism. It is this sum total of these modern attempts to perpetuate colonialism while at the same time talking about ‘freedom’, which has come to be known as neo-colonialism.

“Foremost among the neo-colonialists is the United States, which has long exercised its power in Latin America. Fumblingly at first she turned towards Europe, and then with more certainty after world war two when most countries of that continent were indebted to her. Since then, with methodical thoroughness and touching attention to detail, the Pentagon set about consolidating its ascendancy, evidence of which can be seen all around the world.

Who really rules in such places as Great Britain, West Germany, Japan, Spain, Portugal or Italy? . . . Lurking behind such questions are the extended tentacles of the Wall Street octopus. And its suction cups and muscular strength are provided by a phenomenon dubbed ‘The Invisible Government’, arising from Wall Street’s connection with the Pentagon and various intelligence services …”

In the culture of war, democracy is fragile and expendable. But the culture of war is also fragile and will eventually crash. When it crashes, we will have the chance to establish a new system with a culture of peace and a democracy that is sustainable. But how can this be done?

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Où est la démocratie?

Ces derniers mois, deux élections ont pris place.

En République démocratique du Congo, après une campagne électorale difficile, décrite dans CPNN, il y a de bonnes raisons de croire que les résultats des élections ont été fixés de manière à favoriser un candidat favorable aux énormes intérêts miniers de ce pays. Bien que l’Union africaine ainsi que les églises catholiques du Congo ait mis en doute les résultats, les grandes puissances d’Europe, d’Amérique du Nord n’ont rien dit.

Le contraire s’est produit en ce qui concerne les résultats des élections de l’année dernière au Venezuela. Toutes les grandes puissances d’Europe et d’Amérique du Nord et leurs alliés ont affirmé que les résultats des élections étaient frauduleux et ils ont annoncé leur soutien au candidat perdant. Il arrive justement à soutenir les intérêts capitalistes majeurs de l’immense industrie pétrolière de ce pays, contrairement au président qui a remporté la victoire électorale.

Quelle hypocrisie!

Non seulement les gouvernements des principaux pays capitalistes adoptent ces positions, mais les principaux médias suivent les lignes des gouvernements.

Ce n’est pas nouveau.

Ces dernières années, nous avons assisté au renversement “réussi” du président libyen (entre guillemets, car le pays est plongé dans le chaos depuis). Était-ce par accident que la Libye avait d’importantes exportations de pétrole ou que le président renversé était un important bailleur de fonds de l’Union africaine?

Et nous avons assisté à la tentative infructueuse mais extrêmement sanglante de renverser le président de la Syrie.

Où est la démocratie? Il semble être pris en otage par le néo-colonialisme, l’exploitation continue des minéraux et du pétrole des pays pauvres d’Amérique latine et d’Afrique et la manipulation des gouvernements de ces pays pour permettre cette exploitation. Bien que les principaux médias n’aient pas couvert leurs propos, plusieurs pays ont abordé cette question lors de la récente réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies, appelée par les États-Unis à obtenir le soutien de l’ONU pour renverser le gouvernement vénézuélien.

Le délégué de Cuba a déclaré que le gouvernement des États-Unis actuel semble avoir «dépoussiéré la doctrine Monroe» et, dans une nouvelle extension de l’impérialisme dans la région, est allé jusqu’à dire que toutes les options sont sur la table. Et le délégué de Saint-Vincent-et-les Grenadines a rappelé que l’histoire de l’Amérique latine et des Caraïbes est marquée à jamais par les interventions militaires et l’imposition de gouvernements dictateurs.

N’oublions pas Salvador Allende.

Pour mieux comprendre le processus, nous pouvons passer plus de 50 ans à l’analyse précise du néo-colonialisme réalisée par le président du Ghana, Kwame Nkrumah. J’ai abondamment cité son analyse dans mon Histoire de la culture de guerre. Voici quelques extraits:

“Face aux peuples militants des territoires anciennement colonisés d’Asie, d’Afrique, des Caraïbes et d’Amérique latine, l’impérialisme change simplement de tactique. Sans scrupule, il renonce à ses drapeaux et même à certains de ses fonctionnaires expatriés les plus détestés. Cela signifie Elle prétend ainsi, qu’elle “donne” l’indépendance à ses anciens sujets et qu’elle est suivie d’une “aide” pour leur développement. Sous le couvert de telles expressions, elle conçoit toutefois d’innombrables moyens d’atteindre les objectifs autrefois atteints par le colonialisme nu. Telle est la somme de ces tentatives modernes de perpétuer le colonialisme tout en parlant de la «liberté», connue sous le nom de «néo-colonialisme».

“Au premier rang des néo-colonisateurs, on trouve les États-Unis, qui ont longtemps exercé leur pouvoir en Amérique latine. Elle s’est d’abord retournée maladroitement vers l’Europe, puis avec plus de certitude après la deuxième guerre mondiale, lorsque la plupart des pays de ce continent lui étaient redevables. Depuis lors, avec une minutie méthodique et une attention touchant aux détails, le Pentagone s’est efforcé de consolider son ascendant, ce dont témoignent des preuves partout dans le monde.

Qui règne réellement en Grande-Bretagne, en Allemagne de l’Ouest, au Japon, en Espagne, au Portugal ou en Italie? . . . Derrière de telles questions se cachent les tentacules étendus de la pieuvre de Wall Street. Et ses ventouses et sa force musculaire sont fournies par un phénomène appelé “Le gouvernement invisible”, qui découle des relations de Wall Street avec le Pentagone et de divers services de renseignement … ”

Dans une culture de guerre, la démocratie est fragile et quelque chose qui peut être sacrifié. Mais la culture de guerre est aussi fragile et eventuallement il s’écroule. Quand cela se produira, nous aurons la chance d’établir un nouveau système basé sur la culture de la paix et une démocratie durable. Comment cela peut-il être fait?

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